Pincez-moi je rêve!
Vers 14h, j’étais tranquillement assise dans mon bureau, concentrée sur mon travail, quand dring, téléphone. Rien d’inhabituel. Je décroche.
—Oui allô.
—Oui bonjour, je souhaiterais parler à Audrey…
—Oui c’est moi.
—Ici (me rappelle plus de son nom vous pensez!)… des éditions… (Pas de nom tant que le contrat n’est pas signé mais c’est une maison à Montréal)
—Euh…
C’est une blague ? Pour la caméra cachée?
—Je vous appelle au sujet de votre manuscrit. Ça fait deux semaines qu’il circule dans notre comité de lecture et il fait l’unanimité, nous avons eu un véritable coup de cœur.
—Euh…
Vous parlez bien de mon roman à MOI?
—Est-ce que votre manuscrit est toujours disponible?
Elle est sérieuse là?
—Euh…oui
—On est intéressés à le publier alors. Je serais à Québec pour le salon de livre, est-ce qu’on pourrait se rencontrer?
Pincez-moi, pincez-moi, pincez-moi quelqu’un !
—Euh…oui bien sûr.
Elle s’arrête et je l’entends sourire à cause de mon état de béatitude extrême. Et puis elle reprend, me parle de sa maison d’édition, de la collection dans lequel mon roman serait (je garde le conditionnel tant que le contrat n’est pas signé) publié, me parle de leur façon de travailler (droit de regard sur la couverture, et sur le résumé au dos), l’ambiance et… de contrat.
Le rdv est fixé pour mercredi soir au salon, on va discuter une heure ou deux, et je repartirai chez moi avec un contrat à étudier !!!
Elle parle de la France, de l’originalité de mon roman, de son potentiel. Elle a une voix toute douce et je n’en reviens toujours pas. Mon coeur bat à 100 à l’heure, ma voix tremble, elle a hâte de me rencontrer, je lui dis que moi aussi et on raccroche. Ça fait trois heures, et je n’en reviens toujours pas ! Bordel, j’ai envoyé mon roman le 17 mars !!!
Bon faut que je me calme, rien n’est encore arrêté, mais… Y’a une vraie maison d’édition interessée par mon roman!!!






