Archive pour ◊ février 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Jeudi 26 février 2009

Pour ceux qui habitent Québec et les environs, je serai en séance de signatures à Renaud-Bray à Place Laurier le samedi 21 mars de 14h à 16h. J’ai reçu un accueil très chaleureux de la part du personnel de la librairie et j’ai hâte d’y être ! Faut que je réfléchisse à mes dédicaces maintenant !

Bon je sais que je ne déchaînerai pas les foules, mais je vais quand même essayer d’être très engageante. Il parait que j’ai un très beau sourire alors je vais le mettre à profit !

Venez me voir, je veux pas être seule !!!

À part ça, j’ai fait mon coming-out involontairement mardi auprès de mes collègues et je le dis tout de suite, c’est de la faute du livre d’Éric Simard. Oui, oui, Éric, c’est de ta faute !

Contexte : je lis le recueil de nouvelles d’Éric pendant ma pause de midi, je dépose le livre sur mon bureau, là arrive un de mes collègues qui s’attarde sur le titre et le nom de l’auteur.

- C’est bien ? qu’il me demande.

Et moi je réponds :

- Oui, et puis c’est quelqu’un que je connais qui l’a écrit.

- Ah oui ? Comment ça ? Tu connais des auteurs ?

Moi, sentant tout de suite où tout cela allait me mener :

- Euh… oui.

- Ah oui ? Mais est-ce que t’écris toi ?

Moi, les joues en feu même si ça se voyait pas :

- Euh ? C’est à dire que… ouais, un peu

- T’es pas sérieuse ! Et tu publies ?

Moi, aux prises avec des soudaines bouffées de chaleur :

- Euh ? C’est à dire que… ouais, un peu.

Une demi heure plus tard, tout l’étage était au courant, tout le monde avait l’adresse de mon site ! Et j’exagère à peine. Et pour les collègues qui ignoreraient encore que j’écris et que je publie, c’est rendu que maintenant, quand on me présente à quelqu’un je ne connais pas encore dans le service, on ajoute : ah et puis tu sais pas, elle sort un roman la semaine prochaine !

Voilà, comme ça c’est clair.

Tout le monde est super excité au boulot et ce qu’il y a bien dans tout ça, c’est que j’apprends à présenter mon roman en quelques secondes en essayant de le rendre accrocheur. Comme ça je ne bafouillerai pas lors de mes éventuels entrevues ou devant des futurs lecteurs potentiels !

“Alors c’est l’histoire d’une jeune Française au Québec ( NON CE N’EST PAS MON HISTOIRE !!! C’est la première chose qu’on me demande quand je présente mon livre) et on a la suit à travers sa vie amoureuse, ses découvertes québécoises, et les décisions qu’elle a prendre concernant son avenir. C’est plutôt drôle, pimenté, et en prime il y a quelques réflexions sur le couple et l’expatriation.”

Voilà. Trente secondes montre en main. Mais peut mieux faire pour l’accroche. Je vais me pratiquer d’ici mercredi prochain ! 6 dodos, 5 jours !

Auteur: Audrey
• Mercredi 25 février 2009

J’adore écouter les entrevues d’auteurs qui passent à Christiane Charette, c’est tellement intéressant d’entendre parler les auteurs de leurs romans et de leurs méthodes de travail.

La dernière entrevue qui m’a passionnée, c’est celle de Neil Bissoondath avec son dernier roman Cartes postales de l’enfer. D’abord, j’adore son accent, et ensuite sa relation avec ses personnages est quasiment la même que la mienne. Tout comme pour lui, ce sont mes personnages qui me racontent leur histoire, ils me révèlent des choses en cours de route et me font prendre un chemin inattendu. Je me laisse porter par eux.

Quand j’ai eu l’idée de mon tome II et III, c’était lors de mon trajet vers Chicoutimi cet été. Mes personnages se sont invités dans ma voiture et m’ont harcelée parce qu’ils voulaient que j’écrive la suite de leurs aventures.

Pour moi les personnages sont tout dans les romans, ils sont l’essence du livre, et je les aime, les bichonne, je les écoute, et je les malmène parfois.

Je me demande ce que je vais ressentir quand je vais clore mon tome III. Mes personnages vont vraiment me manquer

Auteur: Audrey
• Mardi 24 février 2009

Je me demande dans quel état je serai mardi prochain, à la veille de la sortie de Passionnément givrée. C’est un peu bête parce que ma vie ne va pas changer le 4 mars. Il ne se passera rien. Il se pourrait même que les libraires prennent un jour ou deux avant de sortir mon roman des boîtes et de les installer sur les tablettes.

Finalement, que va-t-il se passer pour moi le 4 mars ? C’est la date officielle de la sortie de mon premier roman, certes, c’est une date que je n’oublierai pas, mais finalement, je me demande si je n’attends pas cette journée avec impatience pour presque rien, parce qu’il ne se passera pas grand chose de différent dans ma vie cette journée-là.

