On a parlé de moi et de mon roman sur TQS hier, à la fin de M.Showbiz. Je suis surexcitée d’avoir eu cette exposition pour mon roman alors qu’il n’est pas encore sorti mais je souhaiterais apporter quelques correctifs pour ceux qui viennent d’arriver sur mon blogue car la chroniqueuse a fait quelques erreurs.
Le correctif majeur : mon roman n’est pas une autobiographie. Par contre, je comprends que ça puisse porter à confusion parce que oui, je me suis inspirée de moi pour créer Isa, mon héroïne, c’est indéniable. Elle est Française, elle vit au Québec, elle étudie à l’université Laval, elle veut écrire (ça c’est moi même si j’ai fini mon MBA), et certaines choses que je raconte sont inspirés de mon expérience personnelle au Québec, mais Isa et moi sommes deux personnes différentes. Mon roman est une fiction et Isa est fictive.
Ceci étant dit, la chronique m’a couverte d’éloges ! Franchement, je ne pouvais pas rêver mieux. Un grand merci à elle. En revanche, contrairement à ce qu’elle a dit, mon roman n’est pas encore sorti en libraire. Il sort le 4 mars.
Je viens aussi de réaliser que c’était utopique de penser garder ma vie professionnelle séparée de ma vie d’auteure. Ma photo est passé durant 20 secondes au moins à l’antenne, et même avec un nom de plume, si un de mes collègues regardait, il m’aura reconnue. Ce n’est pas grave, mais j’aurais préféré que ces deux vies ne se mélangent pas. Il n’y a que deux personnes à mon boulot qui savent que j’écris un roman mais j’ai l’impression que ça risque de changer.
J’ai réussi à récupérer la vidéo sur le site de TQS alors là voici:









Si on veut être lu, de nos jours c’est utopique de croire que l’on puisse rester anonyme.
Je ne comprends pas ton désir de dissocier la fille qui travail au boulot et l’auteure. N’es-tu pas la même personne? Est-ce que c’est mal d’écrire? Quelle est ta crainte face au fait d’être affichée publiquement?
Tu ne t’appelles donc pas Audrey Parily? Et puis si tu souhaites demeure inconnue des gens qui t’entoure, pourquoi avoir mis autant de photo de toi sur le Web. Aujourd’hui le meilleur moyen de trouver rapidement des info c’est encore le Web.
Je trouve que c’est un non sens vouloir écrire pour le publique mais de demeure anonyme. Tu as écrit un livre, tu n’as pas commis de crime, c’est un beau projet et si des gens peuvent t’envier, il n’ont qu’à faire comme toi… travailler pour réussir!
Bravo et bon succès!
Je ne saurais pas l’expliquer, mon boulot, c’est mon boulot et ma vie d’auteure est plutôt quelque chose privée. Et je n’aime pas être le centre de l’attention, oui je sais, c’est encore un non sens avec le fait de vouloir publier un roman mais je suis pleine de contradictions !
Audrey Parily n’est effectivement pas mon vrai nom mais bien un nom de plume, je voulais un nom qui signifie quelque chose pour moi, Parily étant la contraction de Paris et Lyon, deux villes qui me sont chères. Quant à mes photos, elles sont associées à ce nom-là sur le web et non à mon vrai nom. Mais bref, ce n’est pas bien grave, effectivement publier un roman, c’est un très beau projet dont je suis fière !
Les gens s’imaginent que tout roman écrit au je est une autobiographie (en fait, je ne sais même pas si c’est le cas du tien!). J’ai eu le même problème avec mon roman.
Les gens qui me connaissent me voient partout dans mon roman, mais ils savent que ce n’est pas mon histoire. Le reste importe peu. On parle de ce qu’on connait, on prend une matière qui nous touche et on la déforme et la reforme comme on veut.
