Archive pour ◊ juin 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Mercredi 10 juin 2009

equitationJ’aime tellement l’équitation.  J’en ai refait ce soir pour la première en six mois et non plus seulement je n’ai pratiquement rien perdu mais en plus je me suis rappelée à quel point j’aime ça : le contact avec l’animal, on se jauge chacun de note côté, on se regarde, on s’apprivoise et puis je monte. Je m’habitue à l’allure du cheval, à sa démarche, à son caractère, il s’habitue à m’avoir sur son dos et à ma façon de monter.

J’essaie de ne pas lui tirer dans la bouche avec les rennes, de me détendre (après six mois, ça fait quand même quelque chose de remonter sur un cheval que je ne connais pas en plus) et puis hop, tout revient : position, allure, demandes avec les jambes, les mains et mon cheval de ce soir répondait au quart de tour. Ça, c’est génial. À peine besoin de reculer ma jambe extérieure qu’il part au galop. Youhouh ! On galope, on galope  !

Oui, j’adore l’équitation. Mais je n’en fais pas autant que je voudrais (manque de temps) et mon niveau ne me permettra jamais de faire des concours. Je n’en ai pas spécialement envie, mais j’aurais aimé connaître la sensation de faire un parcours d’obstacles parfait et de gagner une médaille.

Heureusement pour moi, je suis auteure. Et ce que je n’ai pas pu réaliser, mon héroïne, Zoé, pourra le réaliser. J’avais déjà transmis ma passion pour l’équitation à Cécile dans Passionnément givrée, mais elle était juste mentionnée. Dans mon roman pour ados, elle sera partie intégrante de l’histoire. Zoé monte à cheval depuis ses dix ans et commence les concours. Jusqu’où ira-t-elle ?

C’est génial d’être auteure parce que je vais pouvoir vivre par procuration ce que je n’ai pas vécu. Évidemment, ce ne sera pas comme si j’étais moi-même devenue une cavalière hors pair, mais d’une certaine façon, je vais pouvoir réaliser un de mes rêves d’enfant à travers Zoé !

C’est super tordu ce que je raconte mais bon, les auteurs sont reconnus comme étant une race à part ! ;-)

Si vous aimez l’équitation, cette vidéo est pour vous. J’en ai des frissons quand je la regarde.

Auteur: Audrey
• Mardi 09 juin 2009

p1020857Écrire, c’est comme le sport, plus on en fait et plus on a envie d’en faire. Et si on arrête, c’est super dur de s’y remettre.

J’écris depuis que j’ai 12 ans, je me souviens encore du titre de mon premier roman. Je racontais ma vie et celle des mes amis qui habitaient à côté de chez moi. Rien de bien transcendant. Ensuite, durant l’adolescence, j’ai écrit pas mal de romans autofictionnels. Là encore, rien de transcendant.

De 18 à 22-23 ans, j’ai commencé et arrêté à peu près une dizaine de romans avant de ranger l’écriture dans un coin de ma tête. Ensuite, je suis venue au Québec, j’ai étudié et après mes études, je me suis dit : bon Audrey, où tu vas avec ton rêve d’écrire un roman ? C’est pas en écrivant rien que tu vas savoir si t’es capable d’écrire un roman publiable ! Donc je me suis lancée. La suite, vous la connaissez.

Si je parle de ça, c’est parce que je me suis rendu compte aujourd’hui de la confiance que j’ai acquise. Je me suis rendu compte que je commence maintenant un roman sans crainte. Enfin non, j’ai des craintes. Est-ce que je vais arriver à raconter ce que j’ai envie de raconter ? Est-ce que mes personnages vont être crédibles ? Est-ce que mon style va être fluide ? Etc. Oui parce que c’est infini les craintes.

