Je suis incapable de faire un plan quand j’écris. En fait non. J’en fais, mais on dirait que je prends plaisir à ne pas le suivre. Pour mon premier roman, j’ai passé plus de temps à corriger qu’à écrire parce que justement, je n’avais pas fait de plan et qu’il fallait que je corrige des choses précédemment écrites pour qu’elles soient en cohérences avec les chapitres suivants.
Personnellement, j’adore la partie révision/correction, autant que la partie création qui, même si elle est plus jouissive, surtout quand l’inspiration s’empare de nous et que nos doigts ne tapent pas assez vite, elle est aussi plus stressante. Une page blanche et une histoire dans ma tête à coucher sur le papier de manière attrayante et émouvante. Gros stress donc.
Mais revenir en arrière pour corriger les incohérences, c’est aussi stressant. Et si j’oubliais quelque chose ?
Toujours est-il que pour mon deuxième roman, j’avais décidé de faire un plan des grandes lignes de l’histoire. Un plan des trois différentes parties. J’avais même fait une chronologie avec les grands moments à traiter. Mais ça n’a pas loupé. Incapable de suivre ce plan je suis et je resterai. Des tas de nouvelles idées viennent me frapper et l’histoire prend une autre direction. Évidemment, ce n’est pas la direction opposée, je sais quelle histoire j’ai envie de raconter, mais je bifurque quand même de 20 ou 30 degrés vers la droite ou vers la gauche. Et j’aime ça. J’aime me laisser suprendre par mes personnages.
Quand j’ai bâti mon plan, je ne connaissais pas encore très bien certains de mes nouveaux personnages, maintenant que c’est fait, ce sont eux qui me guident et qui me disent : eh, me semble que ce serait mieux s’il se passait ça, non ? Et deux fois sur trois, ils ont bien raison.
Tout ça pour dire que ma méthode d’écriture à moi est maintenant enterinée : faire un plan des grandes lignes histoire de savoir où je m’embarque et ensuite me laisser suprendre !






La même chose m’est arrivée pour _Caressez-moi_. Je laissais mes personnage me guider tout au long de l’histoire et ça a donné un résultat assez surprenant.
Par contre, en fantasy, le plan est obligatoire! Faut gérer un univers, avec sa magie, sa culture, ses langues, ses villes et machin-chouette. Sans préparation, on se tire dans le pied.
J’imagine qu’effectivement selon le genre de romans qu’on écrit, le plan est nécessaire ou non. Un roman policier ou de fantasy demandent plus de structures qu’un roman contemporain. Bon courage pour tes recherches d’éditeurs pour Caressez moi ! C’est un projet qui m’intrigue beaucoup.
C’est un peu la même chose pour moi aussi. Le plan me sert surtout à me repérer dans les grandes lignes de mon histoire. Mais je les adapte et je les modifie toujours en cours de route.
Selon moi, et c’est très personnel, la page blanche, je n’y crois pas vraiment. Car quand tu es auteur, le flot d’idées est même dérangeant tellement il est incessant. Alors le vrai problème n’est pas de trouver des idées, mais de choisir LA meilleure parmi toutes celles qui se bousculent dans notre tête. C’est là qu’intervient le plan. Un moment-clé qui sert à donner un peu d’air à une imagination qui déborde. Et comme vous le dites si bien, ce ne sont que les grandes lignes…sinon écrire un roman ressemblerait un peu trop à un travail scolaire! Faut l’équilibre. Un peu d’inconnu, quelques balises. Au fond, ça nous prend une autoroute…mais on a le droit ( et le privilège) de se perdre sur de jolies routes de campagne.
@Évelyne: finalement, on a peu près la même méthode d’écriture !

@Martin : j’adore ta métaphore des routes de campagne ! Le plan peut effectivement servir à canaliser notre imagination avant de commencer à écrire, nous donner une indication de où on s’en va, mais personnellement, pour moi ce n’est que temporaire, mon imagination prend le dessus et le plan prend le bord !
Quant au syndrome de la page blanche, je pense que ça peut arriver quand cela fait très longtemps que l’on a pas écrit ou quand on commence son premier roman…