Archive pour ◊ mars 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Mardi 31 mars 2009

Dans le genre pas de chance, je suis servie.

C’est la fin de l’hiver, la neige fond, les températures sont positives la journée même si elles redescendent en dessous de zéro la nuit.

Je suis la spécialiste des chutes sur la neige et sur la glace l’hiver mais cette année, pas une. Arrivée fin mars, je me pensais à l’abri. Que nenni.

Ce matin, je me lève, je me douche, je m’habille, je sors, dépose au passage mon sac poubelle et… bang. Me voilà par terre avec une douleur lancinante à la cheville. Super ! Je reprends mon souffle, me relève, tente de poser le pied par terre. Grossière erreur. Je retiens un cri et laisse échapper un gros putain de merde, je me suis foulé la cheville. Eh oui, ce sont mes racines françaises qui prennent le dessus dans ces moments-là !

Direction l’urgence, deux heures d’attente, radiographies, rien de casser, mais je ressors de l’hôpital avec une cheville à moitié plâtrée pour plusieurs jours. Après ça, je suis bonne pour me déplacer avec une chevillère et faire des traitements de physiothérapies. Yeah !

Je pense que je suis rendue à ma 3e ou 4e entorse de cette cheville, je ne les compte plus.

Enfin, heureusement que ce n’est pas arrivé demain, j’aurais cru à un poisson d’avril de l’univers !

Categorie : Autour de moi  | Tags: , ,  | 5 Plumes
Auteur: Audrey
• Lundi 30 mars 2009

J’ai la tête qui fourmille de projets d’écriture alors que je n’ai même pas encore fini la correction de mon tome II. Je pense à plein de choses, plein de sujets : un scénario, un roman peut-être plus pour les ados ou jeunes adultes, les idées viennent et s’enchaînent à un rythme assez hallucinant. Ah que j’aimerais me consacrer à l’écriture à temps plein !

Je crois que je vais vraiment ne plus jamais m’arrêter d’écrire. C’est devenu une partie de moi, en fait ça l’a toujours été, mais là ça devient vraiment concret. Ça prend de plus en plus de place dans mon existence.

J’ai l’impression que je suis en train de dire au revoir à Passionnément givrée. C’est bizarre comme sensation, je me sens attristée à l’idée de passer à autre chose. J’aimerais garder pour toujours les émotions qui entourent l’écriture et la publication d’un premier roman avec moi mais je les sens qui se logent dans un coin de mon coeur. Et il y en a d’autres qui naissent, des tas d’autres. L’excitation des nouveaux projets, de la création, les espoirs encore et toujours. Espoir de continuer ma carrière d’auteure et de prendre de plus en plus de place dans le paysage littéraire.

En attendant, je continue d’écrire, de laisser aller mon imagination et de savourer les petits bonheurs liés à mon premier roman.

PS : Passionnément givrée est pour une nouvelle fois dans les meilleurs vendeurs de Prologue pour la semaine passée. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, si ce sont des ventes réelles ou juste des placements en librairie et autres magasins, mais ça fait plaisir !

Auteur: Audrey
• Mercredi 25 mars 2009

Si les médias sont plutôt muets au sujet de mon roman (quoique j’ai bonne espoir de voir un ou deux articles paraître bientôt mais je ne vous en dis pas plus), les critiques de mon roman commencent à fleurir sur les blogues. J’ai donc crée une page regroupant les liens vers ces blogues. C’est ici.

Maintenant, je me pose une question : à quel point ces critiques vont-elles m’influencer sur la correction de mon tome II. J’ai remarqué par exemple que deux blogueuses se seraient passés des trois courts passages où mon personne masculin prend la parole et nous confient ses pensées. Que faire ? Je ne sais pas, je réfléchis encore. Peut-être que je vais faire un sondage auprès de tous mes lecteurs pour savoir s’ils veulent que je continue ou non les passages où Maxim parle. ;-)

Chose qui me confirme que les sensibilités de chacun sont différentes, une blogueuse a adoré les conversations d’Isa avec sa petite voix et une autre non.

C’est spécial quand on y pense de se dire que la même histoire est vue et ressentie différemment selon les personnes. C’est spécial, mais c’est important.

Vive les différences !

Auteur: Audrey
• Lundi 23 mars 2009

En rentrant ce soir, je découvre une critique de mon roman sur Made in Québec, un blog littéraire, qui m’a toute chamboulée (dans le bon sens). Je reste sans voix. D’ailleurs, je vous laisse la lire:

“Les Éditions de Mortagne ont eu le flair, de signer Audrey Parily qui risque d’être une auteure incontournable dans les semaines à venir. Elle se révèle – et ceci, pour un premier roman – comme une auteure de grand talent. Une auteure qui manie la plume avec une telle facilité comme le feraient les plus grands auteurs que nous connaissons.

