Pour ceux qui ne le savent pas, Archambault a lancé un concours pour dénicher un nouvel auteur cet été avec Stéphane Dompierre et Michèle Plomer en parrain et marraine. Le concours était réservé aux Canadiens de plus de 18 ans habitant au Québec et n’ayant jamais publié de roman. J’ai trouvé l’initiative très intéressante même si plusieurs points me font tiquer.
Numéro un : que ce soit le vote du public qui décide du gagnant. En soi, je trouve ça très juste et noble mais celui ou celle qui possède 600 amis sur Facebook et myspace ou qui travaille avec beaucoup de monde part avec un net avantage. Je sais bien que tout le monde n’ira pas voter pour faire plaisir au collègue ou à l’ami en question mais ça fait quand même des voix en plus par rapport à celui qui compte sur son entourage immédiat et le vote d’inconnus pour le soutenir.
Numéro deux : que le gagnant soit publié par les éditions Archambault. Dans mon esprit, Archambault, c’est une chaîne de librairies, pas une maison d’éditions. O.K, on a la machine de Québécor derrière soi ce qui n’est pas rien mais je serais curieuse de savoir si un roman étiqueté Archambault rentre chez Renaud-Bray. Et Renaud-Bray, c’est quand même la plus grande chaîne de librairies au Québec.
Ceci étant, je souligne l’initiative de ce concours et l’encourage vivement. C’est une grande chance pour les auteurs de se faire découvrir. J’ai lu les résumés des participants ainsi que leur bio et premier constat : tout le monde rêve de publier, homme, femme, jeune, moins jeune, retraité, mère de famille, commis d’épicerie, directeur, l’écriture touche tous les sexes, tous les âges, tous les métiers. Second constat : certains sont plus habiles que d’autres avec le français d’une part et avec l’art de bâtir des résumés accrocheurs d’autre part. Par ailleurs, j’ai lu de tout parmi les résumés: des histoires d’amour, de la fantasy, du fantastique, du policier, de l’historique.
Le 1er septembre, le jury a dévoilé les 5 demi-finalistes dont les deux premiers chapitres sont maintenant soumis au vote du public. 4 femmes, 1 homme.
J’ai lu les cinq extraits proposés et ma préférence se porte sur le manuscrit du seul homme présent. Ça ne m’étonne pas. D’une façon générale, je préfère les auteurs aux auteures. Je sais, je fais de la discrimination sexuelle (J’ai honte) mais que voulez-vous, il y a quelque chose dans l’écriture masculine que je ne retrouve pas dans l’écriture féminine. Quelque chose de direct, qui va droit au coeur. Ça ne m’empêche pas d’aimer les auteures, mais la majorité des mes auteurs préférés sont des hommes. Stéphanne Dompierre, Stéphane Bourguignon, Guillaume Vignault, Neil Bissondath, Nicolas Dickner pour ne citer que ceux-là du côté de la littérature québécoise.
Mais il n’y a pas que l’écriture de Martin Saulnier (l’un des demi-finalistes) que j’apprécie, l’histoire m’a accrochée dès le début. En fait, pas vraiment l’histoire mais plutôt l’ambiance qui s’en dégage. Le narrateur semble totalement désabusé mais n’a pas pourtant renoncé à l’envie, ni à l’espoir d’être heureux.
Je vous invite à lire les manuscrits des 5 demi-finalistes et à me dire pour qui va votre vote ! En tout cas, je souhaite bonne chance aux 5 participants !







Chose certaine, pour mon roman en écriture, je n’ai aucune envie de me prêter à un exercice semblable. Et en toute modestie, après avoir survolé les cinq extraits retenus, ça m’encourage pour la suite de mon roman… En passant, était-ce un prérequis de laisser des fautes d’orthographe dans les manuscrits ?
Ah là là, t’es pire que moi, toi ! J’imagine que le jury n’a pas réalisé de travail de correction sur les manuscrits, en même temps, ce n’est pas vraiment leur rôle. Malgré tout, j’ai quand même hâte de savoir qui va gagner.
Sinon, je ne me fais pas de souci pour ton roman, on s’en reparle !
