Archive pour ◊ septembre 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Lundi 14 septembre 2009

livre_et_styloEh bien, ça y est. Je suis passée à travers les corrections de mon tome II au terme d’un été intense ! Ça se fête ! Bon en réalité, je veux encore relire mon manuscrit une dernière fois, vérifier les lourdeurs, les répétitions, les fautes, les éventuelles dernières incohérences mais là, je peux raisonnablement dire que le plus gros est fait ! Mon manuscrit part par courriel d’ici la fin de la semaine !

J’ai commencé mon tome 2 en septembre de l’année dernière, un an donc pour arriver à quelque chose de publiable. J’attends encore le verdict tout puissant de la voix divine alias ma directrice littéraire mais je suis quand même fière de moi. J’espère que mes lectrices apprécieront tout autant si ce n’est plus la suite des aventures d’Isa et Maxim !

L’heure est maintenant venue de me replonger (enfin pas tout de suite quand même, je me prends une semaine de vacances !) dans mon roman pour ados. Je ne l’ai pas touché depuis début juillet ce qui est idéal. Mon regard sera plus distant et je pourrais ainsi déceler les gros défauts.

Je pense beaucoup à ce roman depuis une dizaine de jours, j’étais avec Isa mais une partie de moi avait déjà retrouvé mes héroïnes de 15 ans. Je pense à ce que j’ai envie de changer, de rajouter, je pense à moi qui ai bientôt 30 ans et à l’ado que j’étais.

J’étais super timide, sérieuse à l’école, amoureuse de mon beau prof d’anglais (ne me demandez pas pourquoi je parle couramment anglais !) et puis je me suis dévergondée un peu vers 19 ans-20 ans où j’ai dû dormir à peu près 24h en une année !

Je ne me suis vraiment pas vu vieillir et pourtant, la semaine dernière, avec des amies on a regardé des vieilles photos de nous d’il y a 10 ans et on s’est bien rendu compte qu’on avait changé. Ça nous a fait un choc mine de rien ! On n’a plus 20 ans mais le meilleur est encore à venir, j’en suis sûre !

Ceci dit, je crois que si j’ai envie d’écrire pour les ados, c’est aussi un peu par nostalgie.

Auteur: Audrey
• Mercredi 09 septembre 2009

A200266578-001vant-propos : pour éviter que Google ne ramène sur mon blogue trop d’obsédés qui repartiront déçus, le mot sexe sera remplacé tout le long de l’article par le mot bip et puis, en plus, comme ça, c’est drôle !

Aujourd’hui donc, on parle de bip dans la littérature parce que sérieusement, je trouve qu’une belle scène de bip, c’est super dur à écrire. Je peine sur la mienne depuis midi aujourd’hui et je n’ai écrit que trois lignes. Je vogue entre du Harlequin bas de gamme et du Danielle Steal, vous voyez le genre. C’est sûr que chacun a ses limites, moi personnellement, je ne veux pas écrire quelque chose de trop explicite, de toute façon, je sais que je n’y arriverais pas. Je suis très sensible à ce genre de scènes quand j’en lis et peu d’auteurs réussissent à écrire quelque chose que j’apprécie parce qu’ils vont toujours trop loin (selon mon point de vue).

Ceci dit, j’ai déjà lu de très jolies scènes de bip qui bien que très détaillées ne tombaient jamais dans la vulgaire. Je pense notamment au livre québécois pour ados La première fois de Sarah-Jeanne et là, l’auteure a réussi le double exploit de parler de bip aux ados, sans vulgarité et sans ton moralisateur.

Moi, j’en suis loin, et pourtant, je trouve dommage de ne pas explorer un peu ce sujet. Isa est adulte, elle a un chum donc elle a une vie sexuelle. Et puis dans mon roman pour ados, j’aimerais bien explorer le sujet alors autant que je m’essaye avec ma trilogie.

Le problème, c’est que les descriptions en général ne sont déjà pas mon fort, si vous ajoutez à ça du bip, vous obtenez des scènes vraiment nulles. Comme je ne désire pas dépasser une certaine limite, j’en reviens toujours à la même chose, aux mêmes mots. Mes héros s’embrassent, se déshabillent et pouf, le reste, mes lecteurs imagineront.

Comment écrire quelque chose de juste, de pas trop romancé, de pas trop explicite sans vulgarité, voyeurisme ou pudibonderie ?

Je cherche et, en attendant, je pense que mes héros vont devoir se contenter de “c’était super, nous n’avons pas dormi de la nuit” !

Auteur: Audrey
• Lundi 07 septembre 2009

identitéCe que j’aime de la vie d’expatriée, c’est tout l’enrichissement qui en découle. Oui, il y a des choses très dures, comme l’éloignement de nos proches, mais il y a aussi des choses fantastiques. Je ne connaissais presque rien du Québec avant de m’y installer, à part les clichés habituels : le froid, la cabane, la nature, l’accent, Céline Dion et Garou.

En 4 ans, j’ai découvert tout un pays.

