Archive pour ◊ mars 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Lundi 23 mars 2009

Voici la suite du compte-rendu de ma séance de dédicaces :

15h35 donc : L’homme d’un certain âge saisit mon bouquin et se met à lire la 4e de couverture à voix haute. Deux ou trois personnes s’arrêtent pour écouter. Il me demande : vous êtes Française ? Je lui dit oui. Il me répond : ça se guérit, vous savez. Nous rions. Il me raconte un peu sa vie : économiste à la retraite, il est un lecteur acharné. Il s’en va donc payer mon livre et revient me voir. Et de 6 ! Nous nous mettons à discuter de tout, nous dérivons sur le roman “Les bienveillantes”, nous dérivons sur le nazi, l’armée rouge, l’occupation de la France, la libération de la Pologne. Discussion assez surréaliste mais oh combien passionnante. L’homme me demande si j’ai une adresse courriel, il aime converser avec les auteurs, je lui dit que j’ai un site Internet.

15h55 : nous sommes interrompus par un jeune homme qui vient d’acheter mon livre pour sa blonde. Et de 7 ! L’homme me dit au revoir et me donne rendez-vous au salon du livre du Québec. Je ne sais pas si mon roman lui plaira, il ne semble pas être mon lecteur cible, mais j’espère qu’il l’offrira à une femme de son entourage si cela ne lui plait pas. Je dédicace mon dernier roman de la journée.

16h00 : Trois femmes semblent interessées par mon roman, mais elles viennent de sortir de la librairie et n’ont pas le budget pour un autre livre. Je leur tends des signets et des cartes. Elles me remercient avec un grand sourire.

16h10 : J’aimerais bien vendre un dernier roman, mais la foule des magasins est de moins en moins nombreuses. Je distribue quelques signets.

16h20 : je plie bagages, heureuse et satisfaite. 7 romans de vendus pour une première dédicace, pour un premier roman, pour une auteure inconnue, je trouve ça excellent. Il y a eu peu de temps mort, à part au début, j’ai fait connaître mon roman, beaucoup de gens ont la couverture en tête, ils ont des signets et des cartes. D’ailleurs, en regardant mes statistiques pour mon site, je vois que de plus en plus de personnes arrivent sur mon site en tapant mon nom.

Bilan : Je recommencerai bien demain si je pouvais. J’ai trop hâte d’être au salon du livre maintenant.

Points positives : j’ai bien fait de demander à mes amis de passer, ça a attiré la foule et j’ai pu faire des rencontres super interessantes. J’aurais bien aimé discuter un peu plus avec mes lecteurs mais à chaque fois, nous avons été coupés par des lecteurs potentiels. Sensation d’inachevée. Mais vraiment, les rencontres avec les lecteurs sont la récompense des milliers d’heures de travail solitaire.

J’ai aussi été super bien accueillie par Isabelle et Lise, les deux jeunes femmes de Renaud-Bray. Elles sont venues me voir à tour de rôle pour voir comment tout se passait

Points à améliorer : Trouver un pitch plus accrocheur pour mon roman, je m’emmêle encore et surtout, trouver une manière d’aborder les passants quand je suis seule. Un “bonjour” avec un sourire les faisait redouter d’être obligée de m’acheter un livre je crois, alors que faire ? Regarder ailleurs, faire semblant de lire un livre, mais là, vont-ils se sentir gênés de me déranger ? Dilemme, dilemme. Aux auteurs qui passent par ici, qu’est-ce que vous faites, vous, pour attirer le lecteur ? Je chante, je danse, j’enlève le haut ? Les trois à la fois ?

Quoi qu’il en soit, j’ai A-D-O-R-É mon premier contact avec le public et en plus, mon roman a super belle visibilité chez Renaud-Bray grâce à ça. Sur la gondole de l’entrée, et encore plus loin à côté de la biographie de René Angelil, et des best-sellers du moment. Si ça ce n’est pas le début du succès ! Si tous les exemplaires qu’ils ont se vendent, y’en a au moins 40, je serai ravie !

Auteur: Audrey
• Samedi 21 mars 2009

J’ai donc vécu mon premier contact avec les lecteurs lors de ma séance de signatures à Renaud-Bray aujourd’hui et je vous le dis tout de suite j’ai adoré, pourtant, ce n’était pas parti pour au début !

13h45 : j’arrive à la librairie avec une amie après un dîner au Cochon Dingue en sa compagnie. Je rencontre Lise et Isabelle, les deux personnes qui ont organisé ma séance. Il y a des affiches annonçant ma venue un peu partout. La table est devant l’entrée du Renaud-Bray ce qui me permet d’être visible de tous les clients qui entrent et qui sortent mais aussi de ceux qui parcourent Place Laurier.

13h55 : je suis assise à ma table, mes livres devant moi, un vase rempli de fausses fleurs à côté, j’installe mes signets et mes cartes postales fabriquées pour l’occasion et… je signe ma première dédicace. OK, pas de quoi pavoiser, c’est à l’amie qui m’accompagnait. Mais quand même, un livre de vendu, l’honneur est sauf !

