La correction de mon roman pour ados avance bien et je suis étonnement surprise de la qualité (subjective, on s’entend) de certaines passages. J’ai très très hâte que mon éditrice lise ce manuscrit. En tout cas, le sujet du jour est autre.
Hier soir, en me relisant, je me suis demandé pourquoi j’avais choisi d’écrire trois points de vue différents au “je” et non pas à la troisième personne du singulier. Ça aurait été plus logique, sauf que j’adore écrire au “je”.
Je sais que certains considèrent que le “il/elle” prévaut en littérature, de même que l’emploi du passé simple/imparfait. D’ailleurs, quand j’ai commencé la toute première version de Passionnément givrée (oh boy, ça fait un bail maintenant, ça serait drôle que je vous montre un passage pour comparer avec la version qui a été publiée) presque instinctivement, j’ai écrit à la troisième personne du singulier, au passé. 20 pages plus tard, j’ai tout recommencé pour écrire au “je” et ce n’est qu’après avoir terminé le premier jet de mon roman que j’ai décidé de tout mettre au présent. Pourquoi le présent ? Parce que je trouvais que ça collait mieux à mon histoire, ça accélérait le rythme. Et pourquoi le “je “? Parce que, comme je l’ai dit, j’adore écrire comme ça.
Ça me permet de vraiment entrer dans la peau de mes personnages, ça me permet de les comprendre intimement. Peut-être que quand j’aurai dix années de pratique active d’écrire, je pourrai cerner mes personnages même en parlant à la troisième personne du singulier, je pourrai prendre une certaine distance, mais pour l’instant, je préfère de loin écrire au “je”. D’ailleurs, je préfère aussi lire des romans écrit à la première personne. Là encore, ça me permet d’entrer plus facilement dans la tête, dans le cœur, dans le monde des personnages. Question de goût.
Et vous, vous écrivez au “je” ou au “il/elle” ?









Pour ma part, je préfère le «je». Et je partage ton goût pour les livres rédigés à la première personne du singulier. Je me sens en confidence vis-à-vis les personnages et de l’auteur.
J’écris au “je” également. Ca fait plusieurs fois que je tente le coup à la troisième personne du singulier, mais rien à faire, au bout de quinze, vingt pages, je n’y arrive plus, comme si je ne pouvais décrire que le personnage qu’en surface, je n’arrive pas à les connaître plus profondément. Résultat, je reviens toujours au “je”!
AU JE SANS HESITATION !
Je suis ambivalente, parfois c’est le “je”, parfois c’est le “il”, question de tester mes capacités. Mon constat : je préfère le “je” dans les courtes nouvelles, car il permet de garder le mystère sur l’identité du personnage principal et parfois, ça permet une chute plus efficace. Et on évite les “il” répétitifs, on se voit moins contraints de trouver des synonymes pour décrire davantage le personnage sans répéter son nom sans arrêt.
Au niveau du passé ou du présent, je préfère le présent. C’est plus abrupt, plus concret. Quand le “je” s’exprime au passé, on est certain que peu importe ce qu’il a vécu, il s’en est sorti. Avec le présent, on le voit évoluer maintenant et le futur est moins tracé à l’avance. Encore là, ça permet plus de latitude, je trouve.
Enfin, je suis à l’aise avec toutes les méthodes, mais je remarque que je prends la tangente du “je” et du présent. Ce qui ne plait pas à tous les lecteurs, malheureusement.
Mon seul hic, c’est le narrateur qui utilise le “vous”. C’est rare, et tant mieux! Moi, un narrateur qui me pointe du doigt pour me dire “vous prenez le couteau, vous faites ceci et cela”, ça m’énerve. Racontez-moi l’histoire de quelqu’un d’autre, ne m’imposez pas des gestes qui ne viennent assurément pas de moi et qui ne me collent pas à la peau!
Il/elle, j’aime alterner les points de vue, surtout que s’il n’y a pas un seul personnage principal, il y en a trois. Je change le style à chaque changement, mais pour le “je”, nah… Les deux seuls romans où j’ai tenté le “je” sont mes moins bons devant l’Eternel !
