Archive for mai, 2008

Les lettres de refus rentrent, une après les autres. Hier soir c’était celle de Boréal. Je savais très bien que je n’avais aucune chance puisque publier chez eux ne se fait que par recommandation ou si on est la fille ou le fils de… mais j’ai quand même tenté, histoire de voir. En fait, ça ne me dérange pas que certaines maisons d’édition préfèrent ne pas éditer d’inconnus et débaucher les auteurs à leur deuxième ou troisième livre, se faire publier n’est pas un droit, mais dans ce cas, ils devraient le dire clairement. Nous ne publions pas de manuscrits reçus par la poste. Point. Certaines maisons à Paris le font et je ne vois pas où est le mal. Pourquoi s’encombrer de manuscrits qu’on ne lit pas et qu’on sait qu’on ne publiera pas ? Pourquoi ne pas avouer les choses telles qu’elles sont ? Revenez quand vous serez quelqu’un. Bon.

J’attends encore la réponse de HMH, Léméac et Québec-Amérique et de trois maisons en France. On verra bien.

Autre sujet : c’est fou le nombre de personnes qui atterrissent ici en se demandant comment faire pour écrire un roman, comment se faire publier. J’ai même eu une fois “je veux écrire un roman, donnez moi des idées”. Hum. On écrit un roman parce qu’on a des idées, parce qu’on a quelque chose à dire, et pas l’inverse. J’ai vraiment l’impression que les gens trouvent ça glamour d’écrire et qu’ils pensent que la gloire les attend. C’est plutôt une immense déception qu’ils risquent de rencontrer.

Les mots clés : “à qui envoyer un roman, quelles sont les maisons d’éditions qui publient des romans” reviennent souvent et là encore ça m’hallucine ! Normalement on est censés connaître les maisons d’éditions parce qu’on lit beaucoup. Écrire sans lire pour moi c’est impossible, ce serait comme jouer du piano sans savoir lire les partitions ! En tout cas, je m’amuse bien en regardant mes stats.

Bon sinon je rencontre ma coach éditorial dans trois semaines, une après-midi entière consacrer à mon roman et aux points à développer/modifier. J’ai bien hâte et en même temps je stresse. Et si je me rends compte que je ne suis plus capable d’écrire, et si les critiques négatives m’anéantissent ?? Et si mes modifications ne leur plaisent pas ? Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, j’ai un gros problème de confiance en moi ! Bon allez on respire un grand coup, ma coach qui s’appelle aussi Caroline a l’air très gentille et elle dit avoir eu beaucoup de plaisir à lire mon livre alors j’arrête de m’en faire et je savoure ce qui s’en vient ! Mon roman est entrain de prendre forme !



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Je me suis achetée la dixième de Friends la semaine dernière et comble de joie je découvre plein de petites scènes coupées au montage pour la diffusion à la télé, c’est comme si les 6 amis revenaient après 3 ans de vide intersidéral. J’adore Friends, je suis une inconditionnelle de cette série, je serais prête à tout pour qu’ils tournent d’autres épisodes. Il y a des épisodes que je connais par coeur et je trouve que c’est l’une des seules séries qui ont su s’arrêter à temps, la dernière saison est l’une des meilleurs, elle n’étire pas la sauce comme la dernière d’Ally Mc Beal ou de Sex and the city. Quand j’étais à New-York, je me suis retrouvée devant la façade de leur appartement, j’en étais toute émue, c’est dire. Et puis je viens de découvrir que Meredith de Grey’s anatomy tient un petit rôle dans un des épisodes et j’adore Grey’s anatomy, enfin j’adorais, la 4ème saison m’a vraiment déçue
Bon à part ça, puisque tout le monde encense Marc Levy, je persiste et essaie de comprendre pourquoi avec son premier livre Et si c’était vrai, et je n’y arrive toujours pas. L’écriture est creuse, et l’histoire bourrée de clichés et de phrases à l’eau de rose. Et l’histoire des 80 000 dollars et des poussières que la banque nous verse chaque jour qui en fait sont les 80 000 secondes qu’on a chaque jour, ce n’est pas lui qui l’a inventé, je l’avais déjà entendu plusieurs fois cette histoire. Non vraiment, je ne comprends pas le succès de ce livre. Je vais quand même lire son dernier (j’essaie de comprendre ce qui fait d’un livre un best seller mondial) et j’ai bien aimé l’extrait qu’il lit sur son site. C’est un excellent compteur par contre.
Je vas aussi lire le dernier Musso Je reviens te chercher (mon dieu que ces titres sont ridicules, sauve moi, parce que je t’aime, au secours !) et ensuite j’arrête. Espérons qu’il a laissé tomber ses phrases bateau de Parce que je t’aime. L’amour c’est la seule chose vrai au monde. Hum. Mon coeur en est tout retourné !


