A
vant-propos : pour éviter que Google ne ramène sur mon blogue trop d’obsédés qui repartiront déçus, le mot sexe sera remplacé tout le long de l’article par le mot bip et puis, en plus, comme ça, c’est drôle !
Aujourd’hui donc, on parle de bip dans la littérature parce que sérieusement, je trouve qu’une belle scène de bip, c’est super dur à écrire. Je peine sur la mienne depuis midi aujourd’hui et je n’ai écrit que trois lignes. Je vogue entre du Harlequin bas de gamme et du Danielle Steal, vous voyez le genre. C’est sûr que chacun a ses limites, moi personnellement, je ne veux pas écrire quelque chose de trop explicite, de toute façon, je sais que je n’y arriverais pas. Je suis très sensible à ce genre de scènes quand j’en lis et peu d’auteurs réussissent à écrire quelque chose que j’apprécie parce qu’ils vont toujours trop loin (selon mon point de vue).
Ceci dit, j’ai déjà lu de très jolies scènes de bip qui bien que très détaillées ne tombaient jamais dans la vulgaire. Je pense notamment au livre québécois pour ados La première fois de Sarah-Jeanne et là, l’auteure a réussi le double exploit de parler de bip aux ados, sans vulgarité et sans ton moralisateur.
Moi, j’en suis loin, et pourtant, je trouve dommage de ne pas explorer un peu ce sujet. Isa est adulte, elle a un chum donc elle a une vie sexuelle. Et puis dans mon roman pour ados, j’aimerais bien explorer le sujet alors autant que je m’essaye avec ma trilogie.
Le problème, c’est que les descriptions en général ne sont déjà pas mon fort, si vous ajoutez à ça du bip, vous obtenez des scènes vraiment nulles. Comme je ne désire pas dépasser une certaine limite, j’en reviens toujours à la même chose, aux mêmes mots. Mes héros s’embrassent, se déshabillent et pouf, le reste, mes lecteurs imagineront.
Comment écrire quelque chose de juste, de pas trop romancé, de pas trop explicite sans vulgarité, voyeurisme ou pudibonderie ?
Je cherche et, en attendant, je pense que mes héros vont devoir se contenter de “c’était super, nous n’avons pas dormi de la nuit” !







Je n’arrive pas non plus ! Il faut un véritable talent pour ça, et je suis bien trop pudique, je pense… :-/
Je suis rassurée de ne pas être la seule à avoir du mal à écrire les scènes de bip!
C’est difficile de ne pas tomber dans la description à l’eau de rose, tout en évitant le vulgaire… il faut trouver le juste milieu!
J’imagine que la scène ne doit pas être trop longue, sinon la description deviendrait trop clinique… Peut-être que dans la description il faut jouer sur les sens, le toucher, l’odorat, la vision, etc., pour dépasser le stade du “Ils se déshabillèrent et eurent beaucoup d’enfants!” : )
Cela dit, jouer avec l’imaginaire du lecteur, c’est une bonne idée également!
C’est dur, les scènes de bip! Mon éditrice me trouve très sage de ce côté. Mais je suis incapable de tomber dans le graphique de la chose. Ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule è rougir devant mon écran…;-)
Pour ma part, je n’entre pas dans les détails, d’abord par pudeur, ensuite, puisque c’est une autofiction, par respect, mais surtout parce que j’aime bien les non-dits. Je demeure aux effleurements, aux regards, aux touchers qui se dirigent vers… Mais sans le nommer. Le lecteur saura bien se faire une idée.
Tu vas peut-être trouver ma question étrange, mais je me demandais si cette scène était une requête de tes lecteurs et lectrices ou si c’est parce que tu crois qu’elle ajouterait du piquant à la lecture? Pour ma part, c’était devenu une demande récurrante des «fans» de deux de mes personnages principaux alors…
Dans bien des romans il y a des scènes de bip parce que c’est à la mode j’ai l’impression. Je pense que c’est important d’en écrire parce que après tout ca fait partie de la vie et on veut s’approcher de la vie réelle quand on écrit. Que nos personnages vivent vraiment. Mais je pense qu’il faut écrire une scène sexe juste si ca fait “avancer” l’histoire en quelque sorte pas juste pour être “trendy”. Pour ce qui est de la “description” de la scène de bip en tant que tel, tout dépend du but. Dans un roman qui n’est pas axé sur le sexe c’est mieux de ne pas tomber dans le vulgaire et de pas écrire dans le but d’exciter. Il s’agit d’aller dans le naturel et trouver son milieu, l’exemple du roman de Marie Grey est tout à fait vrai mais dans un roman pour adulte ca peut pas être pareil donc…Je pense que le meilleur moyen d’aborder la scène est de réfléchir à la relation que ton héroïne a avec le bip et comment cette scène va changer la relation entre ton héroïne et son amoureux. Est-ce que la scène va exprimer un malaise, une mauvaise communication, un non-dit ou bien amener les amoureux à un nouveau stade. Je sais pas si je m’exprime de la bonne façon mais je pense que tu peux comprendre mon idée générale. Sur ce, bonne chance!
Hehehe… c’est vrai que c’est dur, de trouver le milieu entre le Harlequin (et les personnages qu’on ne voit qu’après, les couvertures pudiquement remontées jusqu’aux aisselles) et l’érotique. Moi aussi, j’ai une certain pudeur. Faut croire que c’est pas donné à tout le monde.
Eh bien, eh bien, ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à peiner sur mes scènes de bip, j’imagine que c’est un art bien difficile ! C’est sûr qu’il est hors de question que j’écrive des scènes de bip juste pour le fun, il faut effectivement que ça fasse avancer l’histoire, que le bip soit une façon d’exprimer les émotions de mes personnages. Je fais du mieux que j’ai pu pour la scène qui me posait problème mais je crois qu’il va falloir que je travaille cette partie de mon écriture !
@Elisabeth : ça doit être drôle ça des lecteurs qui te demandent d’écrire des scènes de bip entre tes deux héros ! Personnellement, non, je n’ai pas eu de demande de ce genre, c’est moi qui voulais que mes héros se retrouvent ainsi.
Bonjour Audrey! Un gros, très gros merci pour le compliment, c’est vraiment très gentil, ça fait vraiment plaisir, et encore plus lorsque ça vient d’une “collègue-écrivaine”! J’en rougis, littéralement! Je pense cependant que l’important c’est de respecter ton propre style et les limites, les balises et surtout les mots dans lesquels tu es à l’aise… c’est précisément ça et ton style unique que tes lecteurs (j’espère que c’est ok de se tutoyer?!) apprécient le plus!
Bonne continuation et beaucoup de succès à toi!
Merci encore,
Marie (Gray)
Bonjour Marie, pas de problème pour le tutoiement évidemment ! Il est vrai que j’ai beaucoup aimé ton livre même si moi personnellement, je ne me sens pas capable d’aller si loin dans les scènes de bip. Mais je trouve ça super d’arriver à sensibiliser les jeunes sur le bip de cette façon. Hâte de lire la suite !
Une scène de bip, tirée de Kira B Wassa :
“Les peaux se joignirent, dans les nuages délicats des coussins d’organsin. Une lune pleine, dans un coin de la fenêtre, avançait sa tête ronde et argentée. L’édredon soupira.”
[...] 2 : les scènes érotiques. J’en avais déjà parlé en septembre 2009. Je ne sais pas écrire des scènes de sexe. Bon. Je me suis fait une raison. N’empêche que [...]