Archive pour ◊ octobre 2008 ◊

Auteur: Audrey
• Lundi 20 octobre 2008

J’ai reçu trois propositions de couvertures la semaine dernière de la part de Caroline pour Passionnément givrée. En fait 9 car chacune contenait 3 couvertures sur le même thème pour ma trilogie.

J’ai beaucoup aimé la proposition 2, je n’entrerai pas dans les détails pour vous laisser la surprise mais l’idée générale et le concept me plaisent beaucoup. Là où j’ai demandé des ajustements c’est sur la dessin représentant mon héroïne. Je ne l’ai pas reconnu et c’est important ça pour moi. Elle dégageait une impression de légerté qui contraste beaucoup avec Isa qui n’arrête pas de se prendre la tête sur des choses insignifiantes. Elle faisait trop fille aussi, un peu trop chick lit.

Je ne recommencerai à me demander si oui ou non je classe mon roman dans un roman de chick lit, la réponse reste “oui mais non” ou “non mais oui”, et c’est pour cette raison que j’aimerais avoir une couverture qui mixe les deux. J’ai donc écrit mes commentaires à Caroline qui va me revenir avec d’autres propositions.

Je me considère vraiment chanceuse de pouvoir exprimer mon point de vue et de savoir qu’il sera pris en compte. La couverture d’un livre c’est l’élément accrocheur avec le titre quand on a pas un nom connu et je voudrais vraiment quelque chose qui colle avec l’idée, avec l’ambiance de mon roman.

En tout cas, c’est génial de voir que tout prend forme petit à petit. La fin approche. Alors que je vais me replonger dans Passionnément givrée dans les jours à venir pour une dernière correction sur le fond, hier j’ai franchi la barre fatidique des 100 pages pour le tome II, clôturant ainsi ma première partie. J’aimerais pouvoir le terminer d’ici la sortie de Passionnément givrée. Ensuite je le laisserai reposer durant la partie promo et je me replongerai dedans durant l’été. Tout un planning.

Moi qui me trouvait prolifique, j’ai lu que Anne Robillard, auteure des Chevaliers d’émeraude entre autres, a publié 17 romans en 6 ans. Même si je n’ai rien lu d’elle, je trouve cela assez… impressionnant.

Auteur: Audrey
• Samedi 18 octobre 2008

Je n’irai certainement pas en France à Noël finalement, j’ai une amie qui se marie en mai et je voudrais vraiment pouvoir y être, sans compter que mon roman sera sorti d’ici là et que j’aimerais pouvoir organiser un petit lancement. Deux billets d’avion en l’espace de cinq mois donc, ça fait cher pour ma petite bourse, surtout que celui à Noël tourne autour des 1200 dollars et c’est ça, c’est juste le Québec-Paris, il faut ensuite que je prenne le TGV jusqu’à Lyon qui coûte cent euros environ (ah que je regrette ma carte des 12-25 ans qui me donnait 40% de réduction!)

Pas de séjour en France avant plusieurs mois, c’est sûr que c’est pas facile de rester éloignée de mes proches si longtemps mais d’un autre côté, je me rends compte que la France ne me manque pas vraiment. J’adore retourner à Lyon et revivre mes souvenirs de l’époque où j’y vivais mais ça s’arrête là.  Je n’ai pas envie d’y revivre. En tout cas pas pour l’instant.

J’aime le Québec à cause des couleurs de l’automne. J’aime le Québec à cause de la gentillesse qui émane de la plupart des gens. J’aime le Québec parce que l’ambiance est moins morose qu’en France. Parce que les gens qui quêtent dans la rue ne sont pas agressifs ou insistants comme en France. Parce que je peux prendre le bus le soir sans craindre de me faire agresser. Parce que les gars qui draguent ne sont pas insistants comme en France où au mieux on se fait dire qu’on fait notre star quand on les repousse, au pire on se fait traiter de salope (véridique)

J’aime le Québec parce que j’ai trouvé un travail en trois semaines après ma maitrise, même si mon nom de famille ne sonne pas québecois.

J’aime le Québec parce que je peux changer d’appartement sans tous les détails administratifs qu’il y a en France (fournir des références, ses trois derniers bulletins de paie (qui sont mensuelles en France), un garant et bien sûr se faire dire non parce qu’on est pas un Français pur souche. Bon ça, ça ne m’ait jamais arrivé par exemple)

J’aime le Québec parce que j’ai trouvé un éditeur pour mon livre en trois semaines et que je suis entrée dans une très belle famille. J’ai d’ailleurs reçu mes premières propositions de couverture cette semaine, je vous en reparle.

Je pourrais écrire des pages et des pages pour expliquer pourquoi j’aime le Québec (pour dire pourquoi je ne l’aime pas aussi d’ailleurs, y’a pas de pays parfait), mais surtout, j’aime le Québec parce que j’aime la personne que je suis devenue en y vivant.

Auteur: Audrey
• Vendredi 17 octobre 2008

Sarkozy est venu me faire un petit coucou à Québec, il est même à moins d’un kilomètre de moi puisque je travaille sur la colline parlementaire. Pas assez proche néanmoins. Tous les bureaux gouvernementaux aux alentours sont fermés ce qui veut dire congé forcé pour les employés. Si j’avais été 100 m plus près du parlement, j’aurais moi aussi pu avoir mon vendredi pm ! Le dispositif de sécurité est assez impressionnant et toutes les rues aux alentours de mon bureau sont fermées.

Toute cette mini polémique autour de la visite éclair de Sarkozy (26 heures seulement, direction les USA ensuite) me laisse songeuse. Qu’est-ce que ça peut faire qu’il ne reste que quelques heures ? Je ne veux pas vous faire de peine mais entre une visite au Québec et une visite aux USA, ce seront toujours ces derniers qui auront la priorité, c’est comme ça .

