Je n’ai découvert et aimé Amélie Nothomb que récemment, j’avais lu Robert des noms propres que j’avais abandonné, de même que Acide Sulfurique qui ne m’avait pas du tout convaincu. Et puis un jour, je suis tombée sur Stupeurs et tremblements et je me suis dit que si ce roman avait remporté le prix de l’académie française, il devait sûrement valoir quelque chose. Je l’ai donc acheté et dévoré. Ensuite j’ai lu Ni d’Ève, ni d’Adam que j’ai aimé, mais sans plus. Aujourd’hui j’ai réservé Le fait du prince à la bibliothèque, je suis dixième sur la liste d’attente, c’est moins pire que certains livres (J’ai déjà été 183ème !) et je suis tombée sur un article du Point sur elle. Amélie y parle de ses romans, de l’écriture et de sa vie. J’ai trouvé certains passages vraiment intéressants. Comme ceux-ci:
Ses romans :
“Le Fait du prince est le 61e de mes livres et le 63e est en train. J’écris 3,7 romans par an, les uns à la suite des autres. En décembre, je relis tout ce que j’ai écrit dans l’année et je choisis ce qui sera publié l’année suivante, toujours parmi les récents. Je ne retourne jamais dans ce que j’appelle les vieilleries.”
Et dire que moi je me disais que si je repartais tout de suite dans l’écriture de mon second roman, j’allais m’épuiser ! En même temps, les livres d’Amélie Nothomb sont courts.
L’écriture :
“Je travaille énormément au moment de l’écriture, mais quand l’accouchement est fini et que je suis enceinte du livre suivant, c’est-à-dire dès le lendemain, je considère qu’il est trop tard. Si je n’ai pas réussi à investir dans un livre tout l’amour et tout le soin nécessaires lorsque je l’écrivais, c’est que ça n’en valait pas la peine. Je ne crois pas beaucoup aux corrections ultérieures.”
Chacun sa méthode, personnellement je crois que j’adore encore plus les corrections que la création. Quand le canevas est fini et qu’il me faut jouer avec les mots, approfondir certaines choses, ajouter de l’émotion. Oui j’adore les corrections.
Sa méthode de travail :
“Je me réveille tous les jours à 4 heures du matin et, même si je suis fatiguée, la machine fonctionne : je me mets à écrire, toujours sur des cahiers à spirale et à petits carreaux en papier recyclé, toujours avec des Bic cristal encre bleue. J’enchaîne avec le courrier et, en saison, avec les interviews.”
Et elle ne s’arrête jamais, y compris le dimanche. Je ne sais pas si c’est vraiment vrai mais si oui, elle a une très belle volonté.
Bonne journée à tous !









J’avais été très intéressée par sa méthode d’écriture. Elle avait répondu à un long entretien sur le même sujet dans le magazine pour lequel je collabore. C’est incroyable cette facilité d’écriture. Il est néanmoins dommage de publier si souvent alors que certains romans ne sont pas très réussis…
Oui je suis d’accord, elle devrait passer plus de temps sur les corrections et publier moins. Mais j’avoue qu’écrire autant c’est assez remarquable ! As-tu lu Le fait du prince ? J’ai bien hâte de le lire et de voir si j’aime ou pas !
Dixième sur une liste d’attente à la bibliothèque…je vous souhaite qu’il existe plusieurs exemplaires…
Car à raison de deux semaines par individu…il serait surement préférable de le réserver au papa Noël…(si si il existe).
Au plaisir de vous lire, Sounil
Ne vous inquiétez pas, le réseau de bibliothèques de Québec comporte 25 bibliothèques qui ont chacune plusieurs exemplaires de ce livre donc je devrais être arrivée en haut de la liste d’ici la fin du mois
Je suis rassuré dans ce cas…vive les réseaux
Mais il faut lire en priorité : Hygiène de l’assassin, Mercure, Les catilinaires, et bien sûr Les combustibles ! A mon sens ce sont les meilleurs avec Métaphysique des tubes et Stupeur et tremblements. Bonne lecture !
Merci pour ces conseils de lecture, je ne manquerai pas de lire ces titres dans un avenir proche !