C’est drôle comme même après trois ans ici, je conserve certaines références très françaises que j’imagine connues de tous. En parcourant plus en détail mon manuscrit, j’ai aperçu quelques points d’interrogations sur certains mots comme sms, article de premier prix et même sur Zidane (oui je parle de foot dans mon roman !) Je prenais pour acquis que tout le monde connaît Zidane, sauf que la coupe du monde de foot c’était il y a 10 ans déjà (10 ans ! Oui en ce moment je me rends compte que je vieillis !) et que pour une Québécoise il est très possible que ce nom ne lui dise rien.
Il en est de même quand je fais référence à Monica et Chandler, pour moi c’est impossible qu’on ne connaisse pas Friends, cette série est tellement culte et elle me manqueeeeeeeee! Mais Carolyn ne savait qui c’était et je dois penser à mes lectrices qui n’auront peut-être pas toutes mon âge et mes références télévisuelles. Mais Friends quand même !
En relisant mon manuscrit, je me rends compte aussi combien notre cerveau nous trompe et lit ce qu’il veut lire. Il y a des fautes que je n’ai jamais jamais jamais vu parce que mon cerveau lisait le mot tel que je pensais qu’il était écrit et non comme il était réellement écrit. C’est fou. J’ai eu beau relire mon manuscrit dix fois, je ne les ai jamais vu.
En tout cas, je suis bien contente de savoir que mon livre va être lu et relu par plusieurs personnes et par moi avant l’impression parce que je ne supporterai pas qu’il reste une faute. De toute façon, je ne pense pas relire mon roman quand il sera sorti, je me connais, je vais passer des heures à me dire oh mon dieu pourquoi j’ai écrit ça comme ça, c’est nul, pourri, au secours j’ai envie de me cacher au fond d’une grotte jusqu’à la fin des temps. Et vous, lecteurs publiés, est-ce que vous relisez vos livres une fois qu’ils sont sortis ou au moins une partie ?







Oui, je le relis presque dès réception. J’ai trop hâte de m’y replonger… Et tenir mon livre entre mes mains… c’est génial comme sensation.
Il m’arrive aussi de le traîner avec moi et d’en relire des passages dans des salles d’attente… Je ne l’ai pas lu depuis un bout parce que je ne suis plus capable de le lire, il me sort pas les oreilles.
C’est drôle, parce que j’ai tellement eu de commentaires positifs sur mon premier roman (je l’ai porté pendant très longtemps ce roman) qu’à un moment donné j’ai eu peur de ne jamais arriver à faire mieux. Peur que j’aille écrit mon chef-d’oeuvre en premier et que je passerais ma vie à décevoir mes lecteurs et à essayer d’égaler mon premier.
Puis je l’ai relu et j’ai vu les faiblesses. Ça m’a rassuré: certes, mon livre était bon, mais je pouvais faire mieux.
Je continue à écrire en espérant, d’un livre à l’autre, faire toujours mieux.
Pour les références, il faut toujours faire attention et sans prendre les lecteurs pour des idiots, se souvenir qu’ils ne vivent pas dans notre tête. Au pire, expliquer par une note en bas de page.
La révision et le travail de direction littéraire, c’est essentiel. Parce que à un moment donné, on ne voit plus ce qu’on a écrit, on n’a pas de recul. À un stade de relecture, on ne LIT pas les mot, on lit l’histoire. Et je ne vois pas que j’ai écrit NE au lieu de EN.
Relire le texte imprimé aide déjà à prendre une distance de l’écran, mais une seule personne n’arrivera jamais à tout faire.
Pour les erreurs de dernière minute, j’ai exigé de voir le manuscrit avant qu’il ne parte à l’impression. Je sais que mon éditeur fait une lecture finale, mais je veux le faire aussi. Le livre, c’est mon bébé.
J’ai relu Alégracia et le Serpent d’Argent, mais seulement dans sa version anglaise. Ça m’a évité de boguer sur la forme du texte et, du même coup, ça m’a permis de replonger dans le début de l’histoire pour mieux écrire mon dernier tome.
@sahée :j’ai hâte de le lire ton premier, il est dans ma pile !
J’imagine que c plus stressant tout ce processus de publication parce que c mon premier roman
@dominic :Ah ça doit être le fun de lire son roman dans une autre langue !!
J’ai hâte de lire tes commentaires
Le premier roman, c’est toute une étape… mais ce n’est jamais gagné pour autant… on continue apr la suite à avoir des leçons d’humilité
… mais j’ai bon espoir pour mon deuxième roman. Et le processus est déjà connu. Sauf que chaque livre reste unique…
Dominic, je ne savais pas que tu étais traduit! Wow! C’est un autre éditeur les traductions?