Bon ben, je retourne bosser moi.

Mis à jour : voici un extrait d’un article qui résume bien ce que je pense sur les rapports France-Québec :

Quelle belle occasion, pour les amateurs de guerres protocolaires, de se libérer de l’obsession française, de cette juvénile recherche d’approbation. Ni le salut du Canada, ni l’avenir du projet souverainiste ne passent par la France ou les préférences de son président.

À bon entendeur !

Categorie : Autour du Québec  | Tags: ,  | 6 Plumes
Auteur: Audrey
• Jeudi 16 octobre 2008

Quand on écrit, on finit toujours à un moment à attendre des retours de la part des lecteurs. On écrit parce qu’on espère toucher, parce qu’on a quelque chose à partager. Même si les critiques nous angoissent, elles sont nécessaires. Tous les auteurs souhaitent voir apparaitre leurs livres dans la presse parce que cela leur donne une certaine légitimité, comme quand un éditeur décide de nous publier, on se dit qu’on a raison d’écrire, qu’on a un certain talent.

Je suis abonnée au Devoir du week-end pour avoir accès aux chroniques littéraires, je lis le Soleil le dimanche pour les critiques littéraires. Ce que je constate, c’est que peu de journalistes savent faire des critiques dans la règle de l’art, à savoir ne pas trop en dire sur l’intrigue et étayer son point de vue avec des exemples tirés du livre.

Beaucoup de critiques négatives que je lis me choquent parce qu’elles manquent tellement de respect pour l’auteur. Quand une personne dit qu’un livre est nul, qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le lire parce qu’elle n’a pas aimé, c’est un manque de respect pour le travail de l’auteur et l’éditeur. (J’ai lu une critique de ce genre dimanche passé et ce n’était pas la première fois ) Qui est-elle pour énoncer ainsi quelque chose qu’elle pense être la vérité ? Quelle est sa crédibilité ? Ce journaliste n’a même pas pris la peine de développer son point de vue, pourquoi ce livre est-il nul selon lui ? Je ne l’ai jamais su en profondeur. Ce que je retrouve beaucoup dans les critiques c’est “l’intrigue n’est pas crédible, ou trop mince, les personnages sont inconsistants, le style est bâclé” mais aucun exemple tiré du livre pour appuyer ces dires. C’est un peu facile tout ça et pas assez pour déclarer un livre nul.

Julie Gravel-Richard a fait face ce week-end à une critique dans la Presse par une journaliste lui reprochant de manquer d’âme. Comment une journaliste peut-elle écrire cela ? Entre juger son auteur et son roman, il y a un monde qu’elle n’a pas hésité à franchir et qui démontre son amateurisme.

Comment devient-on critique au Québec ? Avec un bacc en littérature, en journalisme, parce qu’on aime lire ? Je ne sais pas mais avec le temps j’en arrive à me dire que peu de critiques sont crédibles. Bien sûr, cela apporte une visibilité et même si on en parle en mal, au moins on parle du livre mais je crois que lorsque mon roman sortira, ce qui me touchera le plus et me fera réfléchir, ce seront les réactions des lecteurs anonymes.

Pas celles des journalistes qui devraient apprendre à éviter d’énoncer leur opinion, qui est de facto subjective, comme la vérité pure et respecter un peu plus le travail de l’auteur. Le problème, c’est qu’un critique rejoint des milliers de lecteurs et c’est là où le bât blesse. Quand mon roman sera sorti, si un critique l’égratigne, ça va me faire mal de savoir que des centaines et des centaines personnes auront lu son opinion et l’admettront peut-être comme la vérité et que je ne pourrais rien faire contre ça. Et c’est pour cette raison que les critiques devraient faire attention à ce qu’ils écrivent

Auteur: Audrey
• Mardi 14 octobre 2008

Je devrais recevoir les commentaires de Carolyn sur les modifications de Passionnément givrée dans une semaine. J’ai hâte de m’y remettre, plus d’un mois et demi sans me relire, les erreurs grossières et les incohérences s’ils en restent devraient me sauter aux yeux. D’après ce qu’a pu me dire Carolyn, si dans la première version, il y avait des choses à développer, dans cette deuxième version, il y a maintenant certaines longueurs, chose dont je me doutais.

Difficile de trouver un bon rythme. Je ne sais jamais si j’en dis trop ou pas assez sur un personnage, si je me perds dans des détails sans fin, peut-être que ça viendra avec l’expérience et la pratique. En attendant je suis bien contente d’avoir Carolyn qui veille et conseille.

Et j’ai hâte aussi de mettre un point final à ce roman. Il y a quelques semaines, je stressais à cette idée, rendre la version qui apparaitra sur les tablettes des librairies, plus de retour en arrière possible. Aujourd’hui je me sens davantage en confiance pour le faire, je me sens satisfaite de mon histoire et de mon écriture. Et après avoir lu les suggestions de Carolyn et remanier mon texte une dernière fois, je sais que là je serai vraiment prête. Je serai à 100% satisfaite de moi et prête à laisser mon premier roman commencer à vivre sans moi.
Dans dix ans, je le relirai peut-être en me disant ah mais quelle horreur, il y a des passages vraiment affreux. Dans dix ans, mon écriture aura changé, se sera améliorée (j’espère) mais ce qui compte c’est que je sois satisfaite et fière de moi aujourd’hui. La personne que je suis aujourd’hui a écrit ce roman et après ces dernières corrections qui s’en viennent, elle sera fière et satisfaite du travail accompli.

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