Ma rencontre d’hier s’est passée à merveille. J’avais mal au ventre quand j’ai franchi les portes du salon des congrès, j’ai récupéré le billet que la directrice de la maison d’édition… appelons-là C. avait déposé pour moi et je suis entrée. Je cherche leur kiosque, il y a deux femmes discutent avec un client, l’une d’elle se retourne vers moi, je me présente et un large sourire illumine son visage.
- Ah j’ai été la première à lire ton livre et je l’ai vraiment adoré.
Que c’est doux à mes oreilles.
- Est-ce que tu veux un verre d’eau ? C’est elle, C., me dit-elle en me pointant la femme à côté d’elle, la directrice de la maison.
J’accepte le verre d’eau, elle me présente à un auteur présent, lui parle de mon roman, de certains passages qui l’ont fait vraiment rire, notamment sur l’hiver, elle a beaucoup aimé mon regard sur le Québec, on discute, je me détends. Finalement, C. vient me rejoindre, on s’installe sur une table avec mon manuscrit et un contrat. On passe au tutoiement en trente secondes, elle est super énergique, et enthousiaste.
- T’as fait le plus dur, c’est moi la plus difficile à convaincre et je suis convaincue.
Wow. Mon manuscrit est sorti du lot en deux semaines parmi la pile qu’ils reçoivent, je suis pas mal fière ! Elle me parle des étapes qui s’en viennent si je signe le contrat : travail avec un coach sur mon roman, avec suggestions que je serai libre de refuser, révision linguistique, discussion sur la couverture et le résumé au dos, sur l’envie ou non de mettre ma photo, et puis de publication qui serait certainement en janvier ou février 2009 avec 2500 exemplaires environ. Elle m’explique aussi que si je fais les salons, si je dois aller à Montréal pour des entrevues, ils paient tous les frais du moment que je me loue pas une suite au Hilton avec vue sur le fleuve et ensuite on passe en revue le contrat de 5 pages avec 25 clauses.
D’après mes connaissances, ce contrat me semble bien correct mais il y a une clause qui me gêne, le droit de préférence sur mes 3 prochains livres, on parle de peut-être huit ans là, je ne sais même pas si je serais encore au Québec dans dix ans! Je comprends qu’ils veuillent garder leurs auteurs, qu’ils investissent du temps et de l’argent sur moi mais un droit préférence sur mes 3 prochains livres, je ne sais pas. Par contre, je garde le droit de proposer mon manuscrit en France et si une maison l’accepte, le livre sera édité en co-édition.
Après le contrat, on continue de parler de mon livre, C. l’a vraiment aimé, le seul truc qui me titille c’est qu’elle le considère comme un roman de chick lit et que j’ai l’impression qu’elle compte le mettre en marché de cette façon, sauf que oui ça en est mais je ne veux pas qu’on réduise mon roman à ça. Il y a toute une réflexion sur l’expatriation, sur les relations entre les québécois et les français, sur les relations filiales, sur le long chemin pour devenir adulte et je ne veux vraiment pas que mon roman soit réduit à de la chick lit. Je sais que c’est un créno qui marche fort donc je comprends la volonté de C. mais mon roman n’est pas que ça.
Bref, au bout d’une heure et demi, je suis repartie avec le contrat et elle m’a dit de lui redonner des nouvelles quand je serais prête.
Et donc, je suis en réflexion mais j’avoue que j’ai vraiment eu un super bon contact avec C. et son père est Français. Héhé y’a que des Français au Québec !
Bordel, je suis vraiment sur la route de la publication là !!! Incroyable!!!







C’est super que ca se soit bien passé ! Je me dis qu’avant de prendre ta décision, tu pourrais peut-etre aller plus loin, visiter leurs locaux, rencontrer d’avantage de gens. Simple suggestion, évidemment…
Oui c’est sûr que c’est ce qui va se passer parce que je ne pense pas signer avant que C. reparte à Montréal après le salon du livre donc j’irais surement les voir la semaine prochaine ou celle d’après
C’est formidable, le premier contact est toujours important.
Pour la chick lit, j’ai toujours prétendu que la c.l. québécoise était de bien meilleure qualité que celle d’ailleurs.
Comme tu dis, c’est à toi de prendre ta décision… je ne m’avancerai donc pas à prétendre te donner des conseils.
Mais… un contrat est toujours négociable. Si ton manuscrit les fait autant tripper, tu as d’autant plus de marge de manoeuvre
))
Bravo!
Hihi je suis d’accord pour la chick lit québécoise
)
Je pense que je vais rediscuter avec C. de tout ça dans les prochains jours mais de toute façon, je sais que je serais pas capable de ne pas signer, ils veulent me publier bordel, je pense que j’ai juste un peu peur de ce qui s’en vient si je signe! Et puis,ette maison fait partie de mon top 5!