Caroline vient de me faire parvenir mon roman corrigé après le passage du réviseur linguistique. Bon en soit, ce n’est pas le meilleur timing parce que jeudi soir, je me suis fait une entorse au poignet droit (et je suis droitière). Depuis, je me rends compte qu’une main droite est essentielle à toutes nos activités quotidiennes et que ma gauche ne sait pratiquement rien faire et n’a aucune force ! J’en ai pour dix jours de souffrance avec une orthèse à ne retirer que pour prendre une douche sous peine de ne jamais vraiment reconsolider correctement mon articulation et mes ligaments et de faire des entorses en répétition. J’ai déjà mal soigné des entorses à la cheville et j’en paie le prix dès que je marche plus de deux ou trois heures sans mes chaussures de rando, donc je ne ferais pas la même bêtise avec mon poignet.
Ceci étant dit, j’ai tout de même survolé mon roman corrigé, à premier vue, il restait quelques coquilles et des petites fautes d’orthographe comme des s ou accents circonflexes manquants et surtout je me rends compte que je ne sais pas quand il faut mettre des traits d’unions entre les mots ou lors de questions. J’en mets toujours trop ou pas assez. J’utilise apparemment trop peu de virgules aussi.
J’ai aussi appris que s’entretuer s’écrit de deux façons, s’entretuer et s’entre-tuer, que sens dessus dessous s’écrit ainsi et non s’en dessus dessous ce qui en y regardant de plus prêt est logique.
Bon sur ce, ça fait trente minutes que je tape ce post de la main gauche et j’en ai marre ! Donc bon salon du livre à Montréal et un petit de mot de félicitations à ma collègue Evelyne qui vient d’apprendre que son roman Amour, chocolat et autres cochonneries sera publié en France.
Je trouve ça vraiment bien que de plus en plus de romans québécois atterrissent en France, c’est sûr que certains livres ne sont pas exportables du fait du joual. Les livres de Rafaelle Germain par exemple, auraient besoin d’une forte adaptation pour être publiés en France, notamment parce qu’elle emploie des sacres à tous les deux mots, sacres que l’on ne connaît pas du tout à moins d’avoir vécu ici.
Mais bref, si les Français pouvaient lire plus de romans québécois, ils arrêteraient peut-être de penser qu’il neige 12 mois sur 12 et que la moto-neige est le moyen de transport le plus utilisé au Québec ! Oui, entendue dans un reportage dans un bulletin de nouvelles sur TF1 qui est quand même l’équivalent de TVA en terme d’écoute, et de qualité aussi d’ailleurs, mais c’est un autre débat.
Si vous voulez des exemples hallucinants de que certains de mes amis en France m’ont déjà demandés sur le Québec, lisez mon livre ![]()
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Tags: coedition en France, correction roman, publier roman, québec, révision linguistique

Hehehe, effectivement, ça leur permettrait peut-être d’apprendre certaines choses, à ces chers cousins!
Je me demandais une chose, y’aura-t-il des explications en bas de page sur certaines expressions comme trois et demi, ou quatre et demi par exemple ? Je me rappelle que ton héroïne se met à la recherche d’un appartement ! Pas sûre que les français comprennent de quelle genre d’appartement il s’agit
C’est drôle, j’ai demandé à Marie-Claire si l’éditeur allait l’adapter ou pas et je crois qu’elle m’a dit que non. Parce qu’il y a des trucs difficile à saisir pour un Français. Ex: quand je parle de Montréal-Est, pour un Montréalais, ça implique quelque chose. Mais pas pour un Français. Mais peut-être qu’il y aura des notes ou autre. Faudra que je lui redemande quand elle m’enverra la couverture.
Au pire, tes lecteurs français feront des recherches !