Archive pour ◊ 2007 ◊

Auteur: Audrey
• Vendredi 21 décembre 2007

Yeah les vacances pendant deux semaines ! Ça va faire du bien ! Je pars en France dans deux dodos et inutile de dire que je devrais faire autre chose que surfer sur le net mais c’est ma petite drogue matinale le tour des blogs.

J’ai enfin pu lire quelques blogs d’auteurs québécois (merci Matt!) et j’adore ça. Tout comme j’adore rencontrer des auteurs.

Mercredi soir j’ai rencontré Dominic Bellavance et je dois dire qu’encore une fois ce fut vraiment intéressant, et instructif. Dominic est dynamique et on sent qu’il connait son travail. Des méthodes de travail en passant par le certificat de création littéraire de l’université Laval, du milieu de l’édition, des salons du livre, des réactions face aux critiques et des conseils pour les auteurs en devenir, nous avons abordé pas mal de sujets en plus d’une heure. Encore un autre long montage en perspective !

Et j’ai en plus gagné un autre correcteur de mon roman. Avec ça, si je publie pas le best seller de la décennie hein!

J’ai enfin réussi à laisser reposer mon roman depuis lundi soir, chose que je n’étais jamais arrivée à faire depuis le mois de mai, date de ma première page. Je trouve que ça fait du bien. D’une, ça me permet de faire autre chose de mes soirées et de respirer et de deux parait-il qu’après un recul d’une dizaine de jours, notre regard sur notre œuvre devient plus critique. J’ai hâte de voir.

Je vais m’atteler à la réécriture de ma troisième partie, en essayant de continuer à laisser dormir les deux premières, de retour en terre québécoise, une autre petite pause et ensuite re correction complète en tenant compte des critiques, pause et re re correction. Oui ça fait beaucoup de corrections, sans compter que je ne suis pas à ma première en ce moment mais je crois que trop de jeunes auteurs se précipitent et envoient leur manuscrit trop vite aux maisons d’éditions. Ce que je veux moi c’est arriver à écrire le meilleur manuscrit possible selon mes capacités, me dire bon là je peux pas faire mieux, je vois pas ce que je pourrais changer, améliorer sans l’aide d’un éditeur.

Et pour l’instant c’est pas le cas, je vois plein plein plein plein (vous avez compris) de choses à corriger donc…

J’ai lu que la beauté de l’écriture, c’est qu’en réécrivant on ne peut pas faire pire, notre prose ne peut qu’aller en s’améliorant. J’aime le croire.

Auteur: Audrey
• Mercredi 19 décembre 2007

J’adore le Québec.

Bon ok en ce moment, je le déteste, on gèle comme si on était en février, y’a autant neige qu’en mars et il en annonce encore pour les prochains jours tabarouette! Ça va-tu s’arrêter un jour oui???

Mais j’étais sérieuse y’a 30 secondes : j’adore le Québec parce que les gens sont d’une gentillesse incroyable.

Petite anedecote : moi pas encore habituée de conduire en hiver (ça fait seulement deux mois que j’ai une voiture), je gare ma petite voiture comme je peux pour ne pas encombrer la rue qui n’étant pas déneigée, est aussi étroite qu’une ruelle. Comme je peux signifie que je grimpe sur un banc de neige. Grossière erreur. Impossible de sortir de là. Ni avancer, ni reculer, rien, nada.

Ni une ni deux, je prends ma petite pelle en plastique pour essayer de pelleter (je commence à avoir l’habitude) mais imaginez la neige durcie par les -20 d’aujourd’hui. Je déblaie donc un peu partout mais voiture refuse de bouger. Je panique. Mes pneus sont pas pris dans la neige, le problème c’est qu’ils glissent dessus. Par chance une de mes voisines arrive, je lui saute dessus en lui demandant des tracks. A deux on essaie de faire bouger la voiture. Niet. Elle a l’air heureuse d’être là. J’ai beau enlever toute la neige que je peux sous, à côté, devant l’auto rien n’y fait.

Un autre voisin qui arrivait du boulot nous voit bien embêtées et en deux secondes revient avec une vraie pelle en fer bien grosse pour nous aider. Voiture bouge toujours pas.

