Archive pour ◊ août 2008 ◊

Auteur: Audrey
• Mardi 26 août 2008

Je ne suis plus capable. Je laisse tomber Marc Levy et son dernier roman après 250 pages. “Toutes ces choses que l’on ne s’est pas dites” restera inachevé ! C’est le 4e de ses romans que j’abandonne et ce sera le dernier. Je voulais essayer de comprendre ce que ses millions de lecteurs lui trouvent mais l’énigme restera entière. C’est creux, banal, froid aussi. Les personnages sont chiants, énervants, limite détestables. Les descriptions de Montréal et de New-York sont presque cliniques, comme si Marc Levy voulait prouver à ces lecteurs qu’il connaît parfaitement ces villes.

Si “Je reviens te chercher” de Guillaume Musso a réussi à me faire me remémorer mon voyage à New-York, il n’en va pas du tout de même pour “Toutes ces choses que l’on ne s’est pas dites”. Je ne me suis pas sentie  une seconde à Montréal ou à New-York en lisant ses mots.

Tant pis, il a tellement de lecteurs qu’il ne devrait pas être déçu de ne plus jamais me compter parmi eux. Je vais pouvoir me concentrer sur le roman de Julie dont le lancement a lieu demain soir. Je lis toujours deux livres à la fois, un la journée (en bus et sur mon heure de lunch) et un le soir avant de m’endormir, sauf si l’un des deux m’emporte trop.

Je ne suis qu’à la moitié d’Enthéos, mais je peux d’ores et déjà dire que selon moi, Julie est mille fois plus talentueuse que Marc Levy.

Bon pour ceux qui aiment Marc Levy, pouvez-vous me dire ce que vous lui trouvez ?

Auteur: Audrey
• Lundi 25 août 2008

Peut on apprendre à écrire un roman comme on apprend à jouer du piano ou à monter à cheval ? L’art du roman, de l’écriture, peut-il s’enseigner ? Avant de quitter la France, je n’avais jamais entendu parler des cours de création littéraire qui se donnent à l’université. La vieille tradition française veut que l’art d’écrire un roman soit inné. Il n’y a qu’à voir comment la plupart des auteurs françaiscondamnent la création littéraire. Les seuls cours que l’on peut suivre là bas sont ceux dispensés par des ateliers d’écriture et dont la qualité laisse à désirer.

J’ai longtemps cru moi aussi qu’écrire était un don, et seulement un don. On naît écrivain, on ne le devient pas. Et puis je suis passée de l’autre côté de l’Atlantique. Aujourd’hui, si je crois encore qu’écrire un bon roman ne s’apprend pas, je pense qu’on peut, au moins, apprendre à éviter des erreurs grossières. D’ailleurs, je vous conseille ce livre : How not to write a novel ? écrit par deux éditeurs américains. C’est très instructif et très drôle en plus.

Et puis, j’irai même plus loin, je pense qu’on peut apprendre et développer certaines techniques d’écritures. Personnellement, j’ai de grosses lacunes au niveau de mes descriptions et lire des manuels de création littéraire sur le sujet m’a vraiment aidée.

Je ne pense pas qu’on puisse écrire un roman sans avoir un certain don, je ne saurais jamais peindre par exemple, mais écrire, c’est aussi apprendre. C’est travailler. C’est enfin avoir une personnalité disposée à passer des milliers d’heures devant un écran dans un monde totalement imaginaire.

Et vous, pensez vous que les cours de création littéraire sont utiles ?

Auteur: Audrey
• Vendredi 22 août 2008

Les vacances sont finies, lundi, il me faudra prendre le chemin du boulot mais j’ai reçu une excellente nouvelle cette semaine : ma semaine de quatre jours a été acceptée et je vais travailler du lundi au jeudi d’ici la mi-septembre. Superbe cadeau d’anniversaire pour mes 29 ans! Vu que j’ai eu une augmentation de salaire en juillet, ça n’absorbera pas toute la baisse de salaire qui va avec la baisse des heures travaillées mais au moins une partie, et pour le reste, je suis prête à gagner moins d’argent. Pouvoir consacrer tous mes vendredis à l’écriture, ça va être génial.