Si ce sont ces cinq-là qui furent retenus, je me demande comment étaient les autres. J’ai tellement de difficulté à me faire une idée qui ne soit pas trop méchante pour ce genre de concours. J’aurais plutôt offert à l’auteur du meilleur texte quelques séances avec un éditeur ou mentor. Un peu comme Star académie: des leçons, un terrain expérimental.
De plus, je n’ai pas voté pour le même que vous. Que le monsieur fasse d’abord corriger ses fautes d’orthographe. Je suppose qu’il ne les a pas vues, sinon j’ose croire qu’il les aurait corrigées, et on en reparlera après. Il me semble que ce serait lui rendre un bien mauvais service que de lui faire croire qu’un tel texte pourrait être publié.
Après la lecture des débuts des 5 romans me voilà plutôt très découragée et à la fois encouragée parce que si un de ceux-là est publié vraiment j’ai toutes mes chances. La plupart des débuts, 3 sur 5 je dirais, on décroche après une dizaine de lignes et les 2 autres après 2 pages si je suis généreuse. Les 5 premières lignes sont à peu près toutes bonnes mais le constat s’arrête la. Dans un roman il faut savoir le plus tôt possible, le conflit, le but du personnage, que quelque chose se passe quoi et tous les débuts en sont gravement démunis à moins qu’ils commencent à la page 10 mais la plupart des lecteurs et je considère être assez représentative ne sont pas assez patients pour se rendre jusque là. En lisant je me retrouvais sans cesse à me dire, oui c’est bien écrit, la “voix” du personnage est accrocheuse mais où est l’histoire? Aucun des débuts me donnait de raison suffisante pour vouloir lire le manuscrit complet. Assez décourageant oui mais tout de même on apprend en lisant les autres. Et je dois dire bravo à eux tout simplement pour avoir terminé l’écriture de leur roman, chose qui est vraiment plus difficile qu’il n’y parait pour un lecteur qui en lisant à l’impression que les choses ‘”coulent de source”.
@Claudel : je suis d’accord pour les fautes d’orthographe de mon manuscrit préféré mais j’ai relevé des fautes dans les 5 il me semble, ceci n’excuse rien, je sais, mais j’avais envie de voter.
Comment étaient les autres manuscrits ? J’avoue que j’aimerais bien le savoir mais je crois qu’on peut facilement se faire une idée en lisant les résumés des participants…
@Caroline : C’est point que j’ai relevé effectivement, les histoires sont longues à démarrer dans les 5 manuscrits alors qu’un des premiers conseils donnés aux auteurs, c’est de trouver une phrase, un paragraphe, et une première page accrocheuse. Pas facile cela dit. Je te rejoins aussi quand tu dis que ce n’est pas si facile de terminer un roman et encore moins d’oser le soumettre à l’approbation du public comme ça, c’est déjà un pas vers une carrière d’auteur.
Je n’osais pas me prononcer sur la question étant donné que j’ai participé au concours. J’ai lu en diagonale le début des cinq manuscrits sélectionnés et je demandais si c’était par dépit que j’étais si peu enthousiaste à les lire. Vous me rassurez d’une certaine façon. Il est vrai que le ton est là, mais que les récits ne sont pas accrocheurs comme les débuts se doivent de l’être. Moi aussi, je n’ai pas la patience d’aller voir plus loin. Je suis une lectrice paresseuse. Il faut que j’accroche dès le départ, sinon…
J’ose espérer que les gens ne vont pas s’imaginer que mon manuscrit est ennuyant. J’ai pourtant écrit un début “punché”, mais le genre “chick-litt” n’est peut-être pas dans le créneau des jurys… Quoique dans les finalistes, il y a un conte de fées… (je ne sais qu’en penser…!!!) Je devrais peut-être mettre les premières pages de mon manuscrit sur le net… Je sais plus!
Audrey, je trouve aussi que le gars détonne des autres. Par contre, je le verrais plutôt scripteur pour des shows d’humour. Il a le style: Bang! (joke) Bang! (joke)… sans que ça soit situé dans le temps. Je me demande si son manuscrit maintient ce rythme essoufflant tout le long. Parfois trop, c’est comme pas assez et il faut savoir doser pour avoir plus d’impact… Mais il a de la verve, ça c’est certain!