Oui je vais me réveiller en me disant, ça y est, mon roman prend vie dans les librairies, oui je vais aller traquer les librairies de mon quartier pour voir si mon roman est là mais au delà de ça, que se passe-t-il le jour de la sortie d’un roman ?

J’ai décidé de ne pas faire de lancement, il manquerait trop de monde qui me sont chers, et ça me rendrait plus triste que joyeuse je crois. Je vais plutôt essayer d’organiser une séance de signatures dans une librairie. Ça marquera le coup d’envoi de Passionnément givrée.

L’avenir médiatique de mon roman se joue en ce moment. Les journalistes ont reçu mon roman la semaine dernière, certains sont peut-être en train de le lire en ce moment même. Qu’est-ce qu’ils ressentent ? Est-ce qu’ils aiment ? Est-ce que ça les laisse indifférents ? Est-ce qu’ils détestent ? Je le saurai bientôt. En attendant, je croise les doigts.

Auteur: Audrey
• Dimanche 22 février 2009

Plus la date de la sortie de mon roman approche (9 jours, 10 dodos !!!), plus une question me taraude : comment vais-je réagir aux critiques négatives ? Je veux dire, vais-je en parler sur mon blogue pour défaire point par point les éléments de mon roman qui seront critiqués ? Vais-je venir chercher ici un peu de réconfort ? C’est tentant, je l’avoue. Après tout, quand on nous attaque, on veut se défendre. Bien sûr qu’il ne faut pas prendre les critiques comme des attaques personnelles mais est-ce quelqu’un y arrive ?

Il y a une semaine, une des mes collègues auteures s’est fait planter par un journaliste, cette semaine c’est autour d’un autre et je reste sans voix devant cette critique tellement elle est d’une méchanceté gratuite. Ça sent l’attaque personnelle à des kilomètres à la ronde.

Comme je l’ai déjà dit ici, il n’est pas facile d’écrire une bonne critique objective. La critique est facile mais l’art est difficile comme on dit.

Mais j’ai beau me répéter ça, je me demande comment moi je vais réagir face à des critiques cinglantes. En privé, c’est certain que je vais aller chercher du réconfort auprès de mes proches et en public, c’est à dire ici ?

Je ne ferai rien. Pas de réponse. Pas d’annonce. Rien. D’une parce que je ne veux pas que mes lecteurs, vous donc, vous sentiez obligés de me remonter la morale, et de deux parce que répondre à une critique n’effacera rien, ça ne me soulagera même pas. Je la gérerai donc en privé, en essayant d’en retenir les remarques pertinentes pour l’écriture des mes prochains romans.

Du moins, c’est la ligne de conduite que je me donne. Ceci étant dit, si la critique est tout sauf objective comme celle que j’ai lu ce matin, je ne sais pas si je pourrais m’empêcher de réagir ici, mais je m’obligerai à attendre un jour ou deux, histoire de ne pas réagir sur le coup de la colère et de dire des bêtises.

Auteur: Audrey
• Vendredi 20 février 2009

On a parlé de moi et de mon roman sur TQS hier, à la fin de M.Showbiz. Je suis surexcitée d’avoir eu cette exposition pour mon roman alors qu’il n’est pas encore sorti mais je souhaiterais apporter quelques correctifs pour ceux qui viennent d’arriver sur mon blogue car la chroniqueuse a fait quelques erreurs.

Le correctif majeur : mon roman n’est pas une autobiographie. Par contre, je comprends que ça puisse porter à confusion parce que oui, je me suis inspirée de moi pour créer Isa, mon héroïne, c’est indéniable. Elle est Française, elle vit au Québec, elle étudie à l’université Laval, elle veut écrire (ça c’est moi même si j’ai fini mon MBA), et certaines choses que je raconte sont inspirés de mon expérience personnelle au Québec, mais Isa et moi sommes deux personnes différentes. Mon roman est une fiction et Isa est fictive.

Ceci étant dit, la chronique m’a couverte d’éloges ! Franchement, je ne pouvais pas rêver mieux. Un grand merci à elle. En revanche, contrairement à ce qu’elle a dit, mon roman n’est pas encore sorti en libraire. Il sort le 4 mars.

Je viens aussi de réaliser que c’était utopique de penser garder ma vie professionnelle séparée de ma vie d’auteure. Ma photo est passé durant 20 secondes au moins à l’antenne, et même avec un nom de plume, si un de mes collègues regardait, il m’aura reconnue. Ce n’est pas grave, mais j’aurais préféré que ces deux vies ne se mélangent pas. Il n’y a que deux personnes à mon boulot qui savent que j’écris un roman mais j’ai l’impression que ça risque de changer.

J’ai réussi à récupérer la vidéo sur le site de TQS alors là voici:

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