Je te comprends tellement! Les gens où je travaille ont appris tout récemment que j’écrivais des livres. Quelqu’un qui le savait a vendu la mèche. C’est à la fois plaisant et plate. Plaisant parce que les gens sont intéressés et veulent se procurer ton livre. Plate parce qu’ensuite, ils y en a certains qui veulent toujours te parler de livre, comme si tous les autres sujets de conversation ne t’intéressaient plus. Ce qui est faux! Et c’est même le contraire! Comme je suis la plupart du temps plongé dans mes romans, j’aime ça m’évader un peu en “changeant de sujet” quand je suis avec les autres. Mais c’est pas si évident que ça…
@Émilie : oui, j’ai l’impression que les gens ne savent pas faire la différence entre s’inspirer de sa vie et écrire sur sa vie. Bien sûr que le point de départ, c’est la vraie vie, mais comme tu le dis si bien on la déforme ensuite sous nos doigts agiles !
@Dominic : je ne sais pas comment réagiront mes collègues quand ils l’apprendront mais je trouve ça plate que les tiens ne te parlent plus que de ça. C’est certain que ça doit être quelque chose d’inusité d’avoir un auteur comme collègue, mais c vrai que nous ne sommes pas que ça.
Je seconde Émilie à 100%. Moi aussi, il y a eu des journalistes qui ont dit que mon livre était autobiographique et il l’est pas pantoute! Plusieurs m’ont posé la question à savoir si le personnage, c’était moi. Elle est inspirée de moi, me ressemble, mais c’est pas moi. Les gens s’imaginent souvent qu’on fait de l’autofiction. Le roman, c’est pas la réalité.
Et je comprends tout à fait que tu aies publié sous pseudonyme, mais sans te cacher. Ça permet justement de mettre une ligne entre l’auteure et la personne.
Je ne me doutais pas que les journalistes pouvaient faire tant d’erreurs, un roman écrit au je avec un personnage principal qui nous ressemble est forcément autobiographique ou une autofiction Je crois que je vais devoir m’habituer à ce qu’on prenne mon roman comme étant une autobiographie alors
POur avoir travaillé dans un journal, je sais par expérience que, même le plus consciencieux ne réussit pas à apporter toutes les nuances que l’on voudrait d’autant que souvent il n’est qu’un intermédiraire, les nouvelles qu’il reçoit ne sont pas non plus empreintes de toute la vérité qu’on voudrait.
Ma première publication s’intitulait “Je me veux” et c’était l’histoire d’une religieuse sortie du couvent. Si vous saviez comme les medias auraient voulu que ce soit moi et dès qu’ils savaient que ce n’était pas autobiographique, ils me trouvaient moins intéressante!!! Qui n’est pas friand de “télé-réalité”?!! Mon prochain est sur mes ancêtres avec les vrais noms, je gage que cette fois, les journalistes ne croiront pas que c’est vrai??!!!
Quant à votre privée, faites comme vous le sentez.
Je n’avais jamais vu ça sous cet angle. Ainsi les journalistes aiment bien s’imaginer qu’on les laisse pénétrer notre vie ? Je peux comprendre ça je crois et c’est plutôt drôle quand on y pense. On nous réinvente une vie.
Quant à ma vie privée, c’est certain qu’il est difficile d’instaurer une ligne quand on publie un livre mais c’était mon souhait et si cette ligne disparaît, tant pis !
Pour l’anonymat, oui, je suis d’accord avec toi, écrire est un peu privé, quand même, je ne me vois pas dire à tout le monde au boulot, venez voir mon blog, je suis auteur de nouvelles, etc … c’est un peu une affaire privée.
Pour l’autobiographique, j’ai trouvé la parade, j’écris souvent à la première personne, en me glissant dans la peau et la vie d’une femme, alors que je suis un homme …
En tout cas, un grand bravo à toi! et tous mes voeux de réussite pour la sortie de ton roman!
Oui, je n’y avais pas pensé mais j’avoue que savoir que mes collègues lisent mon blogue pourraient bien m’emmener vers la voie de la censure inconsciente, au moins il me restera la partie privée de mon blogue !
