Archive pour ◊ octobre 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Mercredi 28 octobre 2009

Je suis très perfectionniste dès qu’il s’agit d’études, de travail ou d’écriture. J’en fait une maladie si je me rends compte qu’un projet que je dois rendre dans une heure comporte une virgule mal placée.

Quand j’écris, j’ai donc tendance à vouloir que tout soit parfait avant de continuer l’histoire. C’est d’ailleurs ce côté de ma personnalité qui m’a empêché de terminer un roman pendant des années. Je passais des heures à réécrire le même paragraphe et je me traitais de nulle parce que j’étais incapable d’écrire une phrase parfaite du premier coup.

J’étais bien naïve et si je n’avais pas lu une entrevue de Ken Follet dans laquelle il expliquait que tout écrivain passe par une période plus ou moins longue de réécriture, je crois que je serai encore en train de me dire que je ne suis pas faite pour écrire. Aujourd’hui, j’arrive à terminer mes romans mais j’ai encore du mal à avancer quand je sais que ce que j’écris n’est pas génial et que je pourrais faire mieux. Or, pour le Nanowrimo, si je commence à bloquer parce que je trouve que ce que j’écris est nul, je ne vais jamais m’en sortir.

J’ai du mal avec le concept quantité plutôt que qualité mais pour le Nanowrimo, c’est bien la quantité qui est jugée. Je pense que ce défi va me permettre de changer un peu mes habitudes et de repousser mes limites. Écrire, juste écrire et encore écrire, pour le reste, on verra après le nano !

Auteur: Audrey
• Mardi 27 octobre 2009

nanowrimoEh bien voilà, mon tome II est FI-NI ! Je viens d’envoyer la version finale à ma directrice littéraire ! Il ne me restera plus qu’à valider les futures corrections du réviseur linguistique et à attendre l’arrivée de mon deuxième bébé chez moi !

Je suis vraiment contente mais en même temps, je me rends compte que la fin de ma trilogie approche. Plus qu’un tome et je devrais dire au revoir à Isa et Maxim pour toujours ! Mine de rien, ça va être dur.

Je crois qu’il est difficile de comprendre, pour quelqu’un qui n’écrit pas, ce qu’on peut ressortir dans ces moments-là. Nos personnages deviennent comme des amis. Quand on y pense, je vis avec Maxim et Isa depuis mai 2007  ! Enfin, les adieux ne sont pas encore pour tout de suite et je veux savourer tout ce qui s’en vient pour moi.

Et ce qui s’en vient dans 4 jours, c’est le Nanowrimo ! Franchement, ça va être un miracle si je réussis ce défi ! Le 31 octobre, je suis invitée à un anniversaire qui va se terminer à je ne sais quelle heure ce qui veut dire que dimanche (le 1er novembre, jour J), je vais passer mon temps à dormir parce que mon corps a oublié comment récupérer d’une nuit blanche en 3 heures de sommeil. Ah, où est passé ma vingtaine ! Ensuite, il y a le salon du livre de Montréal. Et à travers ça, je vais aussi devoir valider les corrections du réviseur linguistique sur mon tome II et finaliser sa quatrième de couverture !

J’aimerais bien pouvoir me dédoubler, tiens ! En tout cas, ça risque d’être intéressant. Il y a des rencontres de participants prévues à Québec et le 22 novembre, il y a même la nuit de l’écriture ! J’ai vraiment vraiment hâte d’y être !

En passant, je voulais vous faire découvrir l’excellent blog d’Inkygirl : Daily diversions for writers. C’est en anglais mais je suis complètement fan de ses dessins !

Auteur: Audrey
• Dimanche 25 octobre 2009

Ça fait longtemps que je songe à élargir les billets de mon blogue pour parler davantage de mon expatriation au Québec. En ce moment, je suis beaucoup de blogues écrits par des immigrants français au Québec. J’adore me retrouver dans leurs découvertes, dans leurs espoirs, dans leurs attentes. J’ai adoré lire leur exaltation devant  la première neige parce que ça me rappelle tellement moi !

