Plus la date de la sortie de mon roman approche (9 jours, 10 dodos !!!), plus une question me taraude : comment vais-je réagir aux critiques négatives ? Je veux dire, vais-je en parler sur mon blogue pour défaire point par point les éléments de mon roman qui seront critiqués ? Vais-je venir chercher ici un peu de réconfort ? C’est tentant, je l’avoue. Après tout, quand on nous attaque, on veut se défendre. Bien sûr qu’il ne faut pas prendre les critiques comme des attaques personnelles mais est-ce quelqu’un y arrive ?
Il y a une semaine, une des mes collègues auteures s’est fait planter par un journaliste, cette semaine c’est autour d’un autre et je reste sans voix devant cette critique tellement elle est d’une méchanceté gratuite. Ça sent l’attaque personnelle à des kilomètres à la ronde.
Comme je l’ai déjà dit ici, il n’est pas facile d’écrire une bonne critique objective. La critique est facile mais l’art est difficile comme on dit.
Mais j’ai beau me répéter ça, je me demande comment moi je vais réagir face à des critiques cinglantes. En privé, c’est certain que je vais aller chercher du réconfort auprès de mes proches et en public, c’est à dire ici ?
Je ne ferai rien. Pas de réponse. Pas d’annonce. Rien. D’une parce que je ne veux pas que mes lecteurs, vous donc, vous sentiez obligés de me remonter la morale, et de deux parce que répondre à une critique n’effacera rien, ça ne me soulagera même pas. Je la gérerai donc en privé, en essayant d’en retenir les remarques pertinentes pour l’écriture des mes prochains romans.
Du moins, c’est la ligne de conduite que je me donne. Ceci étant dit, si la critique est tout sauf objective comme celle que j’ai lu ce matin, je ne sais pas si je pourrais m’empêcher de réagir ici, mais je m’obligerai à attendre un jour ou deux, histoire de ne pas réagir sur le coup de la colère et de dire des bêtises.







Ça fait moins mal qu’on pense
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Sérieusement, j’ai été critique de théâtre pendant plus de 5 ans et je peux t’assurer que la majorité des gens savent très bien faire la différence entre une vraie et bonne critique et un truc qui relève plus de l’attaque perso.
Les gens ne sont pas dupes et ce genre de critique ne recueille pas un grand capital de crédibilité.
Encore moi…
De beaux exemples d’auteures qui se sont faites planter, et pas qu’un peu: Marie Laberge et Raphaëlle Germain… Si ça prend ça pour vendre autant de livres… ben, planter moi svp!!!
il y a tellement de subjectivité dans une critique..la critique est facile mais l’art est difficile… ils n’ont qu’à en écrire un de bouquin ceux qui sont les pro de la critique négative. Et puis tu sais y a des tas d’auteurs dont on dit qu’ils écrivent des bouquins de plage et qui pourtant me transportent moi petite lectrice…
Je t’approuve à 100 % de ne pas accorder trop de place aux langues sales dans ton blog. Leur répondre, te justifier, ce serait leur accorder trop d’attention. Jamais tu ne pourras plaire à tout le monde, c’est i-m-p-o-s-s-i-b-l-e! Concentre-toi sur le positif et ne conserve du négatif que ce qui peut t’aider à t’améliorer, à évoluer.
C’est drôle, la synchronicité! Je viens de publier un billet un peu sur le même thème ce matin et j’arrive ici sur l’entrefaite (après avoir été visionner la vidéo de Monsieur Showbiz à TQS que tu as mise sur FB)
Un conseil, donc, face aux critiques négatives: reste zen. Et surtout, ne les vois pas comme des “attaques”. Toi, quand tu lis des livres, aimes-tu tout? Certainement pas! Alors c’est certain aussi que tous les lecteurs ne peuvent pas aimer ton livre. On l’espère toujours un peu, mais c’est impossible.
Dis-toi aussi que tu as choisi de t’étiquetter “chick litt”, avec ses plus et ses moins. Tu seras snobée, c’est à prévoir aussi (mais peut-être pas!).
Mais évite de répondre agressivement aux critiques négatives. Prends du recul et demande-toi s’il n’y a pas des aspects qui sonnent “vrais” pour toi.
