Archive pour ◊ novembre 2008 ◊

Auteur: Audrey
• Samedi 29 novembre 2008

Je suis incapable de faire un plan quand j’écris. En fait non. J’en fais, mais on dirait que je prends plaisir à ne pas le suivre. Pour mon premier roman, j’ai passé plus de temps à corriger qu’à écrire parce que justement, je n’avais pas fait de plan et qu’il fallait que je corrige des choses précédemment écrites pour qu’elles soient en cohérences avec les chapitres suivants.

Personnellement, j’adore la partie révision/correction, autant que la partie création qui, même si elle est plus jouissive, surtout quand l’inspiration s’empare de nous et que nos doigts ne tapent pas assez vite, elle est aussi plus stressante. Une page blanche et une histoire dans ma tête à coucher sur le papier de manière attrayante et émouvante. Gros stress donc.

Mais revenir en arrière pour corriger les incohérences, c’est aussi stressant. Et si j’oubliais quelque chose ?

Toujours est-il que pour mon deuxième roman, j’avais décidé de faire un plan des grandes lignes de l’histoire. Un plan des trois différentes parties. J’avais même fait une chronologie avec les grands moments à traiter. Mais ça n’a pas loupé. Incapable de suivre ce plan je suis et je resterai. Des tas de nouvelles idées viennent me frapper et l’histoire prend une autre direction. Évidemment, ce n’est pas la direction opposée, je sais quelle histoire j’ai envie de raconter, mais je bifurque quand même de 20 ou 30 degrés vers la droite ou vers la gauche. Et j’aime ça. J’aime me laisser suprendre par mes personnages.

Quand j’ai bâti mon plan, je ne connaissais pas encore très bien certains de mes nouveaux personnages, maintenant que c’est fait, ce sont eux qui me guident et qui me disent : eh, me semble que ce serait mieux s’il se passait ça, non ? Et deux fois sur trois, ils ont bien raison.

Tout ça pour dire que ma méthode d’écriture à moi est maintenant enterinée : faire un plan des grandes lignes histoire de savoir où je m’embarque et ensuite me laisser suprendre !

Auteur: Audrey
• Mercredi 26 novembre 2008

Wow je suis toute fébrile ! En faisant une recherche comme ça sur Passionnément givrée sur Google, je suis tombée sur ça !

L’inscription de mon roman à la bibliothèque et archives nationales du Québec, passage obligé de tous les romans publiés par des maisons d’éditions québécoises ! Cette fois ça y est, je vais vraiment publier mon premier roman ! Et je viens de le réaliser ! Je ne vais pas dormir ce soir !

Edit : mon roman est aussi inscrit à la bibliothèque et archives nationales du Canada ici et comme me le signale Evelyne en commentaire, quand on tape mon nom sur le site du distributeur des éditions de Mortagne, à savoir prologue, on tombe sur mon roman !

Auteur: Audrey
• Mardi 25 novembre 2008

Eh bien, pour la première neige sérieuse de l’année, on aurait pu se passer de la tempête avec des vents à 90 km/heure. Il a fallu réapprendre à marcher dans la neige, se rappeler que les bords du trottoir sont maintenant invisibles et se réhabituer au bruit des déneigeuses. Un beau 20 centimètres de neige aujourd’hui. Fondra-t-elle, fondra-t-elle pas ? Wait and see !

À part ça, je suis à quelques semaines de tenir mon roman en format livre dans mes mains. La révision linguistique étant maintenant terminée ( le réviseur a réalisé un excellent travail, j’espère tellement qu’il ne reste plus de fautes maintenant ! Je n’en vois plus, mais je n’en voyais pas avant, dans la version précédente de mon roman, alors qu’il en restait une bonne quinzaine !) Bref, je disais donc, la révision linguistique étant finie, mon roman part en mise en forme avant impression demain. Je me languis de voir de quoi aura l’air mon roman en version livre.

Le temps est donc venu de penser à mes remerciements, chose qui me tiens à coeur. Il y a trois personnes que je tiens à remercier, trois personnes sans qui mon roman ne sera pas ce qu’il est aujourd’hui. Trois bêta-lecteurs comme on dit. Et puis, il y a Carolyn et Caroline pour avoir cru en moi et pour leurs conseils et disponibilités.