Ce roman est même une œuvre sociologique du Québec vue par une immigrante. “Passionnément givrée” lui ouvre les portes des auteurs qui compteront dans la littérature québécoise. J’espère qu’après cette trilogie, elle aura l’audace d’emmener ces nombreux lecteurs là où ils ne s’attendent pas. Ce sera tant pour l’auteure que pour les lecteurs, la preuve que sa verve littéraire sera issue sur l’étonnement qu’elle souhaite procurer à ces derniers et non en explorant une nouvelle fois le même thème.

Audrey Parily, signe un premier roman simplement parfait.

Du pur plaisir! “

http://madeinquebec.wordpress.com

Je vais essayer de m’en remettre et je vous reviens bientôt avec la liste des autres blogues qui parlent de mon roman.

Auteur: Audrey
• Lundi 23 mars 2009

Voici la suite du compte-rendu de ma séance de dédicaces :

15h35 donc : L’homme d’un certain âge saisit mon bouquin et se met à lire la 4e de couverture à voix haute. Deux ou trois personnes s’arrêtent pour écouter. Il me demande : vous êtes Française ? Je lui dit oui. Il me répond : ça se guérit, vous savez. Nous rions. Il me raconte un peu sa vie : économiste à la retraite, il est un lecteur acharné. Il s’en va donc payer mon livre et revient me voir. Et de 6 ! Nous nous mettons à discuter de tout, nous dérivons sur le roman “Les bienveillantes”, nous dérivons sur le nazi, l’armée rouge, l’occupation de la France, la libération de la Pologne. Discussion assez surréaliste mais oh combien passionnante. L’homme me demande si j’ai une adresse courriel, il aime converser avec les auteurs, je lui dit que j’ai un site Internet.

15h55 : nous sommes interrompus par un jeune homme qui vient d’acheter mon livre pour sa blonde. Et de 7 ! L’homme me dit au revoir et me donne rendez-vous au salon du livre du Québec. Je ne sais pas si mon roman lui plaira, il ne semble pas être mon lecteur cible, mais j’espère qu’il l’offrira à une femme de son entourage si cela ne lui plait pas. Je dédicace mon dernier roman de la journée.

16h00 : Trois femmes semblent interessées par mon roman, mais elles viennent de sortir de la librairie et n’ont pas le budget pour un autre livre. Je leur tends des signets et des cartes. Elles me remercient avec un grand sourire.

16h10 : J’aimerais bien vendre un dernier roman, mais la foule des magasins est de moins en moins nombreuses. Je distribue quelques signets.

16h20 : je plie bagages, heureuse et satisfaite. 7 romans de vendus pour une première dédicace, pour un premier roman, pour une auteure inconnue, je trouve ça excellent. Il y a eu peu de temps mort, à part au début, j’ai fait connaître mon roman, beaucoup de gens ont la couverture en tête, ils ont des signets et des cartes. D’ailleurs, en regardant mes statistiques pour mon site, je vois que de plus en plus de personnes arrivent sur mon site en tapant mon nom.

Bilan : Je recommencerai bien demain si je pouvais. J’ai trop hâte d’être au salon du livre maintenant.

Points positives : j’ai bien fait de demander à mes amis de passer, ça a attiré la foule et j’ai pu faire des rencontres super interessantes. J’aurais bien aimé discuter un peu plus avec mes lecteurs mais à chaque fois, nous avons été coupés par des lecteurs potentiels. Sensation d’inachevée. Mais vraiment, les rencontres avec les lecteurs sont la récompense des milliers d’heures de travail solitaire.

J’ai aussi été super bien accueillie par Isabelle et Lise, les deux jeunes femmes de Renaud-Bray. Elles sont venues me voir à tour de rôle pour voir comment tout se passait

Points à améliorer : Trouver un pitch plus accrocheur pour mon roman, je m’emmêle encore et surtout, trouver une manière d’aborder les passants quand je suis seule. Un “bonjour” avec un sourire les faisait redouter d’être obligée de m’acheter un livre je crois, alors que faire ? Regarder ailleurs, faire semblant de lire un livre, mais là, vont-ils se sentir gênés de me déranger ? Dilemme, dilemme. Aux auteurs qui passent par ici, qu’est-ce que vous faites, vous, pour attirer le lecteur ? Je chante, je danse, j’enlève le haut ? Les trois à la fois ?

Quoi qu’il en soit, j’ai A-D-O-R-É mon premier contact avec le public et en plus, mon roman a super belle visibilité chez Renaud-Bray grâce à ça. Sur la gondole de l’entrée, et encore plus loin à côté de la biographie de René Angelil, et des best-sellers du moment. Si ça ce n’est pas le début du succès ! Si tous les exemplaires qu’ils ont se vendent, y’en a au moins 40, je serai ravie !

Auteur: Audrey
• Samedi 21 mars 2009

J’ai donc vécu mon premier contact avec les lecteurs lors de ma séance de signatures à Renaud-Bray aujourd’hui et je vous le dis tout de suite j’ai adoré, pourtant, ce n’était pas parti pour au début !

