Archive pour 3 septembre 2008

Auteur: Audrey
• Mercredi 03 septembre 2008

J’ai rencontré François Blais il y a presque un an maintenant, dans le but de faire une entrevue audio que j’aurais mis sur mon blogue. L’entrevue, je l’ai faite il y a plus de six mois, dans un lieu public, et la qualité de mon enregistrement est pitoyable. Du coup j’ai décidé de retranscrire quelques-unes de ses réponses (les plus intéressantes selon moi) par écrit.

François et moi sommes restés en contact après ça, je lui ai fait lire mon roman et peu avant Noel, il m’envoyait ses commentaires par courriel. Ce fut mon plus beau cadeau. Au mois de mars ou avril, il m’a envoyé le manuscrit de son roman, celui qui sort lundi (le 8 septembre) :

Le Vengeur masqué contre les hommes-perchaudes de la Lune, aux éditions Hurtubise HMH.

En fait ce roman est son premier, celui qu’il a écrit avant “Iphigénie en haute ville” et “Nous autres ça compte pas”. Je l’ai lu, je l’ai commenté et je ferais une bonne éditrice puisque mes commentaires ont rejoint ceux de son éditeur ! Je vous parlerai plus en détails de ce roman (dont j’ai eu droit à un exemplaire gratuit!) bientôt. Pour l’instant, place à l’entrevue.

Quand as-tu commencé à écrire ?

Depuis toujours à peu près mais à partir du secondaire, j’ai commencé à écrire régulièrement. J’ai toujours aimé lire et mon envie d’écrire est partie de là. Au cegep, j’ai pris un cours de création littéraire. On m’a complimenté et encouragé à continuer. Quand j’ai eu 30 ans, ça a comme été le déclic : j’ai voulu voir si je pouvais jouer dans la ligue majeure (de hockey, pour les non-québécois) et j’ai commencé à démarcher les éditeurs.

Comment s’est passé ton parcours pour te faire éditer ?

Mon premier roman (celui qui sort en septembre), je l’ai envoyé à 5 éditeurs. 4 m’ont dit non, L’Effet-Pourpre m’a dit oui puis a fait faillite*.  Entre-temps j’avais commencé Iphigénie et j’ai rangé mon premier roman dans mon tiroir. J’ai envoyé Iphéginie à l’Instant-Même, Trypique, Alto, Marchand de feuilles et XYZ. Cette fois, 4 éditeurs m’ont dit oui, seul Alto a refusé. Je voulais privilégier une maison de Québec alors j’ai signé chez l’Instant Même.

As-tu essayé d’envoyer ton manuscrit à des maisons d’éditions en France ?

Non, il aurait fallu retirer trop de tabanarks, osties et shake-ça pour le vieux-continent !

Comment écris-tu ? Fais-tu des fiches de personnages par exemple ?

Non, pas de fiches de personnages. J’ai seulement deux personnages principaux dans mes précédents romans alors ce n’est pas trop compliqué à gérer. Je ne fais pas de plans non plus. J’écris un premier jet puis je le laisse dormir 4 à 5 mois. Ensuite je le retravaille. Je mets à peu près peu un an pour terminer un roman en comptant la période de dormance.

Quels sont les écrivains qui t’inspirent ?

J’aime beaucoup Dickens, George Eliot, Jane Austen, Proust, Flaubert aussi. J’ai une préférence pour les auteurs non-contemporains mais je suis assez hétéroclite, en ce moment je suis en train de lire Les Bienveillantes.

Un conseil aux jeunes auteurs ?

Écrire, lire la correspondance de Flaubert (les leçons de littérature surtout) et persévérer.

*L’histoire voudra que l’éditeur qui avait dit oui à François il y a plusieurs années, devenu directeur de Hurtubise, le recontacte au début de cette année pour publier son premier roman.