La rentrée littéraire française de 2008, c’est 656 romans, pour l’automne, sans parler de la production étrangère. Et ce chiffre est en baisse par rapport à 2007. 656 romans et pourtant depuis quelques semaines, ce sont toujours les mêmes noms qui reviennent dans les médias.
Christine Angot et son marché des amants où elle raconte en détail sa relation avec Doc gynéco, Amelie Nothomb bien sûr et son fait du prince, Catherine Millet avec Jour de souffrance, Faïza Guene avec Gens du Balto, et révélation littéraire de 2008, encensé par tout le monde et qui méritera (au moins) le prix de Flore : Tristan Garcia, avec La meilleure part des hommes. On remarquera une chose, c’est que ces auteurs sont tous issus de grandes maisons d’éditions parisiennes : Le Seuil, Albin Michel, Hachette, Flammarion, Gallimard.
Je n’ai pas encore lu ces romans (le temps qu’il arrive ici, la grande frénésie sera passée, jusqu’à la remise des prix littéraires en octobre/novembre), je ne me prononcerai donc pas sur leurs qualités, mais je commence à en avoir marre que toute la presse ne parle que d’une poignée d’élus. Plus de 600 romans resteront dans l’ombre, plus de 600 auteurs ne verront jamais leurs noms mentionnés ou dans les journaux. Au pilon dans quelques mois !
Pas facile de faire sa place dans ce milieu quand on est un jeune auteur ou une petite maison d’éditions. Alors pourquoi publier autant ? Et pourquoi ne laisser aucune chance à des centaines d’auteurs débutants ?
Plus le temps passe et plus je suis heureuse d’avoir signé un contrat d’édition avec une maison ici. C’est certain qu’il est tout autant difficile pour un premier roman de se faire sa place au Québec. Le marché est minuscule par rapport à celui de la France, les grandes maisons comme Boréal ou Québécor dominent, mais la presse ici semble moins réticente à parler des nouveaux auteurs. Ils ne restent pas non plus focalisés sur les “grands” noms pendant des mois. Les chances sont moins inégales.
Tiens, ça me fait penser, combien de romans ont été publiés pour cette rentrée littéraire au Québec ? Et parmi eux, combien de premiers romans ? Une petite recherche s’impose. Ce serait intéressant aussi de trouver le chiffre de premiers romans publiés en France pour cette rentrée. Combien d’inconnus parmi eux ? Si quelqu’un a ces chiffres, qu’il n’hésite pas à me les communiquer !









Bonjour,
j’ai l’impression que l’édition au Canada ne se porte pas non plus très très bien. Non ? Je suis pas mal les éditions Les Allusifs et pour survivre, elles travaillent beaucoup en France, avec des diffuseurs français.
Quant aux journalistes. Oui… C’est fatiguant. De très bons romans pour la rentrée, il y en a quand même :
Eugène Durif (Laisse les hommes pleurer), Mathieu Belezi (C’était notre terre), Niels Trede (La Nuit pétrifiée)…
Mais c’est vrai qu’il faut pas mal éplucher la presse, musarder dans les librairies…
Bonne soirée !
Ah c’est sûr, l’édition québécoise survit essentiellement grâce à des subventions du gouvernement, le marché est plus petit, les gens ne lisent pas beaucoup et la littérature française inonde les librairies. Et pourtant, les éditeurs n’hésitent pas à prendre des risques et à publier des inconnus. Deux maisons d’éditions ont accepté mon roman ici mais il a été refusé par Anne Carrière, et Flammarion, les deux seuls que j’ai testé. Je sais erreur de débutante, je n’ai pas choisi les plus petites !
Merci pour ces conseils de lecture !
Merci,Anne-Sophie et bonjour Audrey
Juste une petite remarque: C’est la Vie (et non la Nuit) pétrifiée.
Tu vis en France ou au Canada?
Bonjour Nils, je vis au Canada depuis un peu plus de trois ans. A bientôt.