J’adore ta parade, je la garde dans un coin de ma tête pr mes prochains romans !
Cher compatriote,
C’est avec plaisir que je découvre votre sympathique blog, étant moi-même un
Français expatrié.
Je me permets de laisser un petit commentaire pour vous faire découvrir des
actions en faveur de la préservation de l’identité française.
Nous sommes, vous et moi, à notre niveau, les représentants de la France à
l’étranger et, d’une certaine manière, son image et son esprit. Alors pourquoi
ne pas être également sa voix ? Cette voix c’est la vôtre, la mienne, la nôtre,
celle de la raison.
Une voix faite pour clamer haut et fort notre attachement à notre pays.
Par nature, nous, les expatriés, sommes ouverts sur le monde, nous découvrons
d’autres cultures, d’autres civilisations, nous avons une vision du monde
souvent bien différente de nos compatriotes de l’hexagone. Nous respectons la
loi, les coutumes et les rites des pays qui nous accueillent, nous n’y imposons
pas notre mode de vie , nos traditions ou notre religion.
Nous n’avons comme revendication légitime que celle de vivre en symbiose avec le
pays qui nous héberge.
Tapez simplement ACTIONS SITA sur google.
Cher compatriote, vous êtes et serez toujours le bienvenu parmi les membres
d’ACTIONS SITA.
Un Français expatrié au Japon
Fabrice Martin
martinfabricejp@yahoo.co.jp
PS: Excusez cette intrusion intempestive sur votre blog
Ha oui, j’oubliais. Il faut aussi s’habituer à être parfois cités tout croche dans des articles ou des entrevues. C’est l’fun, hein?
Ouep, ça m’a l’air génial tout ça effectivement !
Bon et sinon je viens de faire mon coming-out auprès de mes collègues cette après-midi ! Bonjour mes collègues ! Plus de détails bientôt !
C’est vrai que les auteurs sont plein de contradictions. Ils veulent être lus, ils veulent faire des sous et vivre de ce métier, mais se cache derrière un personnage.
La preuve que le nom de plume dans ce cas ci ne fait pas de distinction entre le personnage du roman et l’auteur, les critiques interpréteront bien ce qu’ils veulent comme ils le désirent.
@ Dominic : Je crois qu’il faut savoir s’affirmer sans froisser les gens, mais être tout de même capable de leur dire les choses telles qu’elles le sont pour nous. Si certaines choses ne nous conviennent pas, il ne faut pas craindre de le dire.
En tout les cas, tout cela me donne la preuve que l’Homme se cache et se cachera toujours derrière les innombrables masques qu’il porte. Incapable de véritablement être lui- même parce qu’il craint tant de choses, trop de choses. Je trouve ça dommage, puisque selon moi, la beauté des gens est dans leur authenticité.
Enfin, bravo pour le coming-out!
Je ne crois pas que le problème soit de se cacher derrière un masque mais de plutôt préserver son intimité ou une partie plus personnelle de soi. Vous dévoilez-vous entièrement à tout le monde, vous ? Je ne pense pas. Que pensez vous de Réjean Ducharme qui refuse toute apparition publique ? Je crois que chacun doit pouvoir faire ses choix selon ce qui lui convient. Écrire est intime, même si notre oeuvre devient publique, l’histoire racontée fait partie de nous et comme on dit, il est tjs plus facile de dévoiler son intimité à des inconnus qu’à des proches. Le jugement d’un proche fait tjs plus mal que celui d’un inconnu.
Mais bon, chacun ses choix et ses opinions. Je ne regrette pas d’avoir ouvert cette porte à mes collègues. Bonjour mes collègues !
Par contre là où je tiens à ce que les choses soient clairs, nom de plume ou pas, c’est quand je dis que mon roman n’est absolument pas une autobiographie, les critiques diront ce qu’ils veulent effectivement, mais je ferai tout pour rectifier leurs erreurs ici.