14h00 : mon amie s’en va magasiner et j’essaie de me trouver une contenance. Je me sers un verre d’eau, je replace mes livres, les gens ralentissent vaguement en passant près de moi mais personne ne s’arrête. Le temps va être long !

14h15 : Dominic arrive. Il a déjà acheté mon livre pour l’offrir à sa blonde mais elle ne l’a pas encore lu. On discute un peu de son dernier roman dont la date de sortie a été repoussée. Il repart et me dit qu’il repassera.

14h20 : Quelqu’un s’arrête, regarde mon livre, me demande de quoi ça parle et si je suis l’auteure. ???? Non, non, je suis une représentante ? Elle le redépose et s’en va. Snif.

14h25 : mon amie qui m’accompagnait repasse et me souhaite bonne chance pour la suite.

14h35 : Plusieurs personnes ne sont arrêtées, des hommes, des femmes, j’ai distribué des signets, des cartes, un homme me dit qu’il pensera à mon roman pour un cadeau, une femme aussi. Je bafouille encore un peu quand je présente mon livre mais ça s’améliore.

14h40 : je vends un deuxième bouquin ! Yeah ! Une Française installée au Québec qui fréquente le même forum que moi sur l’immigration au Québec. On discute un peu mais comme par hasard, deux ou trois personnes viennent regarder mon livre et me poser des questions. La foule attire la foule, c’est un de mes constats. À chaque fois que je signe un livre, les gens viennent voir, se demandant si je suis quelqu’un de connu sans doute, et ils m’écoutent parler.

14h50 : la foule se disperse et j’essaie de trouver une accroche. Dès que je dis bonjour à quelqu’un qui ralentit pour voir mon livre, il s’enfuit presque, de peur d’être obligé de l’acheter j’imagine.

14h55 : une jeune fille a la voix rauque m’interpelle : ça parle de quoi ton livre ? Elle est directe. Je fais mon speech. Elle est enthousiaste mais elle me montre un gros sac rempli de livres de Québec Loisirs. Je lui tends un signet et une carte et elle me promet qu’elle l’achètera bientôt.

15h00 : on me redemande encore si c’est moi l’auteure du roman. ???? Non, non j’ai vu une chaise, j’étais fatiguée et je me suis assise là.

15h05 : Dominic repasse, on discute quelques instants.

15h10 : Mon chum, son cousin, sa blonde et une amie arrivent presque en même temps et encore une fois c’est l’effet de foule. Les gens viennent me voir. Un autre roman de vendu ! Tout le monde pense que c’est autobiographique, je dis non, mais je vois bien que les gens ne me croient pas. Je ne m’obstine pas.

15h15 : une lectrice de mon blogue arrive. Elle me tend son exemplaire de mon roman déjà acheté, lu et adoré et je lui dédicace. Elle en profite pour vanter mon livre à une femme indécise à côté, elle est tellement convaincante qu’en trente secondes, la femme l’achète ! Et de 4 ! Merci Caroline ! Est-ce que je peux t’engager comme représentante personnelle ?

15h20 : On me demande si le vase et les fleurs à côté de moi sont à vendre. ???? Hum ? Sûrement à l’intérieur ??

15h25 : Virge, une autre lectrice de mon blogue, arrive. Imaginez vous que Virge me suit depuis le temps de mon ancien blogue, quand j’étais encore en France, que je lui ai fait lire deux de mes nouvelles il y a 3 ans pour avoir ses commentaires, qu’on s’est croisées sans le savoir au lancement du livre de Julie “Enthéos” et que ce n’est que maintenant qu’on se rencontre ! Je lui dédicace mon roman. Et de 5 !

15h30 : On me demande ENCORE si je suis l’auteure du roman. Eh, ça ressemble à quoi un auteur ??? C’est vieux et ça a des lunettes ???

15h35 : arrive un homme d’un certain âge avec un grand sourire. Il s’arrête devant moi et me demande : “Vous êtes auteur ?” (Si on me pose cette question une autre fois, je mords !) Je lui réponds que oui et il me dit qu’il adore découvrir des nouveaux auteurs. Nous nous mettons à discuter…

La suite au prochain numéro…

Auteur: Audrey
• Vendredi 20 mars 2009

J’ai commencé la correction de Merveilleusement givrée après un peu plus de deux semaines de pause. Point positif : je ne trouve pas tout nul à jeter. Oui ça m’est arrivé pour Passionnément givrée. J’avais envie de tout laisser tomber en me relisant. Au lieu de ça, j’ai tout réécrit à peu près dix fois.

