Archive for novembre 12th, 2008

Mon roman est parti en révision linguistique cette après-midi, ce qui veut dire que la version finale de mon roman est validé et que mon travail côté écriture est fini. Deux autres relectures m’attendent mais seulement pour juger du français. La partie promo viendra ensuite, pour l’instant, je me repose, savoure et danse frénétiquement dans mon salon ! Mon roman est terminé, mon roman est validé, mon roman est terminé, mon roman est validé ! Vous voyez le genre.

Depuis que j’ai signé mon contrat d’édition, je me rends compte à quel point un éditeur s’engage en décidant de publier un roman. Je comprends pourquoi les lettres de refus sont si nombreuses. Ce n’est pas seulement de l’argent qu’une maison d’éditions engage (pour l’impression, les corrections linguistiques, les maquettes, la pub), c’est aussi et surtout du temps. Et de l’espoir. Espoir que son coup de cœur touchera les gens comme il l’a touché.

J’ai échangé plus de 70 courriels avec Carolyn, 80 en tout avec toute l’équipe, en plus des mes rencontres. Carolyn a toujours été disponible pour mes questions, mes doutes, mes demandes de conseils même pour le tome II. Elle a lu et relu mon roman pour le polir et le bonifier. Caroline, elle, a répondu à toutes mes questions concernant mon contrat, m’a proposé plusieurs couvertures, et a pris en compte mes commentaires.

Tout ce temps rien que moi, rien que pour mon roman. Et ce n’est pas fini. La partie promo s’en vient.

Oui, l’éditeur s’engage jusqu’au bout des ongles lorsqu’il publie un roman. Aussi doit-il n’avoir aucun doute sur le manuscrit qu’il a choisi.

Je comprends mieux les lettres de refus aujourd’hui.



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Je ne pensais pas être capable d’attendre ce degré de satisfaction envers mon roman : 99%. Je suis fière, vraiment fière, tellement fière. J’aime ce que j’ai écrit, c’est l’histoire que je voulais écrire, le ton que je voulais employer, les thèmes que je voulais aborder et Carolyn a su admirablement me conduire là où je voulais aller. Elle a corrigé tous mes tics d’écriture et j’en ai, m’a conseillée, donné des pistes de solutions sans jamais rien m’imposer et maintenant la fin se profile à l’horizon. La version finale de mon roman ne devrait pas tarder à être validée ! Je suis tellement bien entourée et le travail fait sur mon texte a été incroyable. Savoir accompagner l’auteur, c’est ce qui fait la valeur d’un éditeur.

Il me reste tout de même encore ce 1% qui me pousse à changer un mot pour un autre, mettre une virgule à la place d’un “et”, faire deux paragraphes d’un passage au lieu d’un. On est dans le détail mais je ne sais pas si je vais pouvoir arrêter de vouloir changer quelque chose. Figer les choses pour toujours, c’est stressant. Le mot toujours est définitif. Je vais devoir vivre toute ma vie avec ces mots.

Bientôt je n’aurais plus le choix. Quand mon texte sera passé en révision linguistique, je ne pourrais plus rien changer. Je suis contente d’avoir cette limite, parce que je crois que si on me laissait faire, j’irais jusque chez l’imprimeur pour faire des corrections de dernière minute.

Je n’en reviens toujours pas d’être en train de vivre ce que je vis. Dire qu’il y a seulement deux ans de cela, je n’avais rien écrit depuis plusieurs années à part quelques nouvelles assez ordinaires. Faut croire que mon roman sommeillait en moi et attendait le bon moment pour s’imposer à moi.



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