Tout comme ma collègue auteure Évelyne, j’ai vraiment du mal à rester plus de deux jours sans écrire. Je m’étais dit que j’allais profiter que mon roman soit en révision linguistique pour décrocher un peu et lire. Que nenni ! Depuis samedi, je me suis remise à l’écriture du tome II, au plutôt à sa correction. J’ai raffiné ma première partie, ajouté quelques précisions et je suis prête à écrire la deuxième partie.

Je me rends compte que je ressens comme un manque quand je n’écris pas et même si je ne suis pas en train d’écrire vraiment, mon histoire, elle, est toujours présente quoi que je fasse. Parfois, j’ai comme des flashs d’idées dans des moments incongrus genre en pleine réunion où s’est à mon tour de parler !

Je crois qu’on ne s’arrête jamais vraiment d’écrire et d’ailleurs, si vous écrivez et que vous lisez l’anglais, allez sur ce site, je me suis totalement reconnue. Le titre c’est : vous savez que vous êtes écrivains quand…

Et j’en rajoute un : vous savez que vous êtes écrivains quand vous parlez de vos personnages à votre entourage comme s’ils étaient de vrais amis ! Véridique ! J’étais avec une copine quand je lui ai dit : ah ça ne rappelle un truc que Maxim a fait ! C’est qui Maxim ?  Ah… Euh… un de mes personnages.

Allez un deuxième : vous savez que vous êtes écrivains quand, en relisant un passage que vous avez écrit, vous vous mettez en colère contre un de vos personnages qui a osé trahir votre héroïne ! Ça aussi, véridique !

Si vous avez des idées, ne vous gênez pas, lancez-vous !


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La salon du livre de Montréal a lieu en fin de semaine et je ne sais toujours pas si j’ai envie d’aller y faire un tour. Il y a bien quelques conférences qui m’intéressent samedi et dimanche mais elles ne m’excitent pas au point de vouloir faire plus de cinq cents kilomètres aller-retour en deux jours. J’irai bien faire un coucou à Caroline et à quelques auteurs que je connais virtuellement mais je ne sais pas, j’hésite.

J’ai été assez déçue de mon passage au salon du livre l’an passé. Il y a avait plein de monde, trop, et j’ai trouvé que cela ressemblait juste à une immense librairie avec des livres de cuisine à perte de vue.

À mon avis, ce sera pareil cette année.

J’aimerais tellement entendre des conférences sur l’écriture, sur le processus éditorial, sur les coulisses de l’édition, sur l’avenir du livre du Québec, l’avenir du livre francophone dans le monde, mais non. Rien que de ce genre, ou en tout cas, pas la fin de semaine. Je n’ai pas regardé la programmation des autres jours puisque de toute façon, je ne pourrais pas y aller.

Bref, je ne suis pas encore décidée !


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13

Eh, l’essence va-t-elle finir par être gratuite ? Fin septembre, elle était à 1,49 $le litre, aujourd’hui elle est à 0.89 $! Oui vous pouvez pleurer mes chers lecteurs français ! Ça donne quelque chose comme 0.50 centimes d’euros le litre ! Même quand j’étais enfant, le prix de l’essence n’était pas aussi bas en France.

Hallucinant.


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Voici donc la 4e de couverture qui devrait apparaître au dos de mon roman. J’en ai rédigé un premier jet et Carolyn y a mis sa petite touche !

La couverture viendra plus tard, je ne l’ai pas encore en jpeg.

Ma vie est une tragédie grecque. Rien de moins. Vous pensez que j’exagère ? Eh bien, lisez ce qui suit !

J’ai vingt-six ans et je suis encore aux études. Études financées par ma mère, qui se fait un malin plaisir de me le rappeler. Pour ajouter à mon stress, je n’ai toujours pas la plus petite idée de ce que je vais faire de ma vie. Professionnelle ou autre. Je vis au Québec depuis un an (ah ! c’est vrai, vous l’ignorez : je suis Française). L’homme que j’aime me fuit. Je fuis l’homme que j’aime. Et les conquêtes de mon colocataire défilent sans cesse dans notre appartement, si bien que parfois, j’ai l’impression que vivre dans une gare serait plus reposant.

Vous n’êtes toujours pas convaincus ? Je continue.

J’ai des rêves plein la tête, surtout celui d’écrire, au grand désespoir de ma mère. Parlant du loup. J’ai une mère chirurgienne, exigeante, exaspérante, contrôlante (et tous les synonymes du genre, mais je l’adore). Quant à mon cerveau, je songe depuis un certain temps à m’en débarrasser, l’actuel ne me donnant pas du tout satisfaction. Non seulement il m’encourage à faire des choses dont je ne suis pas très fière, mais en plus, il prend un malin plaisir à me bombarder de milliards de questions qui, comme vous l’imaginez, restent sans réponse.

Avec passion et détermination (pour ne pas dire obstination) ainsi qu’une légère tendance à l’obsession, Isa essaie de trouver sa place dans la vie qu’elle se construit au Québec.

Passionnément givrée se veut un portrait à la fois pétillant et acidulé des relations hommes-femmes d’aujourd’hui, de la vie au Québec en tant qu’expatriée, ainsi qu’une réflexion délicieusement tourmentée sur comment concilier l’âge adulte et la poursuite de ses rêves.

Maintenant, osez me dire que ma vie n’a rien d’une tragédie !


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Mon roman est parti en révision linguistique cette après-midi, ce qui veut dire que la version finale de mon roman est validé et que mon travail côté écriture est fini. Deux autres relectures m’attendent mais seulement pour juger du français. La partie promo viendra ensuite, pour l’instant, je me repose, savoure et danse frénétiquement dans mon salon ! Mon roman est terminé, mon roman est validé, mon roman est terminé, mon roman est validé ! Vous voyez le genre.

Depuis que j’ai signé mon contrat d’édition, je me rends compte à quel point un éditeur s’engage en décidant de publier un roman. Je comprends pourquoi les lettres de refus sont si nombreuses. Ce n’est pas seulement de l’argent qu’une maison d’éditions engage (pour l’impression, les corrections linguistiques, les maquettes, la pub), c’est aussi et surtout du temps. Et de l’espoir. Espoir que son coup de cœur touchera les gens comme il l’a touché.

J’ai échangé plus de 70 courriels avec Carolyn, 80 en tout avec toute l’équipe, en plus des mes rencontres. Carolyn a toujours été disponible pour mes questions, mes doutes, mes demandes de conseils même pour le tome II. Elle a lu et relu mon roman pour le polir et le bonifier. Caroline, elle, a répondu à toutes mes questions concernant mon contrat, m’a proposé plusieurs couvertures, et a pris en compte mes commentaires.

Tout ce temps rien que moi, rien que pour mon roman. Et ce n’est pas fini. La partie promo s’en vient.

Oui, l’éditeur s’engage jusqu’au bout des ongles lorsqu’il publie un roman. Aussi doit-il n’avoir aucun doute sur le manuscrit qu’il a choisi.

Je comprends mieux les lettres de refus aujourd’hui.


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