Un article bien intéressant dans le Figaro aujourd’hui qui raconte les coulisses d’un service de manuscrit, plus particulièrement chez Grasset. J’aime beaucoup ce passage particulièrement :
«Que les choses soient bien claires, souligne l’éditrice : tous les manuscrits sont ouverts. Ils ne sont pas tous lus intégralement, bien sûr. Mais on lit un certain nombre de pages, et pas seulement les premières. Cela suffit à se faire une idée» (…) Les manuscrits sont classés en trois catégories. Les excellents : ils sont rares, très rares ; on y décèle un style, une histoire forte, des personnages ayant du relief, une manière habile de mener la narration. « Dans ces cas, je suis pratiquement sûre que le comité de lecture va abonder dans mon sens. » Ensuite, il y a les très mauvais, de loin les plus nombreux « On les repère très vite ». Enfin, les catégories intermédiaires : « Ce sont ces manuscrits qui nous prennent le plus de temps, car on détecte quelque chose d’intéressant une écriture, un ton, un sujet… mais ils sont loin d’être aboutis.»
Un peu d’humilité ne fait pas de mal. Personnellement, je sais que mon roman ne trouvera jamais sa place chez Grasset et ça ne me dérange pas. Il a trouvé sa place ici et j’espère qu’il trouvera sa place en France. Car oui, si mon roman ne bouge plus, je compte recommencer à contacter des éditeurs Français.






