J’ai 29 ans donc et je me demande un truc : quel âge il faut avoir pour se faire vouvoyer au Québec ?

Les serveurs, les caissières, les emballeurs me tutoient alors que moi souvent je les vouvoie.

Mon docteur me tutoie ce qui a le don de m’énerver, je n’ai plus 15 ans.

Je suis allée passer un examen des yeux la semaine dernière et là encore tout le monde m’a tutoyée.

Le propriétaire de l’écurie où je monte me tutoie et m’appelle même ma chouette. Nom affectueux, surtout donner par les parents aux enfants, sauf que ça me donne l’air d’avoir 15 ans, encore.

Dans la rue, quand les gens me parlent pour me demander l’heure ou leur chemin, ils me tutoient.

Je sais que je ne parais pas mon âge, l’année dernière, un préposé chez Couche-tard m’a même demandé si j’avais 18 ans alors que je voulais acheter de l’alcool ! Je ne m’en plains pas hein mais sérieusement, des fois je ne détesterais pas ça me faire vouvoyer, surtout par des personnes de 10 à 15 ans plus jeunes que moi.

Personnellement, j’ai vraiment du mal à passer au “tu” tout de suite. Surtout avec les personnes plus agées. Antoine Tangay par exemple m’a tout de suite demandée de le tutoyer au téléphone et j’ai vraiment eu du mal. OK je ne suis pas en train de dire qu’Antoine est une personne âgée mais il est plus vieux que moi. Bref !
Notre entrevue fut vraiment vraiment interessante en passant, je vous montre ça dès que j’aurais terminé le montage !



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Ce mini-roman a été écrit le Lundi, septembre 22nd, 2008 à 7:51 dans la catégorie Autour du Québec. Vous pouvez suivre les commentaires de ce mini-roman via le fil RSS 2.0. Vous pouvez également déposer une plume, ou faire un trackback depuis votre site vers cet article forcément sublime.

6 comments so far

1.  Daniel Fattore
septembre 22nd, 2008 at 9:34

Même difficulté pour moi - j’aurais de la peine, par exemple, à m’intégrer à un environnement de travail où le tutoiement serait la règle.

2.  Audrey
septembre 22nd, 2008 at 5:43

Bizarrement, moi ça ne me dérange pas de me faire tutoyer au boulot, au contraire, je tutoie même ma boss. C’est plus avec les inconnus et surtout plus jeunes que moi que ça m’énerve.

3.  Venise
septembre 22nd, 2008 at 10:26

Bonjour vous ! Je suis Venise et on ne se connaît pas. Je suis enchantée de faire votre connaissance par Enthéos, disons que c’est sous le signe de l’enthousiasme. J’ai bien aimé lire votre historique blogue, vous n’êtes pas né d’hier. Vous méritez bien que l’on vous vouvoie !
Je fais partie des rédacteurs de La Recrue et d’ailleurs, c’est là que j’ai cliqué pour venir jusqu’ici. Maintenant que je connais le chemin, je vais revenir, promis.

4.  Audrey
septembre 23rd, 2008 at 7:12

Merci Venise mais vous pouvez me tutoyer, sur les blogues ça ne me dérange pas. Je lis votre recrue du mois depuis plusieurs mois déjà et j’aime beaucoup le principe. Enchantée d’avoir fait votre connaissance par Enthéos qui apparemment remporte un succès bien mérité.

5.  Anne-Sophie
septembre 23rd, 2008 at 9:36

C’est exactement ce que je raconte aujourd’hui sur mon blog. Il est de coutume en effet que de très nombreux auteurs me tutoient, sans me connaître, ce qui fausse un peu le rapport professionnel et surtout ma position qui se doit de rester objective.

6.  Audrey
septembre 23rd, 2008 at 5:46

Au Québec le tutoiement est de rigueur, le tu apparait bcp plus souvent que le vous et je suis d’accord que parfois le rapport professionnel peut être faussé, on a tendance à croire que notre patron est notre ami alors que non par exemple.
Le mieux c’est de demander à une personne qu’on ne connait pas si on peut se tutoyer, parce que passer tout de suite au tu, je trouve ça parfois “envahissant”

 

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