Jun
29

cheminJ’aime comparer l’écriture d’un roman à un voyage, un voyage où l’on sait où l’on va avec seulement une vague idée du chemin que l’on désire emprunter. On part donc tranquillement, on admire les paysages et puis à un moment donné, on bifurque sur une route qui nous ménera aussi à notre point d’arrivée mais d’une autre manière. Parfois, on se rend compte que la route mène à un cul de sac alors on recule et on prend une autre route. Le trajet ne ressemble plus vraiment à ce que l’on avait imaginé au début, mais ce qui fait le charme du voyage: l’inattendu.

Je vais bientôt franchir les 100 pages de mon roman pour ados (je vous mets d’ailleurs bientôt à contribution pour m’aider à trouver un titre ! ;-) ) et je suis enchantée par le chemin que mes personnages me fait prendre. Hier encore, un de mes personnages m’a chuchoté à l’oreille son secret, cette chose qu’il ne pouvait pas m’avouer tout de suite et nous voilà tous les deux partis en souriant vers cette direction.

Je pensais (je voulais) écrire une histoire de 150 pages environ mais je sais maintenant qu’elle en fera au moins 200, je ne suis pas une auteure qui sait écrire court. Évidemment, à la correction, je passe en général à la trape une vingtaine de pages afin de ressérer l’intrigue mais je lève vraiment mon chapeau aux auteurs de nouvelles et histoires courtes. Je crois que je ne sais pas encore croquer l’instant, il me faut du temps et des pages pour bâtir une histoire.

Jun
27

intrigueJ’ai beaucoup ri en lisant cet article sur un blog (en anglais) : are there any original plots left ? parce qu’effectivement, des histoires originales, il n’y en a plus. Tout a déjà été plus ou moins écrit. La seule façon pour les auteurs de se démarquer je pense, c’est dans la façon d’écrire les histoires et dans la création de personnages inoubliables.

L’auteur du blog donne les conseils suivants :

  • Éviter les personnages stéréotypés et les clichés

Plus facile à dire qu’à faire quand on écrit un roman pour ados. Il y a toujours les personnages plus intellos, les plus sportifs, les populaires, les filles qui couchent et celles qui couchent pas dans les romans, parce que c’est comme ça dans la vraie vie. Là où on peut innover, c’est en n’écrivant pas une énième histoire sur la fille amoureuse du mec super populaire qui en fait est salaud et ne veut que coucher avec elle et qui va finalement se rendre compte que sortir avec un mec plus ordinaire mais qui l’aime, c’est mieux. C’est un peu l’histoire de La première fois de Sarah-Jeanne de Marie Grey soit dit en passant.

J’ai beaucoup aimé le roman, je l’ai trouvé très bien écrit et sans vulgarité au niveau des nombreuses et très détaillées scènes de sexe, mais malheureusement, je l’ai aussi trouvé très cliché (le gars populaire qui joue dans un groupe de musique qui en fait est un salaud et même un violeur, les filles allumeuses et sans cervelle, la fille qui se fait sauver par un preux chevalier et qui va tomber amoureuse de lui etc). Là où l’auteur innove, c’est dans le traitement sans artifice de la sexualité, je pense que beaucoup d’ados pourront trouver des réponses à leurs questions là dedans.

Autre conseil :

  • Écrire des dialogues qui sonnent vraies

J’adore écrire les dialogues, je pense que c’est un de mes points forts. Mon problème actuel se situe plus dans le langage que j’ai envie d’utiliser dans mon. Je ne supporte pas les expressions du genre je le kiffe grave, c’est qui cette meuf, ils sont trop ouf, etc… D’une, c’est très très français comme langage et si je publie mon roman au Québec, peu de lecteurs pourront se retrouver et de deux, ça fige un roman dans le temps d’écrire ainsi. Ce n’est pas un défaut en soi, mais le langage des jeunes évolue tellement vite que si ça se trouve, si mon roman est publié disons dans un an et demi, deux ans, le langage que j’ai choisi ne sera même plus d’actualité.

Ceci dit, j’essaie quand même de donner un air de fraicheur à mes dialogues, en utilisant des phrases courtes et directes.