13h45 : j’arrive à la librairie avec une amie après un dîner au Cochon Dingue en sa compagnie. Je rencontre Lise et Isabelle, les deux personnes qui ont organisé ma séance. Il y a des affiches annonçant ma venue un peu partout. La table est devant l’entrée du Renaud-Bray ce qui me permet d’être visible de tous les clients qui entrent et qui sortent mais aussi de ceux qui parcourent Place Laurier.

13h55 : je suis assise à ma table, mes livres devant moi, un vase rempli de fausses fleurs à côté, j’installe mes signets et mes cartes postales fabriquées pour l’occasion et… je signe ma première dédicace. OK, pas de quoi pavoiser, c’est à l’amie qui m’accompagnait. Mais quand même, un livre de vendu, l’honneur est sauf !

14h00 : mon amie s’en va magasiner et j’essaie de me trouver une contenance. Je me sers un verre d’eau, je replace mes livres, les gens ralentissent vaguement en passant près de moi mais personne ne s’arrête. Le temps va être long !

14h15 : Dominic arrive. Il a déjà acheté mon livre pour l’offrir à sa blonde mais elle ne l’a pas encore lu. On discute un peu de son dernier roman dont la date de sortie a été repoussée. Il repart et me dit qu’il repassera.

14h20 : Quelqu’un s’arrête, regarde mon livre, me demande de quoi ça parle et si je suis l’auteure. ???? Non, non, je suis une représentante ? Elle le redépose et s’en va. Snif.

14h25 : mon amie qui m’accompagnait repasse et me souhaite bonne chance pour la suite.

14h35 : Plusieurs personnes ne sont arrêtées, des hommes, des femmes, j’ai distribué des signets, des cartes, un homme me dit qu’il pensera à mon roman pour un cadeau, une femme aussi. Je bafouille encore un peu quand je présente mon livre mais ça s’améliore.

14h40 : je vends un deuxième bouquin ! Yeah ! Une Française installée au Québec qui fréquente le même forum que moi sur l’immigration au Québec. On discute un peu mais comme par hasard, deux ou trois personnes viennent regarder mon livre et me poser des questions. La foule attire la foule, c’est un de mes constats. À chaque fois que je signe un livre, les gens viennent voir, se demandant si je suis quelqu’un de connu sans doute, et ils m’écoutent parler.

14h50 : la foule se disperse et j’essaie de trouver une accroche. Dès que je dis bonjour à quelqu’un qui ralentit pour voir mon livre, il s’enfuit presque, de peur d’être obligé de l’acheter j’imagine.

14h55 : une jeune fille a la voix rauque m’interpelle : ça parle de quoi ton livre ? Elle est directe. Je fais mon speech. Elle est enthousiaste mais elle me montre un gros sac rempli de livres de Québec Loisirs. Je lui tends un signet et une carte et elle me promet qu’elle l’achètera bientôt.

15h00 : on me redemande encore si c’est moi l’auteure du roman. ???? Non, non j’ai vu une chaise, j’étais fatiguée et je me suis assise là.

15h05 : Dominic repasse, on discute quelques instants.

15h10 : Mon chum, son cousin, sa blonde et une amie arrivent presque en même temps et encore une fois c’est l’effet de foule. Les gens viennent me voir. Un autre roman de vendu ! Tout le monde pense que c’est autobiographique, je dis non, mais je vois bien que les gens ne me croient pas. Je ne m’obstine pas.

15h15 : une lectrice de mon blogue arrive. Elle me tend son exemplaire de mon roman déjà acheté, lu et adoré et je lui dédicace. Elle en profite pour vanter mon livre à une femme indécise à côté, elle est tellement convaincante qu’en trente secondes, la femme l’achète ! Et de 4 ! Merci Caroline ! Est-ce que je peux t’engager comme représentante personnelle ?

15h20 : On me demande si le vase et les fleurs à côté de moi sont à vendre. ???? Hum ? Sûrement à l’intérieur ??

15h25 : Virge, une autre lectrice de mon blogue, arrive. Imaginez vous que Virge me suit depuis le temps de mon ancien blogue, quand j’étais encore en France, que je lui ai fait lire deux de mes nouvelles il y a 3 ans pour avoir ses commentaires, qu’on s’est croisées sans le savoir au lancement du livre de Julie “Enthéos” et que ce n’est que maintenant qu’on se rencontre ! Je lui dédicace mon roman. Et de 5 !

15h30 : On me demande ENCORE si je suis l’auteure du roman. Eh, ça ressemble à quoi un auteur ??? C’est vieux et ça a des lunettes ???

15h35 : arrive un homme d’un certain âge avec un grand sourire. Il s’arrête devant moi et me demande : “Vous êtes auteur ?” (Si on me pose cette question une autre fois, je mords !) Je lui réponds que oui et il me dit qu’il adore découvrir des nouveaux auteurs. Nous nous mettons à discuter…

La suite au prochain numéro…