Voici la suite du compte-rendu de ma séance de dédicaces :
15h35 donc : L’homme d’un certain âge saisit mon bouquin et se met à lire la 4e de couverture à voix haute. Deux ou trois personnes s’arrêtent pour écouter. Il me demande : vous êtes Française ? Je lui dit oui. Il me répond : ça se guérit, vous savez. Nous rions. Il me raconte un peu sa vie : économiste à la retraite, il est un lecteur acharné. Il s’en va donc payer mon livre et revient me voir. Et de 6 ! Nous nous mettons à discuter de tout, nous dérivons sur le roman “Les bienveillantes”, nous dérivons sur le nazi, l’armée rouge, l’occupation de la France, la libération de la Pologne. Discussion assez surréaliste mais oh combien passionnante. L’homme me demande si j’ai une adresse courriel, il aime converser avec les auteurs, je lui dit que j’ai un site Internet.
15h55 : nous sommes interrompus par un jeune homme qui vient d’acheter mon livre pour sa blonde. Et de 7 ! L’homme me dit au revoir et me donne rendez-vous au salon du livre du Québec. Je ne sais pas si mon roman lui plaira, il ne semble pas être mon lecteur cible, mais j’espère qu’il l’offrira à une femme de son entourage si cela ne lui plait pas. Je dédicace mon dernier roman de la journée.
16h00 : Trois femmes semblent interessées par mon roman, mais elles viennent de sortir de la librairie et n’ont pas le budget pour un autre livre. Je leur tends des signets et des cartes. Elles me remercient avec un grand sourire.
16h10 : J’aimerais bien vendre un dernier roman, mais la foule des magasins est de moins en moins nombreuses. Je distribue quelques signets.
16h20 : je plie bagages, heureuse et satisfaite. 7 romans de vendus pour une première dédicace, pour un premier roman, pour une auteure inconnue, je trouve ça excellent. Il y a eu peu de temps mort, à part au début, j’ai fait connaître mon roman, beaucoup de gens ont la couverture en tête, ils ont des signets et des cartes. D’ailleurs, en regardant mes statistiques pour mon site, je vois que de plus en plus de personnes arrivent sur mon site en tapant mon nom.
Bilan : Je recommencerai bien demain si je pouvais. J’ai trop hâte d’être au salon du livre maintenant.
Points positives : j’ai bien fait de demander à mes amis de passer, ça a attiré la foule et j’ai pu faire des rencontres super interessantes. J’aurais bien aimé discuter un peu plus avec mes lecteurs mais à chaque fois, nous avons été coupés par des lecteurs potentiels. Sensation d’inachevée. Mais vraiment, les rencontres avec les lecteurs sont la récompense des milliers d’heures de travail solitaire.
J’ai aussi été super bien accueillie par Isabelle et Lise, les deux jeunes femmes de Renaud-Bray. Elles sont venues me voir à tour de rôle pour voir comment tout se passait
Points à améliorer : Trouver un pitch plus accrocheur pour mon roman, je m’emmêle encore et surtout, trouver une manière d’aborder les passants quand je suis seule. Un “bonjour” avec un sourire les faisait redouter d’être obligée de m’acheter un livre je crois, alors que faire ? Regarder ailleurs, faire semblant de lire un livre, mais là, vont-ils se sentir gênés de me déranger ? Dilemme, dilemme. Aux auteurs qui passent par ici, qu’est-ce que vous faites, vous, pour attirer le lecteur ? Je chante, je danse, j’enlève le haut ? Les trois à la fois ?
Quoi qu’il en soit, j’ai A-D-O-R-É mon premier contact avec le public et en plus, mon roman a super belle visibilité chez Renaud-Bray grâce à ça. Sur la gondole de l’entrée, et encore plus loin à côté de la biographie de René Angelil, et des best-sellers du moment. Si ça ce n’est pas le début du succès ! Si tous les exemplaires qu’ils ont se vendent, y’en a au moins 40, je serai ravie !







Je ne sais pas faire des résumés non plus ! J’ai horreur des synospsis, c’est fouillis quand j’en fais !
Superbe premier contact dis donc, tu as assuré !
C’est difficile d’attirer les lecteurs potentiels dans un centre d’achats. Je crois qu’il n’existe aucune bonne façon, puisque les gens n’aiment pas tous lire et ne seront pas nécessairement interpelés par un auteur en séance de signatures.
Pendant un salon du livre, c’est très différent. Les visiteurs sont beaucoup plus réceptifs et surtout… moins pressés.
@Jo Ann V : Merci !
@Dominic : oui, c’est sûr qu’arrêter les passants dans un centre d’achats, c’est difficile, en tout cas, j’ai vraiment hâte d’être au salon du livre maintenant !
Dans mes séances de dédicaces, j’apportais des extraits de critiques flatteuses que j’avais collées sur un carton, monté sur un support. Ça m’a aidée à accrocher du monde et à vendre des exemplaires.
Merci pour le truc, Evelyne, je le prends en note!
C’est vrai que ça ne doit pas être facile dans les centres d’achats. En tant que lectrice, je suis moi-même toujours gênée d’aborder un auteur seul devant sa petite table.
Une idée : pourquoi ne pas demander à un ou des amis de se tenir en retrait, prêts à intervenir en cas d’abandon? Comme tu le dis si bien, Audrey, la foule attire la foule! Et rien n’est plus intimidant pour le visiteur que d’aborder un auteur seul, en sachant qu’on risque de ne pas lui acheter son livre.
Bravo Audrey, la glace est brisée!