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Hier j’ai parlé à Jean-Claude Larouche des éditions JCL à Chicoutimi qui voulait aussi publier mon livre. Très gentil, un brin déçu d’être arrivé trop tard, et voeux de succès pour la suite. Bon suite à ça j’ai écrit aux autres maisons qui ont mon manuscrit pour leur dire de laisser faire sauf à Boréal, Québec-Amérique, HMH et Léméac (eux un peu par la force des choses ils n’ont pas de site internet et les autres parce que j’ai envie de connaitre leur avis sur mon livre) Évidemment je me fais aucune illusion pour Boréal mais j’ai envie de voir.
Si j’avais su que je trouverais un éditeur si vite, je me serais économisée des envois, 15 dollars pour l’impression et la reliure et 12 dollars pour l’envoi, je vous laisse faire le compte. J’avais quand même déposé moi-même mon livre aux maisons de Québec mais ça m’a fait un petit trop dans ma carte de crédit et tout ça pour rien.
Sinon Caroline m’a dit que je devrais recevoir mon roman annoté fin juin donc il me reste un mois avant de replonger dans l’univers d’Isa et Maxim. J’appréhende beaucoup, je sens que ça va être le carnage, et que je vais tout trouver nul. En tout cas, je me demande si je me lance dans un autre projet d’écriture ou si j’attends. L’écriture me manque, la création aussi, plus je lis et je lis en ce moment et mes doigts fourmillent !
A voir


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Plus je lis et plus je me rends compte de la différence entre la littérature française et américaine et même au sein des livres français il y a deux courants différents. Les romans français ont cette particularité pour beaucoup d’être nombrilistes, il y a un personnage central qui se raconte et une mini intrigue, prétexte pour l’auteur à nous donner sa vision de la vie, de l’amour, du travail etc. Je pense au premier livre de Florian Zeller notamment Neiges artificielles que je suis entrain de lire ou à J’étais derrière toi de Nicolas Fargues. J’aime la plume de ces auteurs mais il n’y a pratiquement aucune intrigue, juste des longs monologues sur leur peine et où ils nous livrent tout de ce qu’ils pensent.

Curieusement, ce sont ce genre de livres qui gagnent les prix, ceux avec un style comme on dit. Ceux qui se rapprochent de la littérature américaine comme Pancol ou Gavalda avec des vrais personnages, des intrigues principales et secondaires, eux, ne gagnent aucun prix mais vendent des milliers voire des millions de livres.
Personnellement je préfère des livres de ce genre,  ils me transportent. Les livres où il faut relire trois fois la même phrase m’énervent, c’est terminé les cours de français. Je déteste tout ce qui ressemble de près ou de loin à Balzac, je suis encore traumatisée par la lecture du Père Goriot.

Autre sujet :  le milieu de l’édition parisienne. Je peux savoir pourquoi il est si fermé ? Sans recommandation, on n’a que très très peu de chances de se faire publier. Tapez le nom de n’importe quel journaliste dans google et vous verrez qu’il a écrit un livre. Forcément un journaliste ça en connait des éditeurs. Michel Houellebecq a été refusé PARTOUT pour son premier roman, partout, et c’est une toute petite maison qui l’a publié. Idem pour Gavalda, certains doivent s’en mordre les doigts et ça console. Oui je pense que 80% des manuscrits arrivés par la poste sont impubliables mais il en reste quand même 20% qui méritent une publication mais qui ne seront pas publiés faute de recommandation ou de nom célèbre.

J’ai deux lettres de refus des maisons parisiennes et deux oui de maisons québécoises, est-ce parce que les maisons au Québec sont moins exigeantes ? Je ne pense pas non. Est-ce parce qu’ils reçoivent moins de manuscrits et prennent le temps de les lire ? Je ne pense pas non plus même s’ils en reçoivent moins. Je pense tout simplement que le milieu de l’édition est caractéristique de la société française : fermée. Les nantis restent entre eux et les autres aussi. Pour faire une grande école en France, mettons HEC, ça coute les yeux de la tête et si t’habites dans la banlieue parisienne, oublie ça. L’élite forme l’élite qui formera l’élite et les autres mangent de la merde. Point final.



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J’ai reçu ma copie de contrat signé ce soir. Cette fois ça y est, mon livre va vraiment se retrouver sur les tablettes des libraires dans 8 mois, je ne peux plus reculer. C’était concret avant mais il manquait la dernière pierre à l’édifice. Ou plutôt la première parce que le travail ne fait que commencer. Prochaine étape : lunch avec toute l’équipe un vendredi midi et surtout réception de mon manuscrit annoté avec commentaires et suggestions, lecture et corrections de ma part et renvoi pour approbation finale sur le fond. Ensuite, ensuite… on verra, je préfère y aller une étape à la fois surtout que cette étape est celle qui risque de me demander le plus d’efforts. Mais qu’est-ce que ça va être génial d’écrire en sachant que mon livre va être publier!
Et sinon, j’ai reçu un coup de fil d’une autre maison d’édition aujourd’hui, je n’étais pas là et ils n’ont pas laissé de message mais j’ai vu leur nom sur l’afficheur. Alors je ne sais pas ce qu’ils veulent mais j’imagine que ce n’était pas pour me dire que mon manuscrit a été refusé qu’ils m’ont appelé. Cette maison ne faisait pas partie de mon top 5 mais s’ils m’ont appelé pour me dire oui, j’avoue que mon égo en sera tout ému ! Et aussi, j’arrêterais peut-être de me dire un peu trop souvent que je vais me planter pour me retrouver traumatisée par l’échec et ne plus pouvoir écrire.
Si deux maisons sur quatre au Québec (dans l’optique où ce coup de téléphone était un oui) ont vu du potentiel dans mon roman au point de vouloir investir dessus, alors ma petite voix va peut-être finir par arrêter de m’énerver !
C’est étrange quand même de me dire que mon roman ne m’appartient plus vraiment, que j’ai cédé mes droits d’auteur. Bien sûr je sais qu’aucun changement majeur ne me sera imposé, ni le titre définitif, ni la couverture, mais quand je regarde ce document Word intitulé C’est quand la vie_version finale QC.doc en sachant que mes mots ne sont plus tout à fait à moi et que de cette page blanche est née une histoire qui sera lue par des gens que je ne connais pas, qui vont aimer ou détester, alors qu’ils auront payé 25 dollars pour lui, c’est un tout un pot-pourri d’émotions !


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