Archive for août, 2008

Après l’article du Figaro, voici un article sur Canoë dans la même veine mais se consacrant à l’édition québécoise. Ici c’est la maison d’édition HMH Hurtubise dont il est question.

Le passage qui m’a fait tiqué concerne plutôt la place du roman québécois au Québec :


“Seulement 35% des livres vendus ici sont des oeuvres québécoises, alors que ça devrait être au moins 50 à 60%», affirme Jacques Fortin.”


Il devrait y avoir une réciprocité entre la France et le Québec. Les livres québécois ne sont que très minimalement distribués en France alors qu’ici, nous sommes envahis d’auteurs Français. Certes, il existe des perles auxquels il ne faut pas passer à côté mais l’inverse est aussi vrai. De magnifiques romans québécois devraient se retrouver sur les tablettes de la Fnac et autres librairies. Mais bien sûr, avec plus de 600 romans attendus pour cette seule rentrée littéraire en France, on comprend qu’il ne reste plus beaucoup de place pour les autres. Mais 600 romans. Vraiment ? Combien sont de qualité parmi ceux-là ? Combien d’exemplaires imprimés en trop finiront pilonnés ? On publie beaucoup trop de livres et ce, des 2 côtés de l’Atlantique.



Articles sur le même thème :

Tags: , , , ,

Enthéos est le premier roman de Julie Gravel-Richard qui tient le blogue Soleil d’encrier où elle y raconte, un peu comme moi, ses péripéties éditoriales.
Son lancement auquel je suis allée a lieu mercredi et a été un franc succès. Une belle file faisait la queue pour se faire dédicacer son livre à la fin. Ça m’a fait penser à mon futur lancement, je ne suis pas sûre que j’ai envie de parler devant tout le monde moi, mais surtout ça m’a fait réalisé qu’il va falloir que j’en fasse un en France ! Avec ma famille et mes amis sinon ça restera incomplet ! Comme je compte aller à Lyon en mai pour le mariage d’une amie, et que mon roman sera sorti d’ici là, le timing est parfait.
Bref je dévie.
Enthéos donc. Qui veut dire enthousiasme en grec, se sentir inspiré par Dieu. Sans dévoiler l’intrigue, je vous dirais qu’il s’agit de Thomas, ancien étudiant en théologie, qui essaie de se réinventer après avoir perdu la foi suite à un incident tragique. Nuit après nuit, il est assailli par des cauchemars sanglants. Arrivera-t-il à s’en débarrasser et à se retrouver ? L’histoire se déroule à Québec.
Julie a un style bien à elle, travaillé, précis, riche, on sent que chaque phrase a été pensée et repensée pour avoir sa place au milieu d’un tout qui fonctionne à merveille. On est loin de Marc Levy où tout n’est que facilité.
Ce que j’ai aimé surtout, c’est qu’il m’a fait réfléchir, sur la foi, sur la perte de la foi, sur la vie et la façon d’appréhender la mort. C’est ce que j’attends d’un livre, qu’il me remue, qu’il me fasse me poser des questions, en me donnant un brin de réponses.
Ce roman est aussi truffé de références à la mythologie grecque et on en apprend beaucoup. D’ailleurs une question à Julie : où se trouve le glossaire que tu avais préparé ? Je ne l’ai pas trouvé sur le site de septentrion.
En résumé, pour un premier roman, c’est admirable, un seul reproche peut-être, le début un peu lent. Il m’a fallu du temps avant de comprendre Thomas et de le suivre dans son combat. Mais je sais par expérience que ce n’est pas facile les débuts, il faut planter l’histoire, et dire sans trop en dire.
Une critique du livre est parue dans le Devoir aujourd’hui (il faut être abonné pour le lire). Le journaliste livre deux punchs essentiels de l’histoire, ce qui n’est pas vraiment fort je trouve, mais une critique dans le Devoir, ce n’est pas rien. C’est le journal “intellectuel” du Québec.



Articles sur le même thème :

Tags: , ,

Il y a peine un mois et demi, je disais que je n’écrirai jamais de suite pour mon roman, et aujourd’hui je compte écrire trilogie. Pourquoi ? Parce que mes personnages sont là, ancrés en moi, que je les aime et que… j’ai des tas d’idées pour les faire évoluer. Parce que même si écrire une bonne suite est plus difficile que d’écrire un nouveau roman selon moi, j’ai envie de relever ce défi.

