Archive pour 3 décembre 2008

Auteur: Audrey
• Mercredi 03 décembre 2008

Je me demande si mon roman va être classé dans la littérature québécoise ou la littérature étrangère. Je suis une Française qui vit au Québec et qui publie dans une maison d’édition québécoise et donc, ça me classe où ?

Naturellement, je me rangerais dans la littérature québécoise. Après tout, c’est deux contre un : je vis ici, je publie ici versus je suis Française. Et puis, mon histoire est québécoise, elle se passe au Québec, avec des personnages québécois. Bon évidemment, elle se passe aussi en France et mon héroïne est Française. Mais quand même. J’ai envie de me dire que mon roman fera parti de la littérature québécoise.

Et pourtant, Passionnément givrée ne pourra pas participer aux prix d’Archambault par exemple puisque réservée aux auteurs québécois. Quant au prix des libraires, mon roman serait-il classé dans la catégorie livres québécois ou livres étrangers ? Pas que j’espère gagner ce prix, hein, mon roman n’est pas assez “littéraire” pour ça (c’est un autre débat).

Qu’est-ce qui prédomine ? La nationalité, le pays où l’on vit, ou la nationalité de la maison d’édition qui publie notre roman ?

Nelly Arcand, Denise Bombarbier, Marie Laberge, publiées dans des maisons d’éditions françaises sont classées dans la littérature étrangère en France ce qui devrait logiquement classer mon roman ici de la littérature française, sauf que je vis au Québec. Alors ?

Alors, je ne sais pas. Mon roman est comme moi : entre deux eaux.

Entre deux pays.

Auteur: Audrey
• Mercredi 03 décembre 2008

Il y a des moments où l’écriture coule toute seule. Où les mots nous viennent naturellement. Où l’histoire se met en place, où les émotions jaillissent des pages.

Je ne sais pas pourquoi, parfois, il est si facile d’écrire et pourquoi, à d’autres moments, on a beau se triturer les méninges, rien ne sort ou alors seulement un ou deux paragraphes illisibles.

C’est peut-être notre état d’esprit, c’est peut-être parce qu’à force de penser à notre intrigue, à nos personnages, à la façon dont ils interagissent entre eux, quand on s’assoit devant notre ordinateur, tout est prêt, et il ne reste plus qu’à écrire ce roman que l’on a dans le tête. Je pense vraiment qu’on n’arrête jamais d’écrire et que la moitié du travail se fait quand on n’est pas devant l’écran.

Je suis presque arrivée à la moitié du tome II de ma trilogie. Je suis contente. J’espère l’avoir terminé pour la sortie de Passionnément givrée, parce que tout bien réfléchi, je pense que je vais me relire.

Il y a quelques temps, je me disais que je ne pourrais pas (par peur de trouver des coquilles et des fautes surtout), mais je ne crois pas pouvoir résister au plaisir de m’emparer de mon propre roman et de le lire en me disant : wow cette histoire était dans ma tête et maintenant, voilà !

En ce moment, j’anticipe beaucoup le plaisir de tenir mon premier roman imprimé dans mes mains. J’ai tellement hâte.

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