Ouais eh bien je suis pas mal déçue du passage de Rafaëlle Germain à tout le monde en parle, franchement, Guy A. Lepage ne lui a posé aucune question sur l’écriture, sur l’édition, c’était affligeant de superficialité, qu’est-ce qui plait le plus chez un homme à une femme, et vice-versa, des discussions sur des chaussures, sur son ex, sur ses parents. Franchement, j’aurais été vraiment en colère qu’on me pose ce genre de questions moi. Ok la chick litt ce n’est pas du Proust mais écrire ce n’est pas superficiel. Bref, pas fort le Guy A. là-dessus.
Sinon je me demande vraiment sur quels critères les éditeurs jugent les manuscrits. Je sais qu’au Québec il y a quelques années, des étudiants ont envoyé un roman de Anne Hébert à des maisons d’éditions et qu’il a été refusé partout. Là je viens de lire la même chose au sujet d’Orgueil et préjugés en Angleterre, l’agent de JK Rowling a même déclaré qu’il était peu probable qu’elle arrive a placer ce manuscrit. Jane Austen quand même.
Franchement, on a l’impression que c’est un coup de dé l’édition. Mon roman fait 238 pages, je sais bien qu’il ne sera pas lu en entier par tous, ce qui veut dire que tout va dépendre de l’humeur de la personne qui va le commencer, de ses goûts. Si elle s’est disputée la veille avec son chum, elle sera peut-être moins patiente et trouvera tout médiocre. J’ai déjà aussi lu qu’un manuscrit avait été rejeté par une personne et qu’une autre dans la même maison l’avait trouvé, lu et accepté.
C’est ridicule quand on y pense, je sais bien qu’il n’y a pas de critères scientifiques pour juger de la qualité d’un roman mais refuser Anne Hébert et Jane Austen, moi ça me fait peur.









Ça prouve aussi que les critères de sélection ont changés depuis Anne Hébert…
C’est vrai ce que tu écris sur Jane Austen ou sur Anne Hébert… Mais disons-nous aussi qu’un texte accepté aujourd’hui (par exemple un Marie Laberge) serait sans doute refusé dans 50 ans. Tout est question d’actualité, de tendance.
Mais il ne faut pas non plus tomber dans cette peur qui veut que les éditeurs ne sachent pas “voir” les vrais bons manuscrits.
En fait, un éditeur, c’est son boulot, justement, de découvrir les talents. Les éditeurs ne sont pas “contre” les auteurs.
C’est sûr cependant qu’on peut “mal tomber” aussi. Et il faut savoir que, en effet, les manuscrits sont rarement lus en entier. Donc, il faut que le texte soit, dès le départ, accrocheur.
Bonne chance dans tes démarches!
@Sahée : oui mais pas en bien parce que refuser un chef d’oeuvre comme Orgueil et préjugés, c’est ridicule. Je comprends bien que ce genre de livres aujourd’hui peut interesser moins de monde que d’autres mais on ne peut pas lier la qualité littéraire de la plume d’Austen, qu’on aime ou qu’on aime pas d’ailleurs.
@Danaée : honnement, je sais bien que les plus grandes maisons d’édition n’ont pas le temps de lire tous les manuscrits mais en lisant la première, la dernière et quelques pages au hasard d’un roman, on peut franchement passer à côté d’un bon livre.C’est pour ça que je privilégie les petites maisons, elles ne sont pas assaillies et ont plus de temps pour lire au moins 50 pages d’un manuscrit. Tu sais je crois que Boréal par exemple s’en fiche pas mal de découvrir de nouveaux auteurs, misant sur les valeurs sûres, il y a des éditeurs qui sont là pour faire de l’argent et finalement je ne leur reproche pas, c’est notre société qui est comme ça.
Bref!
Salut,
À mon tour pour les conseils à la noix
Choisis ton éditeur au lieu que ce soit lui qui te choisisse. Ce que je veux dire : envoie ton manuscrit chez des éditeurs que tu aimes, pas à n’importe quel éditeur. Et pour Boréal, tu as raison, ils n’en ont rien à foutre.
La preuve: ils publient Marie Laberge.
Merdre, disat Ubu Roi.
Effectivement, c’est un très bon conseil, et je suis chanceuse, j’ai trouvé la maison d’éditions parfaite pr moi !