Ah qu’on l’aime notre premier hiver québécois ! Ah qu’on aime pelleter le matin avant de partir travailler, qu’on aime raconter qu’on a failli mourir en conduisant sous une tempête ! Après, on devient comme la majorité des Québécois, on s’enfuit deux semaines à Cuba en février pour échapper à l’hiver et on gueule contre l’ostie de marde blanche qui tombe encore du ciel en avril !

En tout cas…

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire découvrir une toute jeune web-série qui raconte l’arrivée d’un Français à Montréal. J’ai choisi l’épisode qui se passe au Mont Royal parce que j’aurais pu jouer cette scène. Le gars est complètement survolté parce qu’il y a des centaines d’écureuil qui courent partout. Il prend plein de photos et, je l’avoue, j’ai fait EXACTEMENT la même chose la première fois que j’ai découvert le Mont Royal. Ah des écureuils ! Y’en a partout ! C’est trop génial ! Ils sont trop mignons !

Bon, mon opinion a légèrement évolué  le jour où j’ai failli me faire attaquer par un écureuil aussi énorme qu’une marmotte  qui zieutait mon sandwich avec de gros yeux vicieux et des dents carnassières !

Bref, je vous laisse découvrir la vidéo et si ça vous tente, vous pouvez aller faire un tour sur La poutine au vin

Auteur: Audrey
• Vendredi 23 octobre 2009

photo_correctionsAlors que la ville de Québec reçoit ses premiers centimètres de neige (me semble que c’est tôt, cette année, non ?) et que la moitié des blogues que je suis en parlent, moi, je suis plongée dans Merveilleusement givrée depuis le début de la semaine avec l’objectif de rendre un manuscrit final lundi ou mardi prochain.

Je passe en revue les commentaires de Carolyn, je découvre que j’ai utilisé 17 fois les mots tout, tous, toute et toutes en 2 pages (vive l’œil de lynx de ma directrice littéraire !) et surtout je me rends compte à quel point je suis chanceuse de pouvoir travailler avec une personne qui a saisi aussi justement l’essence de mes personnages, l’essence de mon histoire. Les suggestions de Carolyn sont toujours tellement sensées.

Là, nous ne sommes plus à corriger la trame de l’intrigue, nous en sommes à la finition. Je corrige quelques tournures de style, le développement de certains côtés drôles ou dramatiques par l’ajout d’une phrase ou deux, ou encore les incohérences. Comment Isa peut-elle utiliser son cellulaire alors qu’au début de chapitre, sa batterie était à plat ? m’écrit ma directrice littéraire sur mon manuscrit assorti d’un clin d’oeil. Oups. Voilà le genre de détails qu’un lecteur ne manquerait pas de remarquer mais que l’auteure ne voit plus. Ou difficilement.

C’est très ennuyeux d’ailleurs, ce phénomène. Notre cerveau lit ce qu’on pense avoir écrit et non ce qu’il y a écrit. On ne voit donc pas qu’il manque un mot ou qu’on a écrit il pleure, ou lieu de il pleut. Voilà pourquoi je me sens privilégiée de pouvoir travailler avec une maison d’édition qui attache autant d’importance à la relecture et à la correction de manuscrits. Je sais que toutes les maisons d’édition emploient des réviseurs linguistiques mais leur boulot, c’est de corriger la langue, pas de réviser un texte sur le fond. Pourtant, je suis convaincue que tout manuscrit, même celui de grands auteurs, peut être améliorer.

Je suis fière de mon tome II. Je pense qu’il est bien meilleur que mon tome I. Reste à voir ce qu’en penseront mes lectrices. Sortie au printemps 2010 !