C’est plus difficile parce qu’il ne faut pas resservir du réchauffé aux lecteurs, parce qu’il ne faut pas non plus dénaturés nos personnages, il faut tenir compte de ce qu’on a écrit. Et puis si son livre connaît un grand succès, il faut répondre aux attentes des lectures. J’ai lu très peu de suites qui en valaient la peine mais j’aime bien me défier. Passionnément givrée sera donc la premier tome d’une trilogie givrée.

J’ai beaucoup appris en l’écrivant. Entre autres, de mes erreurs. Je suis partie à l’aveuglette quand j’ai commencé. Résultat : j’ai écrit entre 5 et 6 versions de mon roman, jusqu’à ce que je sois satisfaite. Inutile de dire que je n’ai pas envie de recommencer. Conséquence : pour le tome II, je vais faire un plan général avec les grands traits de l’histoire. Je déteste les plans. C’est trop académique et j’ai adoré me laisser surprendre par mes personnages, mais j’ai besoin de me fixer un cadre dans lequel évoluer. J’ai besoin de me structurer un peu pour ne plus me perdre.

Je me sens progresser dans ma manière de procéder et dans ma manière d’écrire et j’adore ça.



Articles sur le même thème :

Tags: , , ,

Un article bien intéressant dans le Figaro aujourd’hui qui raconte les coulisses d’un service de manuscrit, plus particulièrement chez Grasset. J’aime beaucoup ce passage particulièrement :

«Que les choses soient bien claires, souligne l’éditrice : tous les manuscrits sont ouverts. Ils ne sont pas tous lus intégralement, bien sûr. Mais on lit un certain nombre de pages, et pas seulement les premières. Cela suffit à se faire une idée» (…) Les manuscrits sont classés en trois catégories. Les excellents : ils sont rares, très rares ; on y décèle un style, une histoire forte, des personnages ayant du relief, une manière habile de mener la narration. « Dans ces cas, je suis pratiquement sûre que le comité de lecture va abonder dans mon sens. » Ensuite, il y a les très mauvais, de loin les plus nombreux « On les repère très vite ». Enfin, les catégories intermédiaires : « Ce sont ces manuscrits qui nous prennent le plus de temps, car on détecte quelque chose d’intéressant une écriture, un ton, un sujet… mais ils sont loin d’être aboutis.»

Un peu d’humilité ne fait pas de mal. Personnellement, je sais que mon roman ne trouvera jamais sa place chez Grasset et ça ne me dérange pas. Il a trouvé sa place ici et j’espère qu’il trouvera sa place en France. Car oui, si mon roman ne bouge plus, je compte recommencer à contacter des éditeurs Français.



Articles sur le même thème :

Tags: , ,

Je viens d’envoyer la nouvelle version de Passionnément givrée à Carolyn. J’ai dû me forcer pour arrêter de changer les virgules de place, ça en devenait ridicule. Maintenant j’attends son verdict. Personnellement, je trouve que cette version est bien meilleure à celle que je leur avais envoyé à l’origine. J’ai encore quelques craintes sur certains passages mais je ne suis pas loin d’être totalement satisfaite. Et je suis fière. Tellement fière. Ce n’est pas facile d’écrire un roman, vraiment pas, et lorsque je regarde le chemin parcouru, oui, je me sens fière. Maintenant, il va falloir que je résiste à l’envie de me relire. Je veux vraiment prendre de la distance pour le relire après, d’un regard neuf. Je ne sais pas quand Carolyn me fera signe mais en attendant, pas de relecture !

En vrac, quelques statistiques :
320 pages. 95 051 mots. 526 663 caractères (espaces compris). 27 chapitres, un épilogue.

Commencé un 29 mai. Terminé un 29 septembre. Corrigé et recorrigé d’octobre à mars. Pause de trois semaines durant mes vacances de Noël en France. Imprimé et envoyé un 17 mars. Voyage à New-York pour décompresser et me récompenser. Coup de téléphone un 15 avril. Le reste vous le connaissez.

Le meilleur est-il à venir ? Je ne sais pas. J’ai adoré écrire, me faire appeler par un éditeur, signer un contrat. Mais j’avoue que j’ai aussi hâte de sentir mon livre, littéralement, sentir son odeur.  Et puis, le caresser du regard et des doigts. J’ai aussi hâte de rencontrer mes lecteurs. Voir mon roman en librairie, et puis peut-être, si j’ai de la chance, apercevoir quelqu’un que je ne connais pas en train de le lire.

On n’y est pas encore. Prochaine étape si la période des modifications est finie : le choix de la couverture. Et la rédaction du tome II !



Articles sur le même thème :

Tags: , , , ,