Mais la crainte que je n’ai plus, c’est celle de perdre mon souffle et d’abandonner mon roman en route. Je ne suis qu’à la page 71 de mon roman pour ados et je sais que je vais arriver au bout. Je ne sais pas si je vais écrire tous les tomes que je prévois pour ma série (ça va dépendre en grande partie de si un éditeur en veut) mais je sais que je vais aller jusqu’au bout de mon tome I.

Pourquoi et comment je le sais ? Un sentiment. Une sensation. Une confiance acquise avec les années. Et aussi parce qu’aujourd’hui, je me connais mieux, je sais où sont mes limites actuelles et ce que je suis capable d’écrire ou non. Il y a des sujets qui me tentent (un jour, j’écrirai sur la seconde guerre mondiale, c’est certain) mais que je laisse dormir au fond de moi, le temps que je murisse. Il y a d’autres qui ne seront jamais pour moi, même si ça me tenterait beaucoup d’essayer. Je ne pourrais pas écrire par exemple un roman policier.

D’une parce que je ne sais pas manier le suspens et de deux parce que je suis une très mauvaise lectrice de romans policiers. Je ne suis pas capable d’endurer le suspens. Au bout de 50 pages, je vais lire la fin pour connaître le dénouement. Il n’y a que lorsque je prends l’avion que j’arrive à me maitriser parce que je sais que sinon je vais m’ennuyer à mourir jusqu’à ma destination finale !

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, je suis une auteure qui sait ce qu’elle peut et veut écrire tout en sachant qu’elle va continuer à évoluer et ça fait du bien.

Auteur: Audrey
• Lundi 08 juin 2009

work-in-progress-80b200Je sais que je vais faire hurler mes lecteurs québécois si attachés à la langue française mais en ce moment, je me dis que j’aurais bien aimé naître aux États-Unis et pouvoir écrire en anglais. Pas seulement parce qu’il y a un marché de 300 millions de personnes sans compter l’Angleterre, l’Irlande, le Canada anglais et tous les autres pays anglophones, mais parce que le monde de l’édition américain a l’air vraiment différent.

D’une, il existe des véritables communautés d’écrivains regroupant des centaines de personnes actives qui permettent aux écrivains en herbe ou confirmés d’avancer, d’évoluer et d’échanger. De deux, parce que j’aime le principe d’avoir un agent qui se démène pour faire publier notre roman. Bien sûr, il faut convaincre l’agent de miser sur nous et ça doit pas être plus facile que de convaincre un éditeur, mais je sais pas, j’aime l’idée des agents.

Évidemment, je n’évolue pas à l’intérieur même du milieu éditorial américain donc je ne peux pas vraiment savoir comment ça se passe mais en tout cas, ça a l’air quand même mieux que le monde de l’édition français où il est très très difficile d’attirer l’attention d’un éditeur et ensuite des médias. Voir cette opinion dans Le Monde de l’auteure Béatrice Shalit

Je suis certaine que le monde de l’édition québécois, quoique plus petit, est plus ouvert aux nouveaux auteurs que celui français (J’en suis la preuve !)

Quoiqu’il en soit, je trouve que ce qui manque aux écrivains francophones, ce sont de vraies structures qui leur permettraient de se rencontrer virtuellement et/ou réellement et d’échanger. C’est un peu pour ça que j’ai ouvert mon blog d’ailleurs : pour discuter avec d’autres écrivains. Idéalement, si j’avais du temps, j’aurais aimé crée une véritable communauté d’écrivains.

Je sais qu’il y a quelques forums francophones forts intéressants, mais je suis au regret de dire que hormis quelques membres actifs, la plupart des gens qui y passent ne sont là que pour faire la pub de leurs romans. Pourtant, vu le nombre de blogs d’auteurs que je compte, je suis sûre qu’on gagnerait à se rassembler et à échanger.

