Archive for novembre, 2008

Je suis incapable de faire un plan quand j’écris. En fait non. J’en fais, mais on dirait que je prends plaisir à ne pas le suivre. Pour mon premier roman, j’ai passé plus de temps à corriger qu’à écrire parce que justement, je n’avais pas fait de plan et qu’il fallait que je corrige des choses précédemment écrites pour qu’elles soient en cohérences avec les chapitres suivants.

Personnellement, j’adore la partie révision/correction, autant que la partie création qui, même si elle est plus jouissive, surtout quand l’inspiration s’empare de nous et que nos doigts ne tapent pas assez vite, elle est aussi plus stressante. Une page blanche et une histoire dans ma tête à coucher sur le papier de manière attrayante et émouvante. Gros stress donc.

Mais revenir en arrière pour corriger les incohérences, c’est aussi stressant. Et si j’oubliais quelque chose ?

Toujours est-il que pour mon deuxième roman, j’avais décidé de faire un plan des grandes lignes de l’histoire. Un plan des trois différentes parties. J’avais même fait une chronologie avec les grands moments à traiter. Mais ça n’a pas loupé. Incapable de suivre ce plan je suis et je resterai. Des tas de nouvelles idées viennent me frapper et l’histoire prend une autre direction. Évidemment, ce n’est pas la direction opposée, je sais quelle histoire j’ai envie de raconter, mais je bifurque quand même de 20 ou 30 degrés vers la droite ou vers la gauche. Et j’aime ça. J’aime me laisser suprendre par mes personnages.

Quand j’ai bâti mon plan, je ne connaissais pas encore très bien certains de mes nouveaux personnages, maintenant que c’est fait, ce sont eux qui me guident et qui me disent : eh, me semble que ce serait mieux s’il se passait ça, non ? Et deux fois sur trois, ils ont bien raison.

Tout ça pour dire que ma méthode d’écriture à moi est maintenant enterinée : faire un plan des grandes lignes histoire de savoir où je m’embarque et ensuite me laisser suprendre !



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Wow je suis toute fébrile ! En faisant une recherche comme ça sur Passionnément givrée sur Google, je suis tombée sur ça !

L’inscription de mon roman à la bibliothèque et archives nationales du Québec, passage obligé de tous les romans publiés par des maisons d’éditions québécoises ! Cette fois ça y est, je vais vraiment publier mon premier roman ! Et je viens de le réaliser ! Je ne vais pas dormir ce soir !

Edit : mon roman est aussi inscrit à la bibliothèque et archives nationales du Canada ici et comme me le signale Evelyne en commentaire, quand on tape mon nom sur le site du distributeur des éditions de Mortagne, à savoir prologue, on tombe sur mon roman !



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Eh bien, pour la première neige sérieuse de l’année, on aurait pu se passer de la tempête avec des vents à 90 km/heure. Il a fallu réapprendre à marcher dans la neige, se rappeler que les bords du trottoir sont maintenant invisibles et se réhabituer au bruit des déneigeuses. Un beau 20 centimètres de neige aujourd’hui. Fondra-t-elle, fondra-t-elle pas ? Wait and see !

À part ça, je suis à quelques semaines de tenir mon roman en format livre dans mes mains. La révision linguistique étant maintenant terminée ( le réviseur a réalisé un excellent travail, j’espère tellement qu’il ne reste plus de fautes maintenant ! Je n’en vois plus, mais je n’en voyais pas avant, dans la version précédente de mon roman, alors qu’il en restait une bonne quinzaine !) Bref, je disais donc, la révision linguistique étant finie, mon roman part en mise en forme avant impression demain. Je me languis de voir de quoi aura l’air mon roman en version livre.

Le temps est donc venu de penser à mes remerciements, chose qui me tiens à coeur. Il y a trois personnes que je tiens à remercier, trois personnes sans qui mon roman ne sera pas ce qu’il est aujourd’hui. Trois bêta-lecteurs comme on dit. Et puis, il y a Carolyn et Caroline pour avoir cru en moi et pour leurs conseils et disponibilités.

Ensuite je tombe dans les remerciements digne des oscars, merci à ma mère sans qui rien de tout cela n’aurait été possible, merci à mon chum pour sa confiance et son soutien, merci à ma meilleure amie, merci, merci, merci…

Nan, je plaisante. Je veux quelque chose de sobre, de sincère, de court et d’efficace. Je vais rédiger ça demain.



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Je viens de prendre conscience que cette correction de mon roman sera la dernière. Je ne pourrais plus faire de changements majeurs après la mise en page de mon roman pour l’impression.

Et donc, je jubile (hourra, c’est fini, j’ai réalisé un rêve, débouchons une bouteille de champagne et passons à la partie rencontre avec le public !), et je stresse (ah mon Dieu, est-ce que tout est correct, est-ce que je veux que tel personnage dise cela comme ça, est-ce que c’est bien ce mot que je voulais choisir, je vais devoir vivre avec ce que j’ai écrit pour le reste de ma vie, au secours, et si tout le monde détestait ? ). Que du bonheur !

Je ne sais pas du tout quel genre de vie mon roman aura. Bien sûr, tous les auteurs souhaitent voir leurs livres devenir des best-sellers, moi aussi, mais je reste réaliste. Comme on dit, les voies vers les best-sellers sont impénétrables ! Et c’est aussi bien, parce que si on en avait la recette, on n’aurait droit qu’à des romans formatés. Mais quand même, pour l’auteure que je suis, c’est assez frustrant de ne pas savoir ce que son premier roman va donner.

Quand on étudie, on sait que si on travaille fort et qu’on donne le meilleur de soi-même, on va récolter une bonne note. J’ai donné le meilleur de moi-même avec mon roman, j’y ai consacré des milliers d’heures et pourtant, mon roman pourrait rester dans l’ombre. C’est injuste, mais c’est ainsi, ce sont les règles du jeu. Et comme je veux jouer, je les accepte. En espérant et aussi beaucoup en rêvant…



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Ken Follett était à Tout le monde en parle ce soir pour la promotion de son dernier roman Un monde sans fin. Ce que je retiendrais de son entrevue, en plus du français quasiment impeccable de cet auteur :

Guy A. Lepage : Quel conseil donnez-vous aux écrivains en herbe qui vous contactent ?

Ken Follett : Je leur demande tout d’abord s’ils lisent. S’ils arrivent à l’âge de 20 ans en n’ayant lu que trois ou quatre livres, c’est fini, ils ne seront jamais écrivains.

Je suis tellement d’accord avec ça. Pour écrire il faut lire, ce n’est pas plus compliqué que ça. Euh, en fait si hein, lire est seulement la première étape qui conduit à l’écriture. Mais elle est incontournable.



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