Archive pour ◊ novembre 2009 ◊

Auteur: Audrey
• Lundi 16 novembre 2009

Je suis toute excitée ! Je viens de recevoir la couverture et la quatrième couverture de Merveilleusement givrée à approuver. J’adore ! On a un peu changé les couleurs sur la couverture initialement prévue et je trouve qu’il y a une belle continuité avec Passionnément givrée. Je vous montre ça bientôt !

J’ai également reçu mon manuscrit révisé par le correcteur et je dois approuver les modifications. Ce qui veut dire : petite pause dans le Nano ! Ça me stresse un peu parce que je vais faire cette pause quand, justement, je peine à avancer mon roman pour ados. J’ai peur de ne pas retrouver le fil de l’intrigue, j’ai peur de perdre la voix de mes héroïnes en replongeant dans celle d’Isa.

Mais bon, je n’ai pas le choix. Je savais que ça allait arriver. J’espère juste pouvoir retrouver un peu de souffle pour finir mon roman pour ados et réussir le Nanowrimo.

Auteur: Audrey
• Dimanche 15 novembre 2009

La semaine trois du Nanowrimo débute et amène avec elle une certaine lassitude. Je trouve très dur le passage des 30 000 au 40 000 mots. Je ne sais pas trop pourquoi.

Au début, j’étais contente de voir les mots s’accumuler. Je rêvais du 50 000 mots sans oser imaginer que je réussirais. Aujourd’hui, je ne doute plus, mais plus je me rapproche de mon but et plus l’énergie que je fournissais pour atteindre cet objectif qui me paraissait si gigantesque disparaît. L’objectif n’est plus si grand à présent (15 000 mots, ce n’est rien comparé à ce que j’ai déjà fait) et  mon corps me refuse donc cette petite montée d’adrénaline, nécessaire à une séance d’écriture à 4000 mots !

Hier j’ai surtout corrigé. Je n’avais pas envie d’écrire. Je me suis relue, j’ai corrigé et en corrigeant, j’ai ajouté un peu plus de mille mots. Je suis contente d’être en avance sur le planning du Nano parce que sinon je crois que je serais très déprimée en voyant ma cadence ralentir.

Il me reste encore 15 jours pour écrire 15 000 mots, soit 1000 mots/jour, c’est très faisable. J’ai juste hâte de retrouver mon rythme du début et surtout mon enthousiasme et ma motivation.

Allez on s’y remet, d’autant plus que le salon du livre de Montréal, c’est la semaine prochaine ! Moins de temps pour écrire mais plein de rencontres en perspective et certainement une belle motivation à continuer l’aventure de l’écriture !

Auteur: Audrey
• Vendredi 13 novembre 2009

J’ai connu une très belle avancée en début de semaine (J’ai écrit plus de 3500 mots/jour pendant 3 jours), mais depuis hier, la cadence ralentit. Aujourd’hui, j’ai péniblement écrit mille mots.

Je reste quand même en avance par rapport au planning du Nanowrimo (je suis à 32 600 mots et des poussières) et j’espère atteindre les 50 000 mots d’ici la fin de la semaine prochaine ou, au pire, si le salon du livre est trop épuisant, quelques jours après.

Je suis vraiment contente de m’être lancée dans ce défi parce que je crois sincèrement que c’est grâce à lui que je vais arriver à mettre le point final au premier tome de mon roman pour ados qui n’a toujours pas de titre. Comme vous le savez, j’ai eu envie d’écrire pour les ados en avril dernier et je me suis lancée. Aujourd’hui, mon idée de départ n’a pratiquement plus rien à avoir avec le roman que je suis en train d’écrire. C’est souvent comme ça. La seule chose qui est restée : je raconte la vie de trois amies de 15 ans.

Et pour se faire, il y a trois personnes qui m’aident à replonger dans le monde des ados : deux ados, une Française et une Québécoise et un prof de secondaire (oui parce qu’une des mes héroïnes a décidé qu’elle était moitié Française, moitié Québécoise et qu’elle avait vécu ses 14 premières années au Québec !). Du coup, je suis bien obligée de me renseigner sur l’école secondaire au Québec même si mon histoire se passe en France. Et le frère du chum d’une copine s’est gentiment proposé de répondre à mes cent millions de questions.

En discutant avec tout ce petit monde, je me suis rendu compte que finalement, l’adolescence que j’ai vécue ressemble assez à la leur. On n’écoute pas les mêmes groupes de musique, on ne regarde pas les mêmes séries, c’est vrai, mais avoir 15 ans en 2009 ne diffère pas vraiment d’avoir en 15 ans en 1995. La seule chose qui a beaucoup changé, ce sont  les nouvelles technologies. Internet, MSN, Facebook, les blogues, les téléphones portables avec photo et vidéo, je n’ai pas connu ça et ça m’inspire beaucoup pour mon roman qui n’a toujours pas de titre.

En tout cas, j’ai bien hâte de le finir et de le faire lire !

Auteur: Audrey
• Jeudi 12 novembre 2009

franceLa France aime les polémiques. Même à retardement.

Marie Ndiaye a remporté le Goncourt la semaine dernière avec son dernier livre “Trois femmes puissantes”. En août, lors de la sortie de son roman, elle avait donné une entrevue dans un journal dans laquelle elle disait entre autre que si elle était partie vivre en Allemagne avec son mari après l’élection de Sarkozy, c’est parce qu’elle trouve la France et là je cite “monstrueuse”. Ça n’avait fait réagir personne sur le moment, mais maintenant qu’elle a le Goncourt, tout le monde en parle.