Auteur: Audrey
• Samedi 17 octobre 2009

NaNoWriMo CountdownBon, c’est pas tout de crier sur tous les toits qu’on participe au Nanowrimo, il faut aussi penser à sa stratégie. On ne se lance pas dans un marathon sans une bonne dose de préparation. Écrire 1667 mots par jour ne me fait pas vraiment peur mais le répéter pendant 30 jours consécutifs, c’est une autre histoire.

Quand je suis en phase “création d’un roman”, lorsque je m’installe devant mon ordinateur, je commence toujours par relire et corriger ce que j’ai écrit la veille ce qui me prend au minimum 30 minutes. J’aime me relire parce que ça me remet dans l’ambiance de mon histoire mais, si je veux être plus productive, je crois que je vais devoir me relire en éliminant la phase de correction. Je vais donc noter dans la marge des commentaires et suggestions de corrections pour l’après-Nanowrimo et sauter ensuite à pieds joints dans l’écriture.

Maintenant que ce point est réglé, passons au suivant : dois-je essayer d’écrire le plus de mots possibles la première semaine (ma motivation sera alors à son maximum) ou dois-je essayer de garder le même rythme tout le long ? Hum. Dilemme. Idéalement, j’aimerais prendre de l’avance, ça me rassurerait mais je dois aussi prendre en compte  ma capacité et mon envie quotidienne d’écrire L’important sera de ne pas prendre du retard. Un jour sans écrire et le lendemain, c’est plus de 3000 mots qui nous attendent.

Je crois que la clé du succès vient de là : ne pas prendre trop de retard. On peut réduire à néant notre objectif en seulement trois ou quatre mauvais jours. Encore que, certains sont bien capables d’effectuer un sprint lors de la dernière ligne droite, mais moi je sais que je ne pourrai pas. Je déteste être à la dernière minute. A l’école, je faisais toujours tous mes devoirs en avance et j’ai gardé cette habitude à mon boulot. Mon objectif sera donc de toujours passer la barre des 1667 mots avant d’éteindre mon ordinateur le soir.

Dernier point : le nombre d’heures passées à écrire chaque jour. Il est difficile de quantifier en heures le temps nécessaire à l’écriture de 1667 mots. Ça peut me prendre une heure comme trois. Impossible à prévoir. Impossible de planifier. La seule chose que je peux faire, c’est décider de me dégager au minimum deux heures par jour pour l’écriture, quatre, les jours de fin de semaine. Je vais aussi avertir mon entourage que durant le mois de novembre, je ne serai disponible que pour des extrêmes urgences. Voilà !

Allez, on respire, tout va bien se passer. Après tout, ce n’est qu’un défi ludique et une expérience enrichissante !

Auteur: Audrey
• Vendredi 16 octobre 2009

dormirJ’adore le subconscient ! J’adore comment fonctionne le cerveau humain ! En tout cas, j’adore comment fonctionne le mien !

Hier soir, je me suis couchée en pensant à mon roman pour ados, à ce que je voulais modifier, à ce que je voulais garder et je n’ai fait que rêver de ça toute la nuit !

Sérieusement, j’ai vu mes personnages évoluer du début à la fin, j’ai pratiquement vu le film de mon roman. J’ai vu les scènes, j’ai entendu ce que les personnages se disaient, j’ai vu ce qu’ils faisaient, comme ils étaient habillés. J’ai même vu que mon héroïne lisait l’herbe bleue ! Incroyable !

Ce n’est pas la première fois que ce genre de truc m’arrive. Souvent quand je suis bloquée dans mon roman, je finis un jour par me réveiller avec la solution mais je n’avais jamais rêvé d’une histoire du début à la fin. C’est limite mystique ce genre de trucs !

Si mon roman devient un best-seller international, je pourrai raconter ça aux journalistes ! Tiens d’ailleurs, ce n’est pas en faisant en rêve que Stéphanie Meyer a eu l’idée de la série Twilight ??? ;-)

Il ne me reste plus qu’à rebâtir le plan de mon histoire et je serai prête pour la Nanowrimo ! Tiens, si j’allais me recoucher pour rêver du tome III de ma trilogie ???