Dernier conseil :

  • Développer un style original.

Je trouve que c’est le plus difficile. Je pense que ça prend des années. Il n’est pas donné à tout le monde d’écrire des romans que tout le monde peut reconnaitre rien qu’en lisant deux ou trois paragraphes et en se disant : ça c’est du Houellebecq, du Scott Fitzgerald ou du Nothomb tout craché.

À terme, j’aimerais arriver à développer une voix que mes lecteurs pourraient retrouver dans tous mes romans, mais je n’en suis pas encore là !

Jun
22

Rien de tel qu’un voyage et surtout une déconnexion d’Internet pour faire débloquer mon roman en cours qui faisait face à un mur à cause du personnage dont je vous ai parlé la dernière fois qui a décidé de changer du tout au tout. Après des plusieurs heures de négociations, Camille (mon personnage) et moi avons réussi à nous entendre et maintenant, elle fait ce que je lui dit. Non mais ! Qui tire les ficelles ici ?
Je me rends compte à quel point il est difficile de créer de nouveaux personnages et un nouvel univers, une nouvelle ambiance. En écrivant Merveilleusement givrée, je suis repartie avec les mêmes personnages, bien sûr, j’en ai développé d’autres mais ça n’a pas été aussi difficile que mon roman pour ados. En plus, je me dis que ce public est plus difficile à accrocher que les adultes parce qu’ils renoncent sans doute plus facilement quand ils n’aiment pas un livre. Ils ont tellement de distractions : télé, jeux vidéos, internet, que lire doit les tenir en haleine. Stressant mine de rien ! Mais j’adore ça. J’adore me replonger dans cette partie de ma vie.

Récemment, j’ai vu le film LOL avec Sophie Marceau (J’adore Sophie Marceau !) qui justement raconte une année dans la vie d’une adolescente de 16 ans et de sa mère jouée par Sophie Marceau. J’ai beaucoup aimé et je crois que c’est quelque chose du genre que je veux écrire, sans les clichés (le voyage en Angleterre est TELLEMENT cliché !) et surtout en m’attardant aussi à la jeunesse moins dorée que celle des quartiers bien nantis de Paris.

La bande annonce :

Jun
17

avionUn petit mot pour vous dire que je me déconnecte d’Internet ce soir et que je ne sais pas quand je serai reconnectée car demain, je pars loin, loin, loin !  J’ai vraiment pas eu de chance pour ma dernière journée à Québec parce que ma voiture est tombée en panne et que c’est la merde ! Bref, demain est un autre jour et tout ira mieux !

L’écriture est aussi en pause depuis la fin de semaine dernière mais je sais que mon inconscient continue de travailler lui et qu’il va m’arriver avec des nouvelles intrigues et des solutions aux problèmes d’un de mes personnages.

À ceux qui écrivent, ça vous est déjà arrivé d’avoir imaginé un personnage qui une fois sur le papier est totalement différent de ce qu’on pensait ce qui nous cause plein de soucis pour la cohérence de la trame principale ? Non vraiment, mes personnages me mènent par le bout du nez du début à la fin !

J’imagine que c’est un peu comme quand on a des enfants, au début, on pense qu’on va les contrôler mais au bout du compte, c’est eux qui nous contrôlent et gèrent notre vie ! J’ai hâte d’avoir des enfants, tiens !

Bon sérieusement, profitez des beaux jours, éloignez-vous de l’ordinateur et à bientôt !

Jun
14

montrealI’m back from Montreal where almost no one speak french !

Vraiment, je comprends pas ! Une très grande partie des immigrants non francophone tenant un commerce à Montréal ne sait pas tenir une conversation en français. C’est limite si quand je suis allée à New-York, on n’a pas fait plus d’efforts pour me parler en français ! Le douanier m’a souhaité un “bon séjour” et dans un magasin, on m’a même dit bonjour, merci et au revoir en français.

Dans l’ouest de Montréal par contre, on oublie ça. Je sais que c’est le quartier anglais de la ville mais je serais curieuse de savoir si dans les quartiers français d’Ottawa, on ne sert les clients anglophones qu’en français.