Un passant se joint à nous et vas-y qu’ils pelletent, qu’ils poussent pendant que je souris béatement. Wow des gens que je connais presque pas à part par des bonjours, bonne journée, il fait froid aujourd’hui qui se démènent pour moi! Oubliez pas il fait -20 degrés en ce moment, et pelleter une neige dure que de la pierre c’est du sport.

Sur ce une autre voisine qui nous a vu depuis sa fenêtre descends nous donner un coup de main. Le party était pris! Venez-vous en!
Et à 5 ma voiture a rougi, s’est dit que c’en était assez de faire son interessante pour la soirée et a décidé à bouger.

Je crois que j’aurais embrassé tout le monde, je sautais comme une puce, merci, merci, merci, toute seule j’y serais encore! Et je me demande depuis : en France est-ce que mes voisins seraient venus m’aider, est-ce qu’un inconnu se serait spontanément arrêté ? Ça a duré une bonne demi heure tout ça.
En tout cas, je vais faire une distribution de chocolat moi!

Auteur: Audrey
• Dimanche 16 décembre 2007

L’un des livres que j’ai le plus apprécié ces derniers mois : un petit pas pour l’homme de Stéphane Dompierre.
L’histoire : En laissant sa copine, Daniel pensait se libérer de ses tourments et accéder à un monde sans angoisses, peuplé de jolies filles se disputant sa présence. Cette vie de rêve qu’on imagine être celle des célibataires. Il se retrouve plutôt dans un appartement sans meubles, à regarder la vie passer à travers le hublot qui lui sert de fenêtre. C’est petit, c’est moche, mais « au moins c’est sur le Plateau Mont-Royal », alors tout devrait bien aller. C’est alors que la dégringolade commence. Insomnies, remises en question, buanderies, cafés tièdes, spectacle de danse contemporaine, aucun supplice ne lui sera épargné.

L’écriture est drôle, vive et j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises en lisant les péripéties d’Alex. Rentrer dans les pensées intimes d’un gars m’a ravie. Apparemment, leur monde tourne autour du sexe, ils déhabillent du regard toutes les filles qui passent dans la rue et s’imaginent leur faire toutes sortes de choses inavouables. J’ai dévoré ce livre en deux jours, regrettant de touner la dernière page.
Deux petits bémols : certaines longueurs notamment lors des journées d’Alex au magasin de disques et surtout vers la fin quand il apprend que Ève aimerait bien qu’il se passe quelque chose entre eux. Là on ne sait pas pourquoi, Alex, qui en pince aussi pour elle, se tourne vers Nancy pour satisfaire ces besoins sexuels (la scène de sexe est décrite sur quatre pages et bien que non vulgaire elle est totalement irréaliste, une fille ne ferait JAMAIS tout ça lors du premier rapport sexuel, ça avait plutôt l’air d’un fantasme masculin mais passons) et met un temps impassable à se décider à aller voir Ève. Je sais que les gars sont lents mais là c’était plus de la lenteur!
Autre bémol : l’écriture du journal intime d’Ève, heureusement qu’il n’y a que de rares et courts passages parce que tout est affreusement cliché et sonne très faux, pas facile de faire parler intimement l’autre sexe et j’en sais quelque chose.

En tout cas je vous le conseille vivement comme lecture légère, rigolade garantie!
Son deuxième roman Mal Élevé m’a beaucoup moins plu mais ce sera pour une autre critique.

Sur ce bonne tempête de neige (la troisième depuis la mi novembre et on attend 40 centimètres) à tous les Québécois!

PS : mon petit montage de mon entrevue avec François Blais prend plus de temps que prévu, c’est que je ne suis pas très douée moi, alors je m’attaquerai à ça dans l’avion.

Auteur: Audrey
• Samedi 15 décembre 2007

Une rage de dent m’a empêchée de m’occuper du montage de mon entrevue avec François Blais ces derniers jours, je compte y remédier ce week-end. Mon entrevue avec Dominic a aussi était reportée à la semaine prochaine. C’est fou ce que ça peut faire mal des petites dents, même pas des, une seule petite dent d’un centimètre cube qui gonfle ma joue pour me faire ressembler à un hamster, qui m’empêche de manger parce que dès que je mets quelque chose à mâcher dans ma bouche, c’est comme si on m’arrachait chaque dent une à une à froid, qui m’empêche de dormir tellement j’ai mal. Non vraiment, quelle bêtise des dents!