Il y a des débats à la télé, à la radio et un député est même allé demander au ministre de la culture d’imposer un devoir de réserve aux écrivains primés par des prix prestigieux.

Il faut savoir que le devoir de réserve est imposé aux fonctionnaires qui doivent observer une certaine retenue dans l’expression publique de leurs opinions vis à vis de l’État. En gros, ne critique pas celui qui te nourrit.

Le débat qui fait rage en ce moment se résume donc ainsi : doit-on imposer ce devoir de réserve aux écrivains primés sachant que les prix ne sont absolument pas décernés par le gouvernement ?

Moi je déplacerais le débat d’une coche et me demanderais : pourquoi tant de Français décident-ils de s’établir à l’étranger ? Je n’irais pas jusqu’à dire que la France est monstrueuse. On y est libre, ceux qui n’ont pas grands revenus reçoivent des aides astronomiques de l’État (allez au Québec et vous verrez que des aides pour payer son logement, ça n’existe pas !) et bon, on est quand même mieux en France qu’au Yémen ! Et puis, qu’est-ce qu’on mange bien ! Pour moi, la gastronomie française est la meilleure au monde.

Mais des problèmes, il y en a et pas qu’un peu. Personnellement, je ne suis pas partie parce que j’en avais assez de la France, je suis partie parce que j’avais envie de découvrir plein de choses. Mais la France est envahie d’un mal être épouvantable.

Ce n’est pas normal que 68% des jeunes diplômés de 2008 soient encore au chômage un an après l’obtention de leur diplôme. Ce n’est pas normal que 100 000 personnes applaudissent sur Facebook un mec qui a volé 11 millions d’euros à Lyon la semaine dernière lors d’un transport de fonds.

C’est très révélateur de l’état d’esprit des gens je trouve. De leur raz-le-bol. Trouver un CDI (poste permanent) relève du parcours du combattant, devenir propriétaire aussi étant donné le prix de l’immobilier, louer un appart encore plus vu que les propriétaires demandent environ 1 million de garanties. Le service à la clientèle est pitoyable au point que tu n’oses même pas demander un renseignement dans un magasin sous peine de te faire aboyer dessus. Sur France 2, ils passent des spots publicitaires vantant les métiers d’avenir et cette semaine, c’était le métier de caissière qui était mis en avant ! Je n’ai rien contre les caissières mais on s’entend pour dire que ce n’est pas le métier le plus intéressant et valorisant au monde. Et ça, c’est une annonce payée par l’État !

Bref, tout ça pour dire qu’il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Et je ne dis pas qu’au Québec tout est parfait (loin de là) mais je crois sincèrement que les gens y sont plus heureux qu’en France.

Auteur: Audrey
• Mardi 10 novembre 2009

Je n’ai jamais écrit aussi vite. Je viens d’atteindre les 25 000 mots et des poussières soit une moyenne de 2500 mots/jour pendant 10 jours.

La question est : ce que j’ai écrit n’est-il pas totalement bon à jeter à la poubelle ? Je sais que le principe du Nanowrimo, c’est on écrit, on remplit les pages et on verra ensuite. Mais c’est contre ma nature et je n’arrive pas à passer outre. Alors oui, même pendant le Nano, je corrige un peu ce que j’ai écrit. Quand des idées me viennent en cours de route, je vais modifier ce que j’ai écrit 25 pages plus tôt pour que ça concorde avec la suite. J’écris comme ça et je n’ai pas envie de changer.

Mon objectif, c’est qu’au moins 75% de ce que j’écris pendant le Nano soit réutilisable. Bien sûr je ne parle pas du style qui peut s’améliorer à l’infini mais plutôt de la trame de l’histoire, des personnages, de leur évolution.

L’avantage, c’est que je travaille présentement sur mon roman pour ados, que j’ai ce projet en tête depuis avril dernier et que j’avais déjà écrit plus de 120 pages de ce roman (dont certains passages seront peut-être utilisés après le Nano). Je sais donc où je m’en vais ce qui facilite beaucoup les choses. Je connais mieux mes personnages. D’ailleurs, plus j’écris, plus j’apprends à les aimer, surtout Zoé. J’aime les filles fortes qui sont plus vulnérables qu’elles veulent bien le laisser paraître.

Je vous reparlerai de mon roman quand le Nanowrimo sera fini. Mon objectif  ? Atteindre les 50 000 mots bien sûr mais aussi terminer complètement le premier jet de mon roman au 30 novembre. Ce qui rajoute entre 10 000 et 15 000 mots au 50 000 mots du Nano. Oui, Émilie, on a le même objectif ! ;-)

Mais bon, si je ne réussis pas à mettre le point final le 30 novembre, ça ne sera pas grave. Je serai déjà très heureuse d’avoir réussi ce beau défi qu’est le Nanowrimo !

PS : j’ai appris la semaine dernière que ma maison d’édition lancera une nouvelle collection pour ados en janvier 2010. Je n’aurais peut-être pas à me relancer dans la recherche d’éditeur finalement. Reste à voir s’ils aimeront étant donné le contexte très français de l’histoire.

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