Ma voiture est enfouie sous plus d’un mètre de neige et je dispose seulement d’une pauvre pelle en plastique pour la déneiger! Une âme charitable dans le coin ??
A part ça, je lis beaucoup en ce moment, je découvre de plus en plus de blogs littéraires et à chaque fois je suis tentée par les livres présentées. C’est la première fois que j’ai plus de 20 livres qui attendent que je les lise !
Cette semaine, j’ai dévoré Cher Émile d’Éric Simard, J’étais derrière toi de Nicolas Fargues et La douceur des hommes de Simonetta Greggio, une italienne qui écrit en français et rien que pour ça, chapeau!
Que dire si ce n’est que j’ai été transporté par les trois, que certaines phrases m’ont chamboulé de l’intérieur par leur justesse, que se retrouver dans les mots des autres ça fait du bien, que j’aimerais être capable de transporter juste un lecteur avec mon roman. Bien sûr, j’ai relevé des défauts dans les trois, beaucoup de longueurs, manque de souffle (j’étais derrière toi ne comporte aucun chapitre et parfois on aimerait faire un break), fil conducteur décousu, surtout dans la Douceur des hommes, langage un peu trop crue aussi pour ces auteurs masculins, l’expression bouffer la chatte (dans j’étais derrière toi) franchement, ça me soulève le cœur, je suis peut-être un peu trop prude mais en aucun cas mon héroïne ne se fera bouffer la chatte par son amoureux, ça non !
L’avant dernière correction de mon roman achève, je suis contente, je sens vraiment une amélioration à force de retravailler chaque phrase, chaque scène, chaque personnage, d’ici deux semaines, je devrais avoir fini et j’essaie de me préparer mentalement aux lettres de refus. Ça va m’arracher le cœur je le sais déjà ! J’ai mis tellement de temps, d’énergie, de moi dans ce roman que le voir revenir avec un non merci on en veut pas, arf, ça va faire mal ! Ma foi, je suppose qu’il faut en passer par là si on veut être publié.
En tout cas, je commence déjà à entrevoir une idée pour mon prochain roman, mon cerveau est en ébullition et j’avoue que je suis un peu tannée de mes personnages actuels, je les ai pressé jusqu’à la moelle et ils m’ont donné tout ce qu’ils me pouvaient me donner. J’ai l’impression de les attendre crier : arrête maintenant, tu ne peux pas nous connaitre mieux, notre histoire est parfaite telle qu’elle est !
Je n’en serais jamais totalement satisfaite je crois.