Sinon j’ai enfin trouvé mon titre pour mon roman et les deux Caroline ont adoré, ce sera donc : Passionnément givrée qui rappelle le froid ainsi que la folie. J’adore. Je leur ai également parlé de mon idée de faire de ce roman le premier tome d’une trilogie et j’ai recueilli l’approbation générale. Évidemment, cela ne veut pas dire que le tome II sera accepté d’office mais ça fait du bien de parler avec des gens qui ont l’air si enthousiastes par rapport à ce qu’on écrit.

Je vais donc terminer ma dernière relecture de Passionnément givrée, l’envoyer à Carolyn et attendre son verdict. Si c’est ok pour elle, ce sera la fin des modifications et le début de l’écriture de mon tome II ! J’ai hâte, je n’ai pas arrêté de penser à cette suite ces dernières semaines et si je sais comment mon tome II finit, il n’en va pas de même pour le III. Tout dépendra de l’alchimie entre mes personnages du II car c’est dingue à dire mais ces personnages qu’on a créés prennent vie et décident de leur destin. Et quand ils ne veulent pas faire un truc, ils ne veulent pas. On a beau l’écrire, ça ne va jamais.

En tout cas, c’est une belle aventure !

Mon site avance aussi, il devrait être ligne en début de semaine prochaine. J’ai finalement acheté un kit graphique que je modifie avec Dreamweaver, ça avance bien. Pourquoi Audrey Parily ? Parce que Paris et Lyon. L’une est ma ville préférée au monde et l’autre ma ville natale. Et Parilly, avec deux l, c’est aussi une station de métro (ma station) et un parc à Lyon.

Sur ce, je vais profiter de mon vendredi ! L’été s’est enfin décidée à s’installer, un 22 août, il était temps!

Auteur: Audrey
• Jeudi 21 août 2008

Pour ceux qui se demandent ce qu’ils font ici, j’ai acheté un nom de domaine avec mon nom de plume (audrey parily) et j’ai mis un lien de redirection automatique sur mon ancien blogue vers celui-ci. Mon blogue est encore sujet à quelques modifications (de francisation notamment), quant à mon site, il est totalement en construction comme vous pouvez le voir sur la page d’accueil. Plus de détails après mes vacances!

Auteur: Audrey
• Dimanche 17 août 2008
Un débat bien intéressant sur la chick lit entre India Desjardins et Patrick Sénécal sur radio canada (tout en bas).
Chick lit rime-t-il avec superficialité ? La majorité des filles disent que non, la majorité des gars disent que oui. C’est certain que ces livres-là sont légers et qu’on n’en ressort pas avec des profondes réflexions sur la vie comme avec Kundera par exemple mais la chick lit pose la question : pourquoi les relations hommes-femmes sont-ils aussi compliquées ? Ce n’est pas rien. Est-ce superficielle de se poser des questions sur notre incapacité à trouver l’amour et vivre en couple ? Je ne crois pas non.
Ceci étant dit, je n’aimerais pas que les critiques réduisent mon livre à de la chick lit quand il sortira parce que mon héroïne n’est pas juste une fille célibataire qui sort avec les mauvais gars et qui cherche le bon. C’est une fille qui se demande comment être adulte, comment vivre sa vie avec les cartes qu’elle a reçu à la naissance. C’est une fille qui se cherche, une fille qui devra faire des choix et les assumer jusqu’au bout. Le ton est assez léger et humoristique dans l’ensemble mais j’ai quand même tenu à ne pas limiter mon roman à ça. Et Caroline l’a bien senti.
Alors chick lit or not chick lit mon roman ? On coupe la poire en deux et je vais dire : oui, mais non.
Vous le lirez au printemps et on en reparlera! ;-)
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