Ensuite je tombe dans les remerciements digne des oscars, merci à ma mère sans qui rien de tout cela n’aurait été possible, merci à mon chum pour sa confiance et son soutien, merci à ma meilleure amie, merci, merci, merci…

Nan, je plaisante. Je veux quelque chose de sobre, de sincère, de court et d’efficace. Je vais rédiger ça demain.

Auteur: Audrey
• Dimanche 23 novembre 2008

Ken Follett était à Tout le monde en parle ce soir pour la promotion de son dernier roman Un monde sans fin. Ce que je retiendrais de son entrevue, en plus du français quasiment impeccable de cet auteur :

Guy A. Lepage : Quel conseil donnez-vous aux écrivains en herbe qui vous contactent ?

Ken Follett : Je leur demande tout d’abord s’ils lisent. S’ils arrivent à l’âge de 20 ans en n’ayant lu que trois ou quatre livres, c’est fini, ils ne seront jamais écrivains.

Je suis tellement d’accord avec ça. Pour écrire il faut lire, ce n’est pas plus compliqué que ça. Euh, en fait si hein, lire est seulement la première étape qui conduit à l’écriture. Mais elle est incontournable.

Auteur: Audrey
• Samedi 22 novembre 2008

Caroline vient de me faire parvenir mon roman corrigé après le passage du réviseur linguistique. Bon en soit, ce n’est pas le meilleur timing parce que jeudi soir, je me suis fait une entorse au poignet droit (et je suis droitière). Depuis, je me rends compte qu’une main droite est essentielle à toutes nos activités quotidiennes et que ma gauche ne sait pratiquement rien faire et n’a aucune force ! J’en ai pour dix jours de souffrance avec une orthèse à ne retirer que pour prendre une douche sous peine de ne jamais vraiment reconsolider correctement mon articulation et mes ligaments et de faire des entorses en répétition. J’ai déjà mal soigné des entorses à la cheville et j’en paie le prix dès que je marche plus de deux ou trois heures  sans mes chaussures de rando, donc je ne ferais pas la même bêtise avec mon poignet.

Ceci étant dit, j’ai tout de même survolé mon roman corrigé, à premier vue, il restait quelques coquilles et des petites fautes d’orthographe comme des s ou accents circonflexes manquants et surtout je me rends compte que je ne sais pas quand il faut mettre des traits d’unions entre les mots ou lors de questions.  J’en mets toujours trop ou pas assez. J’utilise apparemment trop peu de virgules aussi.

J’ai aussi appris que s’entretuer s’écrit de deux façons, s’entretuer et s’entre-tuer, que sens dessus dessous s’écrit ainsi et non s’en dessus dessous ce qui en y regardant de plus prêt est logique.

Bon sur ce, ça fait trente minutes que je tape ce post de la main gauche et j’en ai marre ! Donc bon salon du livre à Montréal et un petit de mot de félicitations à ma collègue Evelyne qui vient d’apprendre que son roman Amour, chocolat et autres cochonneries sera publié en France.

Je trouve ça vraiment bien que de plus en plus de romans québécois atterrissent en France, c’est sûr que certains livres ne sont pas exportables du fait du joual. Les livres de Rafaelle Germain par exemple, auraient besoin d’une forte adaptation pour être publiés en France, notamment parce qu’elle emploie des sacres à tous les deux mots, sacres que l’on ne connaît pas du tout à moins d’avoir vécu ici.

Mais bref, si les Français pouvaient lire plus de romans québécois, ils arrêteraient peut-être de penser qu’il neige 12 mois sur 12 et que la moto-neige est le moyen de transport le plus utilisé au Québec ! Oui, entendue dans un reportage dans un bulletin de nouvelles sur TF1 qui est quand même l’équivalent de TVA en terme d’écoute, et de qualité aussi d’ailleurs, mais c’est un autre débat.

Si vous voulez des exemples hallucinants de que certains de mes amis en France m’ont déjà demandés sur le Québec, lisez mon livre ;-)

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