Quelqu’un a envie de se lancer avec moi ? Ça prendrait vraiment des gens motivés sur du long terme, je crois, parce qu’au début, tout le monde est super actif et au bout d’un mois, le forum meurt…

Auteur: Audrey
• Jeudi 04 juin 2009

Aujourd’hui, ça fait trois mois que Passionnément givrée a fait son entrée dans le monde de la littérature québécoise. Trois mois déjà. Temps de faire un bilan ? OK, voici donc ce qui me vient à l’esprit et je précise que les points ne sont pas classés par ordre d’importance :

  • J’ai eu droit à une distribution excellente. Les représentants de Prologue ont vraiment fait un très bon travail. Passionnément givrée était (et est encore à certains endroits) en tête de gondole dans 90 % des librairies dans lesquelles je suis passée. S’il était dans les rayons, sa couverture était bien en vue. J’ai également vu mon roman dans les grandes surfaces tels que Cosco, Wal-Mart, et Zellers, ainsi que j’ai HMV (un magasin de musique !) et plusieurs pharmacies (oui, au Québec, on achète des livres dans les pharmacies, on peut même y acheter de la nourriture !) On m’a dit aussi  avoir vu mon roman à la librairire de l’aéroport de Montréal ! Que demander de plus ?
  • Le salon du livre de Québec dont j’ai déjà parlé ici et a été pour moi la source de très beaux moments d’émotions. En particulier, les quelques personnes venues exprès pour me rencontrer, moi !
  • Mes séances de dédicaces en librairie ont été magiques. J’ai tellement, tellement, adoré. Je me shoote aux contacts avec les lecteurs, je crois ! Ça me galvanise et ça me donne l’énergie de continuer à écrire ! Pour les comptes rendus, c’est ici, et .
  • En ce moment, je ne sais pas ce qui se passe, mais je reçois presque tous les jours des courriels de lectrices enchantées par mon roman et qui me parle d’Isa avec tellement d’enthousiasme que j’en aurais presque les larmes aux yeux. C’est toujours ce que j’ai souhaité pour elle, qu’elle vive dans le cœur des gens et y trouvent sa place. Je crois que c’est chose faite !
  • J’ai eu également droit au soutien et à l’enthousiasme très précieux d’une des mes amies qui m’a vraiment aidée à croire en mon roman et à aller toujours plus loin. Je ne crois pas que mes séances de dédicaces auraient été aussi réussies sans elle. Merci ma belle ! Merci, vraiment !
  • La majorité des personnes qui ont parlé de Passionnément givrée l’ont fait avec entrain et je pense sincérité. Et je crois pouvoir affirmer que beaucoup de personnes ont aimé lire les aventures d’Isa et ses amis. Vous trouverez la liste des articles sur Passionnément givrée ici.
  • J’ai adoré donné des entrevues. Surtout mes deux passages à la radio. J’ai les deux podcasts de mes entrevues, il faut que je prenne le temps de les mettre en ligne sur mon site.

Que dire en conclusion ? Que mon roman m’a apporté beaucoup de bonheur et que j’ai très hâte de connaitre la suite ! Ma carrière d’auteure ne fait que commencer et j’ai l’intention de conquérir le monde ! Ouep ! Exactement ! ;-) Et puis si j’y arrive pas, au moins j’aurais essayé !

Je voulais aussi dire un grand merci à tous ceux qui me suivent fidèlement chaque jour ! Mon blogue a contribué à faire connaitre Passionnément givrée. Plusieurs de mes lectrices ont même commandé mon roman en France ou en Belgique parce qu’elles voulaient absolument le lire ! Il n’y a qu’Internet qui permette ce genre de rencontres et d’émotion.

Un dernier mot : je dédicace Passionnément givrée samedi le 6 juin de 14h à 16h au Renaud-Bray de Lévis. Vu qu’ils annoncent beau, il ne devrait malheureusement pas avoir foule mais c’est pas grave. Je tiens à savourer ma dernière séance de dédicaces !

