Les lettres de refus rentrent, une après les autres. Hier soir c’était celle de Boréal. Je savais très bien que je n’avais aucune chance puisque publier chez eux ne se fait que par recommandation ou si on est la fille ou le fils de… mais j’ai quand même tenté, histoire de voir.
En fait, ça ne me dérange pas que certaines maisons d’édition préfèrent ne pas éditer d’inconnus et débaucher les auteurs à leur deuxième ou troisième livre, se faire publier n’est pas un droit, mais dans ce cas, ils devraient le dire clairement. Nous ne publions pas de manuscrits reçus par la poste. Point. Certaines maisons à Paris le font et je ne vois pas où est le mal. Pourquoi s’encombrer de manuscrits qu’on ne lit pas et qu’on sait qu’on ne publiera pas ? Pourquoi ne pas avouer les choses telles qu’elles sont ? Revenez quand vous serez quelqu’un. Bon.
Autre sujet : c’est fou le nombre de personnes qui atterrissent sur mon blogue en tapant dans Google : comment faire pour écrire un roman, comment se faire publier. J’ai même eu une fois : je veux écrire un roman, donnez moi des idées. Hum. On écrit un roman parce qu’on a des idées, parce qu’on a quelque chose à dire, et pas l’inverse. J’ai vraiment l’impression que les gens trouvent ça glamour d’écrire et qu’ils pensent que la gloire les attend. C’est plutôt une immense déception qu’ils risquent de rencontrer.
Bon sinon je rencontre Carolyn, ma directrice littéraire, dans trois semaines, un après-midi entier consacré à mon roman et aux points à développer/modifier. J’ai bien hâte et en même temps je stresse. Et si je me rends compte que je ne suis plus capable d’écrire. Et si les critiques négatives m’anéantissent ?? Et si mes modifications ne leur plaisent pas ? Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, j’ai un gros problème de confiance en moi !
Bon allez on respire un grand coup, Carolyn a l’air très gentille et elle dit avoir eu beaucoup de plaisir à lire mon livre alors j’arrête de m’en faire et je savoure ce qui s’en vient ! Mon roman est entrain de prendre forme !