1- ai déjà posé la question, mais me semble pas eu de réponse: où tu prends tes photos? Je sens que tu les montes toi même, non?
2- Pour mon roman sur mes ancêtres Irlandais, j’ai préféré le elle, mais au présent. Ça fait moins de Je dans le texte, on peut écrire elle, Bridget, Bridget Bushell, la soeur, la mère, etc. Avais tout écrit au passé mais je me suis plantée dans la concordance des temps alors au présent, c’est plus facile. Plus vivant et le lecteur oublie un peu que ça se passe dans les années 1847-1899.
3- J’ai déjà publié un petit livre au “je” et le personnage était une soeur qui sortait du couvent. Une recherchiste m’a appelée, on voulait une entrevue sur “mon” expérience de défroquée. Évidemment pas eu d’entrevue quand ils ont su que ce n’était pas moi! Me suis rattrapée dans “Pourquoi nous avons cessé d’enseigner”, cette fois c’était bien moi et je suis passée à la télé!!!
Le “je” sans hésiter ! Même si je me dis que pour mon prochain livre, j’essaierai au “il/elle”, mais il y a des chances que, comme beaucoup, je repasse au “je” après quelques pages…
Pour le temps, c’est plutôt le passé. J’adore lire des livres au présent, mais j’ai du mal à écrire comme ça.
Et je ne suis pas d’accord avec Isabelle, l’écriture au “je” ne signifie pas forcément que le personnage s’en est sorti. Toute l’histoire peut, par exemple, être racontée au moment même de la mort du personnage, un peu comme quand on dit revoir toute sa vie devant ses yeux avant de mourir. Ou encore, le personnage peut parler d’outre-tombe… Bref, les possibilités sont multiples avec un peu d’imagination !
Pour ma part, je préfère le “il”. Je me sens distant face au personnage et je peux imaginer quelqu’un qui n’est pas moi. Et là , le jeu de l’imaginaire s,agrandit et offre d’autres perspectives. En tout cas, c’est comme ca pour moi. Pour la leture aussi je préfère le “il”, surtout si c’est une brique. Le Duma Key de Stephen King est au JE et j’ai eu une indigestion aigue.C’était trop. un court roman ca va, mais une brique,je n”aime pas du tout. L’alternance par contre, j”Aime bien. je suis pas borné tout de même
L’important , c’est d’être à son mieux et suivre son instinct. Quant au lecteur,bien on a pas vraiment le contrôle.
Pour moi, c’est le je pour le personnage féminin pricipal et le il/elle pour les autres et ce, dans le même bouquin. Et je n’écris qu’au passé simple, que je maîtrise beaucoup mieux. Je lis par contre indifféremment les deux genres, présent ou passé. Comme Julie, je ne suis pas d’accord avec Isabelle; ce n’est pas parce que j’écris au passé simple que Naïla va s’en sortir. Je ne connais pas encore la fin de la série avec certitude et beaucoup de personnages ont un fil bien ténu qui les maintient en vie…
C’est bien de voir que les préférences divergent, ce serait tellement ennuyant si tous les livres étaient écrits de la même façon. Un jour, j’aurais bien envie d’écrire au “il/elle” pour voir ce que ça donne et si j’aime ça.
C’est intéressant aussi de mêler plusieurs points de vue avec l’emploi du je et du il/elle dans le même roman. Faudrait que j’essaie ça aussi.
Sinon, je n’y avais pas pensé en rédigeant mon article mais il est vrai que quand on parle au je, il est TRES fréquent que les lecteurs pensent qu’on raconte notre histoire, c’est assez tannant comme raccourci mais bon, je m’y fais maintenant !
@Claudel : effectivement, soit ce sont mes photos, soit je les monte avec photoshop, soit je les cherche tout simplement sur google images. J’essaie d’écrire la source quand ce ne sont pas mes photos mais en général, les photos ont déjà tellement voyagé de site en site qu’il est malheureusement impossible de déterminer la paternité.
pourquoi pas le vous ; les scènes de mes récits, je demande toujours à mes lecteurs de se les représenter;le plus souvent j’écris avec le vous.