Je seconde ton idée de mettre quelques chapitres de ton manuscrit sur le net (ça se voit que je veux le lire là !), le hic c’est que c’est difficile d’obtenir un jugement impartial de la part de ses proches même sur son blogue. Fais-toi confiance et go pour les maisons d’éditions !
Pour le concours, ne t’en fais pas, il y a tellement de critères qui entrent en ligne de compte que je ne pense vraiment pas que le fait que tu aies perdu signifie que ton roman est mauvais. J’ai déjà entendu qu’au sein de la même maison d’édition, un manuscrit a été d’abord refusé par une personne puis accepté par une autre. Le manuscrit trônait sur la pile des refusés, la fille l’a lu, l’a aimé et il a été publié. Ça ne doit pas arriver tous les jours mais ça montre bien que la chance entre en jeu, il suffit qu’une personne est un coup de coeur et c’est bon !
J’ai hâte de tenir ton livre entre mes mains moi !
Il existe un concours en France qui s’est terminé il y a peu. Ce sont les éditions Pocket et Evène (en parrains : Maxime Chattam et Franck Thilliez) qui étaient au départ de cette initiative qui primait un premier roman polar/thriller. Et en effet, facebook a fait beaucoup de travail, en vérité la majeure partie du travail… Ne restait au final que les auteurs possédant le plus gros réseau d’internautes. Heureusement, le vainqueur possède une réelle originalité, mais un genre qui s’éloigne un tantinet du polar/thriller
) Oui, tout cela est bien étrange ! 
Qu’en penser ? Comme toi Audrey je trouve que toutes les initiatives destinées à découvrir un nouvel auteur sont louables, mais il faudrait vraiment trouver la bonne formule pour les votes et que véritablement le meilleur gagne
PS : Il faut rendre à César ce qui appartient à César : les anglais s’étaient essayés avant les français à ce type de concours, et il doit y avoir de grandes chances pour que ce même type d’évènement ce soit déroulé outre-atlantique… A confirmer…
@FXC : Je pense que les concours où le public décidera vont progressivement disparaître parce que sous une apparence de justice et d’équitabilité, ce sont en réalité les plus “débrouillards” qui vont toujours gagner. Ceux qui ont compris que Facebook et autres pouvaient largement les aider. Et c’est impossible de contrer ça malheureusement. Ou alors il faudrait que le concours est une exposition si grande que 600 amis sur Facebook ne puisse pas faire la différence. Mais alors là, à part faire une sorte de star académy pour auteurs, je ne vois pas trop comment faire !
Moi je tiens à féliciter tous ceux qui s’amusent à descendre les finalistes! Bravo! Chapeau!
Je vois ça comme de la jalousie (pour ceux qui n’ont pas été retenus… rien de mieux que de descendre les autres pour essayer de se remonter) ou comme quelqu’un qui essaie de remplir un peu sa vie complètement monotone en critiquant ce qu’il n’est même pas capable de faire. Encore une fois, Bravo! Chapeau!
Ces finalistes-là ne sont peut-être pas la relève pour la littérature québécoise mais une chose est certaine, c’est qu’en plus de les trouver courageux d’avoir composé et osé soumettre un manuscrit, je les plains de devoir subir les commentaires complètement insipides de gens qui devraient aller s’acheter une vie.
En souhaitant de ne pas avoir fait trop de fautes pour ne pas me faire clasher (désolée à tous, c’est un anglicisme) moi aussi!
Bonjour Céline,
La première chose qu’on dit à un auteur qui veut publier, c’est qu’il doit accepter de s’exposer et donc de lire ou d’entendre des critiques plus ou moins agréables sur son roman. J’en ai moi même eues et même si ce n’est pas facile, je m’y suis faite. Il faut se dire qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, que tout le monde a droit a son opinion et que ce n’est qu’une seule opinion.
Par ailleurs, tout ceux qui ont commencé sur cet article sont tous des auteurs (publiés ou non) donc je pense qu’ils ne critiquent pas quelque chose qu’ils ne savent pas faire. Quant à dire que c’est parce qu’on a pas de vie qu’on critique des romans, que devraient alors dire les critiques professionnels ou ceux qui tiennent des blogues littéraires ?