J’ai terminé la correction de la première partie de Merveilleusement givrée. Ce n’était pas la plus difficile. Je n’ai corrigé essentiellement que des tics d’écriture : beaucoup de « et » et de « mais » en début de phrases, beaucoup de « vraiment » et de « tellement », beaucoup d’adverbes, des phrases trop longues, des répétitions. J’ai aussi développé certains points qui méritaient un approfondissement. Rien de bien important, la plus grosse réécriture sera pour la partie 3 et la conclusion.
Je veux une conclusion ouverte, appelant une suite mais qui en même temps puisse être une conclusion finale dans le sens que si on ne lit pas le tome III, on ne reste pas sur notre faim. Comme pour Passionnément givrée en fait. Je ne sais pas si j’ai réussi. À voir.

En tout cas, je m’en étais déjà rendu compte lors de la correction de mon premier tome, mais je suis plus fan des corrections que de l’écriture. C’est bizarre parce que pour la majorité des auteurs, c’est l’inverse.

Mais j’adore avoir une matière à travailler et retravailler, m’attarder aux détails, aux finitions, j’adore. Je crois que ça me stresse moins aussi de ne pas partir d’une page blanche. Évidemment, j’adore voir apparaitre des scènes sous mes yeux mais la travailler pour les rendre « parfaites », c’est ça que j’aime.

PS : je vous rappelle ma séance de signature demain de 14h à 16h Renaud-Bray, Place Laurier. J’ai hâte et en meme temps, je stresse. Et si j’en vends 0 de bouquins ? J’aimerais au moins en vendre un, histoire de sauver l’honneur ! Hum, hum, me laissez pas toute seule, hein !

Auteur: Audrey
• Mercredi 18 mars 2009

Je sais pourquoi j’écris maintenant : pour faire passer des gammes d’émotions à mes lecteurs et en recevoir moi-même par la même occasion. Je ne peux décrire ce que je ressens quand je reçois un commentaire enthousiaste d’un lecteur. C’est ma récompense pour toutes ces heures passées à écrire et corriger mon roman. Quoi que seront les chiffres de vente finales, j’aurais eu ma récompense.

Hier, j’ai su que la fille d’une de mes connaissances qui a 14 ans et qui ne lit jamais dévore mon roman sans le lâcher. Ça m’a fait plus plaisir que je ne saurais le dire.

J’ai su aussi que les trois derniers exemplaires de Passionnément givrée se sont envolés d’une journée à l’autre à la librairie Pantoute de St Roch. Ça colle un sourire sur le visage pour plusieurs heures, ça.

Et puis ce soir, mon ancienne prof d’équitation m’écrit pour me donner ses impressions à chaud. C’est une des plus belles réactions que j’ai pu avoir face à mon roman. Son enthousiasme, ses points d’exclamations, sa description de ce qu’elle a ressenti selon certains passages, j’ai tellement aimé lire ces scènes que j’ai inventées à travers ses propres yeux. Elle a ri, stressé, ragé, pleuré, et pour moi, c’est ma plus belle récompense. Et en plus, je l’ai empêché d’étudier parce qu’elle voulait finir mon roman !

Vraiment, tout ça, c’est du bonheur en boîte. Et dire que ça ne fait que commencer.

Vivement samedi pour ma séance de signatures. Ne vous gênez pas pour venir me voir, hein !

PS : Private joke: “Lyne, j’ai envie de toucher tes seins, est-ce que je peux ? Non Rich, tu peux pas ! ” J’ai ri pendant une demi heure. Comprendrons qui pourront. J’adore cette série !! Bon par contre, la fin était super triste et stressante ! Et la semaine prochaine, c’est le dernier dernier épisode à vie. Ouin !

Auteur: Audrey
• Lundi 16 mars 2009

Je m’ennuie de la France. Ça ne m’arrive pas souvent, mais là, ça traîne depuis plusieurs semaines.

J’aurais aimé être au salon du livre de Paris en fin de semaine et voir tous mes amis sur Facebook faire leur compte rendu, ça me rend jalouse.

Savoir qu’une de mes meilleures amies accouche dans deux mois, que j’ai déjà manqué son mariage et que je ne serai pas là pour tout vivre à la minute où elle aura ses premières contractions, ça me rend triste.

Me sentir entre deux eaux, entre deux pays presque tout le temps, ça me fatigue.

Savoir que mes amis en France ont pris un verre sur une terrasse en fin de semaine et que les fleurs sortent en même temps que les jours qui rallongent, ça me frustre alors que je ne peux toujours pas sortir sans mes gants et mon écharpe.

Si j’écris moi souvent ici aussi, c’est parce que je songe sérieusement à rentrer en France à plus ou moins long terme et que ça prend beaucoup de place dans ma tête.

J’adore le Québec, j’adore tout ou presque du Québec, mais la France restera toujours mon pays et depuis un moment, j’ai envie d’un retour aux sources.

PS : mon roman fait parti des meilleurs vendeurs de la semaine dernière de Prologue, le distributeur de ma maison d’édition, avec les 3 autres romans de la collection Lime et Citron d’ailleurs. J’imagine que c’est l’effet de la nouveauté, reste à voir dans la durée.

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