L’un des livres que j’ai le plus apprécié ces derniers mois : un petit pas pour l’homme de Stéphane Dompierre.
L’histoire : En laissant sa copine, Daniel pensait se libérer de ses tourments et accéder à un monde sans angoisses, peuplé de jolies filles se disputant sa présence. Cette vie de rêve qu’on imagine être celle des célibataires. Il se retrouve plutôt dans un appartement sans meubles, à regarder la vie passer à travers le hublot qui lui sert de fenêtre. C’est petit, c’est moche, mais « au moins c’est sur le Plateau Mont-Royal », alors tout devrait bien aller. C’est alors que la dégringolade commence. Insomnies, remises en question, buanderies, cafés tièdes, spectacle de danse contemporaine, aucun supplice ne lui sera épargné.
L’écriture est drôle, vive et j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises en lisant les péripéties d’Alex. Rentrer dans les pensées intimes d’un gars m’a ravie. Apparemment, leur monde tourne autour du sexe, ils déhabillent du regard toutes les filles qui passent dans la rue et s’imaginent leur faire toutes sortes de choses inavouables. J’ai dévoré ce livre en deux jours, regrettant de touner la dernière page.
Deux petits bémols : certaines longueurs notamment lors des journées d’Alex au magasin de disques et surtout vers la fin quand il apprend que Ève aimerait bien qu’il se passe quelque chose entre eux. Là on ne sait pas pourquoi, Alex, qui en pince aussi pour elle, se tourne vers Nancy pour satisfaire ces besoins sexuels (la scène de sexe est décrite sur quatre pages et bien que non vulgaire elle est totalement irréaliste, une fille ne ferait JAMAIS tout ça lors du premier rapport sexuel, ça avait plutôt l’air d’un fantasme masculin mais passons) et met un temps impassable à se décider à aller voir Ève. Je sais que les gars sont lents mais là c’était plus de la lenteur!
Autre bémol : l’écriture du journal intime d’Ève, heureusement qu’il n’y a que de rares et courts passages parce que tout est affreusement cliché et sonne très faux, pas facile de faire parler intimement l’autre sexe et j’en sais quelque chose.
En tout cas je vous le conseille vivement comme lecture légère, rigolade garantie!
Son deuxième roman Mal Élevé m’a beaucoup moins plu mais ce sera pour une autre critique.
Sur ce bonne tempête de neige (la troisième depuis la mi novembre et on attend 40 centimètres) à tous les Québécois!
PS : mon petit montage de mon entrevue avec François Blais prend plus de temps que prévu, c’est que je ne suis pas très douée moi, alors je m’attaquerai à ça dans l’avion.






