Plus je lis de romans et plus je me rends compte que ce qui compte dans une histoire ce n’est pas l’intrigue, ni le style, ni les descriptions, ni l’originalité, non ce qui compte ce sont les personnages. Créer des personnages pas seulement attachants, profonds, mais vrais, comme s’ils sortaient des pages. Créer une empathie entre eux et le lecteur et ce dernier ne pourra pas refermer le livre afin de savoir ce qui leur arrivent, avant de savoir si oui ou non ils atteignent leurs buts.
Comme le disait justement Sahée, tout a déjà été dit et redit, toutes les intrigues ont été déjà développées dans les livres, dans les films, à la télé.  Conséquence, je crois que ce qui compte que ce sont les personnages et la façon dont on raconte l’histoire.
Alors je m’applique à développer mes personnages principaux et secondaires. Ce n’est pas si facile parce que j’écris au je donc d’un seul point de vue, et je pense que c’est pour cette raison qu’il y a beaucoup de dialogues dans mon roman. Pour qu’on puisse se faire une idée du caractère de tout le monde grâce à ce qu’ils disent. Mais mon prochain roman se fera à la troisième personne du singulier, selon le point de vue de plusieurs personnages.
C’était plus facile d’écrire au je quand j’ai commencé ce roman, m’attarder sur mon héroïne, et puis j’adore les romans au je, on se sent proche de celui qui raconte, comme si c’était un peu nous. Aujourd’hui, je pense que je suis prête à entrer dans la tête de plusieurs personnages et à jongler avec plusieurs voix.
En attendant, pensons à ce roman-là. J’ai encore pas mal de boulot devant moi, j’ai révisé la moitié de mon roman selon les conseils de mon éditrice, maintenant je m’attaque à l’autre moitié, la plus difficile car c’est là où il reste le plus de choses à revoir, polir, animer, retravailler. Un mois de travail au moins. Ensuite je prends mes vacances et en revenant je relis le tout, m’amuse avec les mots et envoie mon roman (en espérant avoir un titre d’ici là) à mon éditrice pour révision linguistique. Finies les corrections sur le fond.
En réalité j’adore cette partie, retravailler, peut-être même plus que créer mais je commence à être tannée de ce roman. Je me demande comment font les comédiens pour jouer la même pièce pendant un an, comment font les chanteurs pour rechanter les mêmes chansons pendant une tournée.
La passion. Sans doute.


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Ce mini-roman a été écrit le Vendredi, juillet 11th, 2008 à 8:55 dans la catégorie Autour de l'écriture. Vous pouvez suivre les commentaires de ce mini-roman via le fil RSS 2.0. Vous pouvez également déposer une plume, ou faire un trackback depuis votre site vers cet article forcément sublime.

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