Je ne compte plus le nombre de manuscrits inachevés que j’ai dans mes tiroirs (c’est une image hein, la plupart des mes écrits sont sur mon ordi) et tous les jours je me demande pourquoi ce roman que je suis entrain de totalement réécrire, je suis arrivée à le finir. Je crois que c’est surtout parce que je me suis lancée sans pression.
Il m’a fallu du temps avant de comprendre que je ne pouvais pas écrire un chef d’œuvre du premier coup. Je butais sur chaque phrase, je la recommençais, je n’avançais pas tant que ce n’était pas parfait selon ma perception. Forcément ça ne l’était jamais et j’abandonnais en me disant que j’étais nulle et que je ne savais pas écrire.
Aujourd’hui je sais qu’un roman demande deux, trois, douze réécriture avant d’atteindre son potentiel maximum, qu’il faut des mois, voire des années pour l’achever, je sais que tous les auteurs passent par des périodes de découragement. Je crois que c’est en lisant des entrevues d’écrivains confirmés qui racontaient leurs passages à vide devant la fameuse page blanche que je me suis dit eh si eux n’y arrivent pas parfois, c’est normal que moi non plus! Et toute la pression est retombée.
C’est ce que je retiendrais de cette expérience unique de mon premier roman (eh c’est vrai, je n’écrirai jamais plus de premier roman!), ne pas paniquer parce qu’on y arrive pas du premier coup, et certains jours pas du tout! Ne pas penser au travail immense qui nous attend aussi, quand on écrit la première page, sinon on se décourage. Je n’ai jamais pensé à la fin, j’écrivais et c’est tout mais quelle sensation de mettre le point final. Et j’ai hâte de le remettre pour de vrai, quand tout ce remue ménage sera terminé!
Je pars en France dans deux semaines, et je viens de m’offrir un max de temps pour écrire. Dans l’avion mais surtout entre mes correspondances!







Ah, les difficultés du 1er roman. Je connais, je suis encore en plein dedans. Bon courage à toi
Merci et à toi aussi par la même occasion!