J’ai reçu ma copie de contrat signé ce soir. Cette fois ça y est, mon livre va vraiment se retrouver sur les tablettes des libraires dans 8 mois, je ne peux plus reculer. C’était concret avant mais il manquait la dernière pierre à l’édifice. Ou plutôt la première parce que le travail ne fait que commencer. Prochaine étape : lunch avec toute l’équipe un vendredi midi et surtout réception de mon manuscrit annoté avec commentaires et suggestions, lecture et corrections de ma part et renvoi pour approbation finale sur le fond. Ensuite, ensuite… on verra, je préfère y aller une étape à la fois surtout que cette étape est celle qui risque de me demander le plus d’efforts. Mais qu’est-ce que ça va être génial d’écrire en sachant que mon livre va être publier!
Et sinon, j’ai reçu un coup de fil d’une autre maison d’édition aujourd’hui, je n’étais pas là et ils n’ont pas laissé de message mais j’ai vu leur nom sur l’afficheur. Alors je ne sais pas ce qu’ils veulent mais j’imagine que ce n’était pas pour me dire que mon manuscrit a été refusé qu’ils m’ont appelé. Cette maison ne faisait pas partie de mon top 5 mais s’ils m’ont appelé pour me dire oui, j’avoue que mon égo en sera tout ému ! Et aussi, j’arrêterais peut-être de me dire un peu trop souvent que je vais me planter pour me retrouver traumatisée par l’échec et ne plus pouvoir écrire.
Si deux maisons sur quatre au Québec (dans l’optique où ce coup de téléphone était un oui) ont vu du potentiel dans mon roman au point de vouloir investir dessus, alors ma petite voix va peut-être finir par arrêter de m’énerver !
C’est étrange quand même de me dire que mon roman ne m’appartient plus vraiment, que j’ai cédé mes droits d’auteur. Bien sûr je sais qu’aucun changement majeur ne me sera imposé, ni le titre définitif, ni la couverture, mais quand je regarde ce document Word intitulé C’est quand la vie_version finale QC.doc en sachant que mes mots ne sont plus tout à fait à moi et que de cette page blanche est née une histoire qui sera lue par des gens que je ne connais pas, qui vont aimer ou détester, alors qu’ils auront payé 25 dollars pour lui, c’est un tout un pot-pourri d’émotions !
• Mardi 20 mai 2008
Categorie : Autour de l'écriture, Autour de l'édition
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Vraiment super tout ça ! C’est bien partit! On attend la suite !
Moi aussi!
Tu n’as pas “cédé tes droits d’auteur”! (En fait, j’espère!) Ce que tu donnes à ton éditeur, c’est le droit de reproduire ton oeuvre. C’est lui qui a ce droit, mais toi, tu restes l’auteur. Et tu gardes ces droits!
Oui effectivement, je me suis mal exprimé, j’ai cédé le droit de publier mon livre et non mes droits d’auteur. Mais en fait je me demande ce que c’est exactement le droit d’auteur, on s’entend que je ne peux pas modifier de fond en comble mon histoire alors je me demande ce que contiennent exactement ces droits d’auteurs.
Garde ta petite voix. C’est elle qui te fait avancer dans un souci d’excellence.
Quant aux droits d’auteurs, pour faire court, tu cèdes (contre une somme X) les droits d’utilisation de l’oeuvre, à des conditions définies par contrat (produire un livre, un film, créer des produits dérivés, faire un bouquin sur CD, adaptation en comédie musicale, Internet, etc.). Les droits qui te sont inaliénables sont les droits moraux: tu as le droit que ton nom soit cité en regard de tes oeuvres, sur la couverture du livre par exemple.
Merci pour les précisions
Dans la foulée, demande ce qui doit se passer, en matière de droits d’utilisation et de l’argent qui va avec, si tout d’un coup quelqu’un veut traduire ton livre, en faire un film, etc.
C’est dans mon contrat, 50-50 pour les droits et 10% sur les vente, je pense que c’est classique