J’ai découvert son histoire, son cinéma que je trouve d’une qualité tellement supérieure au cinéma français (je peux vous citer 10 films ou séries québécoises qui m’ont marquée en 4 ans, je suis incapable d’en citer 10 français en 25 ans de vie en France), sa politique, sa langue, ses humoristes (Rachid Badouri et Louis-José Houde me font faire pipi dans ma culotte tellement je ris !), sa littérature et tellement de choses encore qu’il me faudrait écrire un livre (je retiens l’idée).

Toutes ces découvertes, toutes ces expériences ont fait de moi ce que je suis maintenant, à l’aube de mes 30 ans : une citoyenne du monde. Depuis que je suis en France, je profite de tout ce qui me manquait mais je me rends compte aussi que je ne suis plus seulement Française, je suis aussi Québécoise.

Quand je suis au Québec, je cherche à ne pas me déconnecter de la France en lisant des journaux français, en regardant des émissions françaises comme On est pas couchés ou Envoyé spécial (vive TV5!) et depuis que je suis en France, je lis Le soleil et la Presse tous les week-ends, je regarde les DVD des Invincibles et je recherche désespérément du sirop d’érable à moins de 10 euros la bouteille de 100 ml !

J’ai adopté la culture québécoise qui s’est mélangée à ma culture française et je ne veux me séparer d’aucune.  Je porte en moi plusieurs couleurs du monde et je n’aurais pas voulu vivre ou être autrement.

Auteur: Audrey
• Jeudi 03 septembre 2009

concoursPour ceux qui ne le savent pas, Archambault a lancé un concours pour dénicher un nouvel auteur cet été avec Stéphane Dompierre et Michèle Plomer en parrain et marraine. Le concours était réservé aux Canadiens de plus de 18 ans habitant au Québec et n’ayant jamais publié de roman. J’ai trouvé l’initiative très intéressante même si plusieurs points me font tiquer.

Numéro un : que ce soit le vote du public qui décide du gagnant. En soi, je trouve ça très juste et noble mais celui ou celle qui possède 600 amis sur Facebook et myspace ou qui travaille avec beaucoup de monde part avec un net avantage. Je sais bien que tout le monde n’ira pas voter pour faire plaisir au collègue ou à l’ami en question mais ça fait quand même des voix en plus par rapport à celui qui compte sur son entourage immédiat et le vote d’inconnus pour le soutenir.

Numéro deux : que le gagnant soit publié par les éditions Archambault. Dans mon esprit, Archambault, c’est une chaîne de librairies, pas une maison d’éditions. O.K, on a la machine de Québécor derrière soi ce qui n’est pas rien mais je serais curieuse de savoir si un roman étiqueté Archambault rentre chez Renaud-Bray. Et Renaud-Bray, c’est quand même la plus grande chaîne de librairies au Québec.

Ceci étant, je souligne l’initiative de ce concours et l’encourage vivement. C’est une grande chance pour les auteurs de se faire découvrir. J’ai lu les résumés des participants ainsi que leur bio et premier constat : tout le monde rêve de publier, homme, femme, jeune, moins jeune, retraité, mère de famille, commis d’épicerie, directeur, l’écriture touche tous les sexes, tous les âges, tous les métiers. Second constat : certains sont plus habiles que d’autres avec le français d’une part et avec l’art de bâtir des résumés accrocheurs d’autre part. Par ailleurs, j’ai lu de tout parmi les résumés: des histoires d’amour, de la fantasy, du fantastique, du policier, de l’historique.

Le 1er septembre, le jury a dévoilé les 5 demi-finalistes dont les deux premiers chapitres sont maintenant soumis au vote du public. 4 femmes, 1 homme.

J’ai lu les cinq extraits proposés et ma préférence se porte sur le manuscrit du seul homme présent. Ça ne m’étonne pas. D’une façon générale, je préfère les auteurs aux auteures. Je sais, je fais de la discrimination sexuelle (J’ai honte) mais que voulez-vous, il y a quelque chose dans l’écriture masculine que je ne retrouve pas dans l’écriture féminine. Quelque chose de direct, qui va droit au coeur. Ça ne m’empêche pas d’aimer les auteures, mais la majorité des mes auteurs préférés sont des hommes. Stéphanne Dompierre, Stéphane Bourguignon, Guillaume Vignault, Neil Bissondath, Nicolas Dickner pour ne citer que ceux-là du côté de la littérature québécoise.

Mais il n’y a pas que l’écriture de Martin Saulnier (l’un des demi-finalistes) que j’apprécie, l’histoire m’a accrochée dès le début. En fait, pas vraiment l’histoire mais plutôt l’ambiance qui s’en dégage. Le narrateur semble totalement désabusé mais n’a pas pourtant renoncé à l’envie, ni à l’espoir d’être heureux.

Je vous invite à lire les manuscrits des 5 demi-finalistes et à me dire pour qui va votre vote ! En tout cas, je souhaite bonne chance aux 5 participants !

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