Auteur: Audrey
• Mardi 02 juin 2009

Je fais des recherches depuis quelques jours sur le système d’éducation français pour mon roman et je n’en reviens pas comme tout a changé. Pas étonnant que mes parents ne comprenaient rien à ce que je leur racontais de l’école ! Mes futurs enfants vont également devoir tout m’expliquer parce que vive les abréviations incompréhensibles ! De mon temps (je sais, j’ai l’air d’avoir 80 ans quand je dis ça, il me manque plus que le rocking-chair (me souvient pas du mot français), le chandail de laine et la petite voix tremblotante), il y avait LV1 et LV2 (langue vivante 1 et 2) et c’est tout ! Maintenant, c’est l’anarchie !

Ce qui me frappe le plus lors de mes recherches, c’est de voir combien l’école est fermée à ceux qui ne réussissent pas. Si tu suis pas la ligne droite, tu dégages et c’est tout. Il existe tellement de structures au Québec pour aider ceux qui ont arrêté l’école en cours de route et qu’ils veulent terminer leur secondaire ou leur cegep. En France, oublie-ça. On dirait que c’est même l’éducation nationale qui pousse à arrêter l’école !

Il faut savoir qu’en France, il y a 4 ans de collège puis 3 ans de lycée avant l’université et le passage entre les deux n’est absolument pas automatique. Eh bien, si de mon temps (oui, je sais, je persiste et signe), il filtrait énormément le passage au lycée, maintenant, ça a carrément l’air d’être impossible de passer si t’as pas 15 sur 20 dans toutes les matières. Et si tu ne vas au lycée, tu peux dire adieu à des études universitaires.

C’est ridicule sérieusement. Tout le monde ne s’adapte pas à l’école et ça n’a rien à voir avec de l’intelligence. À 11 ans, on demande aux élèves d’assister à des cours entre 6 et 7h par jour plus au moins une heure de devoir à la maison. À 15, ça peut monter jusqu’à 8h de cours par jour plus les devoirs. Tout le monde n’est pas capable d’y arriver et la majorité des profs ne s’occupent que des bons élèves.

J’ai eu la chance d’être bonne élève et je garde plutôt un bon souvenir de mes années de collège et de lycée, mais un de mes personnages masculins dans mon roman, lui, a de gros problèmes d’apprentissage et j’ai bien l’impression qu’il va avoir du mal à trouver quelqu’un pour l’aider qui ne va pas lui conseiller : “Bon écoute, avec les notes que t’as, tu peux tout de suite arrêter d’espérer passer en seconde, le mieux, c’est que tu commences à apprendre un métier tout de suite. Est-ce que ça dirait de travailler dans le bâtiment ?”

J’ai rien contre les gens qui travaillent dans le bâtiment hein, mais mon personnage, lui, il veut devenir journaliste, donc faire de longues études. Heureusement que je suis là pour l’aider !

Mais qui aide les vrais jeunes en France à réaliser leurs rêves ?

Edit : un bel article paru dans Le Monde hier signalée par une de mes amies et qui complète à merveille mon point de vue.

Je suis surtout d’accord avec cette extrait-là :

  • L’orientation a lieu trop tôt, par Crevette

En troisième, nous avons dû remplir un questionnaire d’orientation, suivi d’un entretien avec le professeur principal. Il m’a conseillé de me lancer dans des études de droit. Je n’étais pas contre et heureusement ça m’a plu. Le problème, c’est que les orientations ont lieu à un moment où les lycéens ne savent pas forcément ce qu’ils veulent faire de leur vie et ignorent tout de la réalité de la vie professionnelle. En plus de cela, il est très difficile de changer de cursus quand on se rend compte qu’on s’est trompé. Je suis allée deux fois dans un CIO et deux fois il s’est passé la même chose : la “conseillère” m’a donné un bouquin avec la liste des formations à regarder, c’est tout. Pas de discussion, pas d’échange, pas de conseil.

Tinkerbell Personal Checks |Garden Planters | Jewellery For Women | Best Dog Foods | Budget Wedding Gowns | Shop For Jewellery | Vintage Jewellery| Diamante Jewellery | Car Finance Credit | DoorStep Loans