Moi, c’est ce que je fais. (J’ai eu à faire l’exercice pas plus tard qu’hier…)
Malheureusement, ce sont les “mauvaises” critiques qui nous marquent le plus, et les bonnes ont beau s’accumuler, c’est comme si elles ne réussissaient pas à effacer la douleur d’une critique plus acerbe.
Mais n’oublie pas: toute critique est bonne à prendre! Ça voudra dire que ton livre a de la visibilité. Et c’est ce qui compte.
Tu trouveras bien ton lectorat.
Bonne continuation, c’est bien parti!
Ouch. Je viens de lire une critique hyper négative du recueil d’un de mes amis auteurs… Et la critique vise ma maison d’édition ainsi que la collection dans laquelle j’ai été publiée.
Voilà que j’ai l’occasion de méditer ce que je te disais dans mon commentaire précédent! Mais je dois t’avouer que ce n’est pas facile.
Parfois, on aimerait pouvoir crier des insultes, quand c’est ce qu’on lit noir sur blanc…
La publication d’un premier roman, ça se déguste…
Quant au reste, les claques et tout, ça fait partie du jeu.
Faut être capable d’encaisser, Audrey.
Félicitations,
S.
Comme me le disait récemment Sophie Durocher, est-ce qu’il y a quelqu’un qui s’intéresse vraiment de ce que D.F. raconte?
@Nathaly D : effectivement, qui s’intéresse à ce que DF raconte ? Pour moi il s’est complètement décrédibilisé avec sa critique de dimanche. J’ai bien hâte de voir s’il va parler de mon roman et en quels termes ! Sinon je ne savais pas que Marie Laberge et Rafaelle Germain s’étaient fait planter par les critiques, j’imagine que c le prix à payer qd on a bcp de succès !
@lucie : c ce que je répète, on ne peut pas plaire à tout le monde même si au fond de moi, j’aimerais !
@Isabelle : je vais effectivement tâcher de me concentrer sur les critiques constructives et m’endurcir pour me préparer aux coups !
@Julie : C certain que les romans de chick lit sont parfois snobés mais même si je classe mon roman dans ce genre léger et divertissant, je vais me faire un devoir de rappeler en entrevues si j’en fais que mon roman n’est pas que ça. Oui c léger, mais il y a des moments plus “graves” qui j’espère feront réfléchir.
Je crois que la publication de mon roman va me permettre de m’endurcir. Les critiques me blessent bcp qu’elles soient de l’ordre privé ou pro, ça a tjs été le cas mais je crois qu’il est temps de travailler sur ça !
@Stéphane : Merci ! Et oui je me prépare une belle carapace !
Je ne m’en fais pas trop avec le papier de Didier Fessou. Je sais que c’est un règlement de compte. Il y a deux ans, alors que j’étais libraire, j’avais écrit un billet contre lui intitulé “L’art de dire des conneries”. Il l’a découvert cet automne. Il a profité de l’occasion qui se présentait à lui pour se venger. Du journalisme de très bas niveau. Tellement, que c’est difficile à croire que ça existe. Et pourtant! Je trouve ça bas et navrant, mais que voulez-vous, il est mieux placé que moi pour avoir le dernier mot !
J’admire la façon tu réagis à tout ça tu sais, j’espère être capable d’en faire autant. Elle m’a vraiment choquée cette critique. Tiens, je suis peut-être moi aussi entrain de me mettre DF à dos moi aussi, là ?
AU fond éric, il vient de prouver que tu avais raison
Émilie, c’est en plein ce que je me suis dit.
Je seconde pas mal tout ce qui s’est dit. Les mauvaises critiques sont dures à prendre, mais il faut se créer une carapace. Et, parfois, on peut en apprendre aussi. Tout dépendant de la qualité de la critique, car elles ne se valent pas toutes. L’une des rares mauvaises critiques que j’ai eue était de quelqu’un qui n’aime pas le genre. Je me suis dit que la personne qui avait “disptaché” le livre avait fait un mauvaise job et je ne m’en suis pas trop fait.
Tu fais bien de t’empêcher de répondre, ça leur accorde de l’attention et je me dis toujours qu’il faut prendre les choses dignement. Il faut vivre avec ça. Comme je te disais, publier, c’est s’exposer.
Exactement, on publier, on s’expose, on reçoit des coups, on les encaisse et on passe à autre chose. En tout cas, je vais essayer de réagir ainis !