Bref. Je pars en France dans une semaine, et les 7 prochains jours vont être chargés (visite chez le dentiste, party de bureau, entrevue, achat de bagages, oui parce que l’an dernier, j’ai récupéré un sac hors d’usage en revenant, achat de cadeaux) Je ne sais pas comment je vais arriver à faire tout ça!

Mon roman en prend un sacré coup, j’ai pas écrit depuis mercredi et je sais que je n’écrirai pas beaucoup la semaine prochaine ce qui m’énerve vraiment. Je me dis que je vais me rattraper dans l’avion mais quand même c’est assez énervant. J’aimerais tellement travailler trois jours par semaine et écrire le reste du temps mais je ne suis pas prête à vivre avec 40% en moins de mon salaire alors voilà!

Un jour peut-être…

Auteur: Audrey
• Mardi 11 décembre 2007

De retour de ma première entrevue avec un écrivain : François Blais, auteur d’Iphigénie en haute ville et Nous autres ça compte pas. Vu que j’ai enregistré 40 minutes d’entrevue qui parfois tournait à la conversation, va falloir que je fasse un petit montage avant de mettre tout ça ici.

Je suis vraiment contente de cette rencontre, pouvoir discuter d’écriture, de livres, du monde de l’édition avec un autre écrivain (oui je me considère comme étant écrivain non mais!) c’était génial.
Et cerise sur le gâteau ou le sundae selon votre appartenance à la patrie française ou québécoise, François a accepté avec entrain de lire mon manuscrit. Enfin un regard objectif et d’un homme en plus!
Ah aussi j’ai découvert le café Kriegoff sur la rue Cartier et j’ai beaucoup aimé l’ambiance. Je pense qu’ils viennent de se trouver une nouvelle cliente sur l’heure du lunch!

Bon dès que le podcast sera prêt, je le mettrai en ligne!

Vendredi je rencontre Dominic, auteur d’une trilogie fantastique. Je sens que je vais adorer ces rencontres avec des auteurs. Un jour pas si lointain, je rencontrerai peut-être Marie Laberge ou Michel Tremblay!

Auteur: Audrey
• Mardi 11 décembre 2007

Hier soir je suis tombée sur le film Aurore sur Radio-Canada, moi qui ne regarde jamais la télé, et quand je dis jamais c’est vrai à part Docteur Grey en anglais même si je décroche de la saison quatre parce que je trouve que tous les personnages et en particulier Mérédith deviennent détestables et Sans laisser trace l’équivalent en France de FBI portés disparus.
Je suis tombée sur Aurore donc (pour mes lecteurs Français, c’est une petite fille martyre qui est morte au début du siècle au Québec après avoir été battue et torturée par sa belle mère et son père). Je l’avais déjà vu mais je me suis tout autant révoltée, pas seulement par les sévices qui sont de plus en plus brutals, de plus en plus en cruels, tiens si je la brulais avec un tisonnier à répétition ça pourrait être drôle. Mais aussi par l’attitude des gens autour qui a contribué à la tuer. Tout le monde savait ce qui se passait mais ça ne nous regarde pas, ce ne sont pas nos affaires, ils élèvent leurs enfants comme ils veulent. Bon ils se réveillent à la fin, mais trop tard Aurore est morte. Et le curé. L’autorité suprême à l’époque qui prend le partie de la belle-mère et qui à la fin demande aux villageois d’oublier. On se doute que si on en parle encore aujourd’hui de cette petite fille, si on en fait des films c’est qu’ils ont refusé.
Le film se finit “bien”, les parents vont en prison mais il laisse un goût amer, et m’a fait monté quelques larmes, encore. Les acteurs sont époustouflants, surtout la belle-mère, j’adore l’actrice mais je ne me souviens plus de son nom. Elle est détestable à souhait sans jamais tomber dans le cliché du bourreau cruel. Bref, très bon film, même si difficile. J’aurais bien aimé en écrire le scénario tiens.
Pendant les pubs je zappais pour regarder Crazy, mon film québécois préféré je pense bien. Je l’ai en DVD, c’est dire! Ce film s’étend sur vingt ans et on ne voit jamais la neige! C’est un mythe l’hiver québécois!