Hier soir, j’ai reçu un courriel d’un lecteur qui me demandait comment j’avais fait pour trouver un éditeur si vite et si j’ai des contacts dans le milieu de l’édition.
Pour commencer, non je n’ai aucun contact dans ce milieu, j’ai interviewé Gilles Pellerin, le fondateur de l’Instant Même par courriel dont l’entrevue se trouve ici, j’ai aussi rencontré François Blais et nous continuons de nous échanger régulièrement des emails mais à part ça, je ne connaissais personne, pas de papa écrivain, pas de prof à l’université pour me recommander, seule dans l’arène.
Alors comment j’ai fait ? Je ne sais pas. Je me considère d’une part comme étant extrêmement chanceuse et d’autre part je pense que mon roman est dans l’air du temps. J’aborde des sujets comme le célibat, l’hiver, l’immigration, les rencontres sur Internet et ce sont des thèmes qui font vendre en ce moment. Quant à mon style, je le qualifierai de simple, direct, sans fioriture, je ne joue que très rarement avec les mots, avec les sons, mon écriture n’a rien de poétique, ce qui ne m’empêche pas de passer des heures sur une tournure de phrase et d’aimer trouver le bon mot qui cadre parfaitement à ceque je veux dire mais mon style est accessible à tous. Et mon orthographe est impeccable et c’est plus important qu’on ne le croie. Je peux vous dire que si vous faites 10 fautes dans les 2 premières pages, vos chances d’être édité viennent de chuter dramatiquement.
Ensuite j’ai ciblé mes envois. Comme je le lis beaucoup, à chaque fois que je tombais sur un livre dont le style ou le thème ressemblait un peu au mien, je relevais le nom de l’éditeur ce qui fait que je n’ai envoyé mon manuscrit qu’à des éditeurs où mon livre aurait pu trouvé sa place.
Pourquoi j’ai eu une réponse en deux semaines ? C’est là qu’entre la chance je pense. Caroline, la direction de Mortagne souhaitait développer sa collection Lime et Citron et mon roman tombait pile dans ses attentes. Et n’oublions pas qu’envoyer son manuscrit à une maison plus petite nous permet d’attirer l’attention plus rapidement, si votre roman est noyé sous 300 manuscrits, forcément, l’attente est plus longue.
Je n’ai pas vraiment de conseille à part écrire, lire, réécrire et lire encore et essayer même si c’est presque impossible de voir son roman avec des yeux objectifs pour en relever les faiblesses.
J’avoue que j’ai hâte de replonger dans mon roman pour le corriger sous supervision et en même temps, j’ai peur de ne pas pouvoir rentrer à nouveau dans mon univers.
C’est fou quand même, se dire que d’une page blanche de word, j’ai sorti de ma tête une histoire qui se retrouvera chez des gens que je ne connais même pas. Dingue mais d’un dingue extraordinaire!
Pour commencer, non je n’ai aucun contact dans ce milieu, j’ai interviewé Gilles Pellerin, le fondateur de l’Instant Même par courriel dont l’entrevue se trouve ici, j’ai aussi rencontré François Blais et nous continuons de nous échanger régulièrement des emails mais à part ça, je ne connaissais personne, pas de papa écrivain, pas de prof à l’université pour me recommander, seule dans l’arène.
Alors comment j’ai fait ? Je ne sais pas. Je me considère d’une part comme étant extrêmement chanceuse et d’autre part je pense que mon roman est dans l’air du temps. J’aborde des sujets comme le célibat, l’hiver, l’immigration, les rencontres sur Internet et ce sont des thèmes qui font vendre en ce moment. Quant à mon style, je le qualifierai de simple, direct, sans fioriture, je ne joue que très rarement avec les mots, avec les sons, mon écriture n’a rien de poétique, ce qui ne m’empêche pas de passer des heures sur une tournure de phrase et d’aimer trouver le bon mot qui cadre parfaitement à ceque je veux dire mais mon style est accessible à tous. Et mon orthographe est impeccable et c’est plus important qu’on ne le croie. Je peux vous dire que si vous faites 10 fautes dans les 2 premières pages, vos chances d’être édité viennent de chuter dramatiquement.
Ensuite j’ai ciblé mes envois. Comme je le lis beaucoup, à chaque fois que je tombais sur un livre dont le style ou le thème ressemblait un peu au mien, je relevais le nom de l’éditeur ce qui fait que je n’ai envoyé mon manuscrit qu’à des éditeurs où mon livre aurait pu trouvé sa place.
Pourquoi j’ai eu une réponse en deux semaines ? C’est là qu’entre la chance je pense. Caroline, la direction de Mortagne souhaitait développer sa collection Lime et Citron et mon roman tombait pile dans ses attentes. Et n’oublions pas qu’envoyer son manuscrit à une maison plus petite nous permet d’attirer l’attention plus rapidement, si votre roman est noyé sous 300 manuscrits, forcément, l’attente est plus longue.
Je n’ai pas vraiment de conseille à part écrire, lire, réécrire et lire encore et essayer même si c’est presque impossible de voir son roman avec des yeux objectifs pour en relever les faiblesses.
J’avoue que j’ai hâte de replonger dans mon roman pour le corriger sous supervision et en même temps, j’ai peur de ne pas pouvoir rentrer à nouveau dans mon univers.
C’est fou quand même, se dire que d’une page blanche de word, j’ai sorti de ma tête une histoire qui se retrouvera chez des gens que je ne connais même pas. Dingue mais d’un dingue extraordinaire!