Vendredi soir, je suis allée dans un resto indien avec des amis, le service était impeccable mais nous n’avons eu droit qu’à de l’anglais. Le lendemain, idem. Je vais dans un commerce, je me commence à parler et le gars me regarde en me disant : english, please. Non, pas english, je suis au Québec, une province francophone du Canada dont les deux langues officielles sont l’anglais ET le français, alors parle-moi en français ! Ça me dérange pas de parler anglais, au contraire, mais quand on tient un commerce dans un ville majoritairement francophone, on devrait savoir servir ses clients dans leur langue maternelle.

Bref, à part ça, j’ai beaucoup aimé mon séjour là-bas. Je peux enfin dire après 4 ans de vie au Québec que j’aime Montréal. C’est une ville très différente de Québec, très grande, multi-cuturelle, et avec beaucoup de monde.

Quand je suis arrivée au Québec, j’étais contente de m’installer à Québec parce qu’après 25 ans à Lyon (qui est quand même la 2e plus grande ville de France après Paris), je me sentais presque à la campagne avec toute la nature à portée de main dans la ville. Montréal m’apparaissait comme un double de Lyon. Chacune de mes visites dans la métropole me confortait dans mon choix de vivre à Québec mais ces derniers jours ont été différents. J’ai vraiment senti l’effervescence de la ville et ça m’avait manqué. L’avenue du Mont-Royal était en fête avec sa vente-trottoir, il y avait de la musique, des animations de danse urbaine et une joie collective flottait dans l’air.

En passant, si vous avez envie de délicieux macarons, je vous conseille la maison du macaron. C’est super bon, les propriétaires sont vraiment accueillants et le service était en français !

Bref, tout ça pour dire que je suis prête à revivre dans une grande ville et à avoir le choix de plein de petites boutiques et de restaurants exotiques. Il est vrai que Québec s’améliore à ce niveau-là mais il lui reste encore un long chemin à parcourir !

Jun
10

equitationJ’aime tellement l’équitation.  J’en ai refait ce soir pour la première en six mois et non plus seulement je n’ai pratiquement rien perdu mais en plus je me suis rappelée à quel point j’aime ça : le contact avec l’animal, on se jauge chacun de note côté, on se regarde, on s’apprivoise et puis je monte. Je m’habitue à l’allure du cheval, à sa démarche, à son caractère, il s’habitue à m’avoir sur son dos et à ma façon de monter.

J’essaie de ne pas lui tirer dans la bouche avec les rennes, de me détendre (après six mois, ça fait quand même quelque chose de remonter sur un cheval que je ne connais pas en plus) et puis hop, tout revient : position, allure, demandes avec les jambes, les mains et mon cheval de ce soir répondait au quart de tour. Ça, c’est génial. À peine besoin de reculer ma jambe extérieure qu’il part au galop. Youhouh ! On galope, on galope  !

Oui, j’adore l’équitation. Mais je n’en fais pas autant que je voudrais (manque de temps) et mon niveau ne me permettra jamais de faire des concours. Je n’en ai pas spécialement envie, mais j’aurais aimé connaître la sensation de faire un parcours d’obstacles parfait et de gagner une médaille.

Heureusement pour moi, je suis auteure. Et ce que je n’ai pas pu réaliser, mon héroïne, Zoé, pourra le réaliser. J’avais déjà transmis ma passion pour l’équitation à Cécile dans Passionnément givrée, mais elle était juste mentionnée. Dans mon roman pour ados, elle sera partie intégrante de l’histoire. Zoé monte à cheval depuis ses dix ans et commence les concours. Jusqu’où ira-t-elle ?

C’est génial d’être auteure parce que je vais pouvoir vivre par procuration ce que je n’ai pas vécu. Évidemment, ce ne sera pas comme si j’étais moi-même devenue une cavalière hors pair, mais d’une certaine façon, je vais pouvoir réaliser un de mes rêves d’enfant à travers Zoé !

C’est super tordu ce que je raconte mais bon, les auteurs sont reconnus comme étant une race à part ! ;-)

Si vous aimez l’équitation, cette vidéo est pour vous. J’en ai des frissons quand je la regarde.