Archive pour ◊ juin 2010 ◊

Auteur: Audrey
• Vendredi 25 juin 2010

ist2_3253552-starting-lineMes chers lecteurs, le concours est ouvert !

Comme annoncé précédemment, j’ai besoin de vos idées/lumières/créativité pour m’aider à trouver le titre de ma série pour ados car comme tout le monde le sait, je suis poche/pourri/nulle dès qu’il s’agit de trouver un titre de roman.

Pour vous aider dans votre mission, sachez que la série sera concentrée sur la vie de trois filles de 15/16 ans au début et 18/19 ans à la fin. Elles sont amies mais très différents les unes des autres.

Ophélie est la plus jeune, c’est une grande rêveuse, elle s’imagine souvent en héroïne de livres ou films célèbres. Elle n’est pas très mature et a du mal à prendre la responsabilité de ses actes. Elle se sent souvent en compétition avec sa grande sœur ainsi que ses amies. Elle est amoureuse d’Olivier depuis toujours et veut à tout prix l’avoir, sans vraiment se soucier de qui elle peut heurter sur son passage.

Zoé est la meilleure amie d’Ophélie depuis l’enfance. Elle est grande, jolie, et rêve de devenir danseuse étoile. Elle est déterminée, fonceuse et a d’excellentes notes à l’école. Elle donne cependant parfois l’impression de toujours vouloir avoir raison. Elle déteste montrer ses faiblesses ce qui la conduit à faire des choix inconsidérés pour ne pas casser aux yeux des autres mais surtout à ses yeux son image de fille forte.

Chloé fait la connaissance d’Ophélie et Zoé au début du tome un car les deux amies sont gravement disputées au début de l’été. Il est question de harcèlement et de cyber intimidation en rapport avec cette dispute. Chloé vient de déménager et a du se séparer de son chum. Elle veut à tout prix le retrouver et vivre chez ses grands-parents. Elle ne s’entend pas avec sa mère et n’a pas de frère et sœur. Elle est très impulsive et regrette souvent ses actes. C’est néanmoins grâce à elle si Zoé et Ophélie arrivent à se réconcilier. Son déménagement l’amènera également à découvrir qui elle est vraiment et à s’affirmer auprès des autres.

Bon, là je parle surtout des personnages parce que je préfère de ne pas trop en dire en ce qui concerne les intrigues qui de toute façon risquent d’évoluer au fil de l’écriture. Mais en gros, j’aborderai les thèmes classiques de l’adolescence : amour, sexualité, homosexualité, recherche de l’identité, école, relations avec les parents, Internet, combinés à des thèmes plus difficiles comme les TCA, la maladie et la confrontation à la mort. Le style alternera entre les moments drôles et ceux plus dramatiques.

Donc, je cherche un titre en rapport avec ça. Sauf idée géniale, je ne veux pas les mots : vie, amour, journal. Je préfère également quelque chose de court étant donné qu’il y aura aussi le titre du tome sur la couverture des livres, mais j’aimerais que ce ne soit pas juste un seul mot. Compliquée, moi ? Oui, je sais, je me soigne (pas).

Enfin, bref, à vos claviers.

Celui ou celle dont le titre sera retenu ou dont les idées m’aideront à trouver un titre recevra au choix : Passionnément givrée, Merveilleusement givrée ou Éternellement givrée dédicacé à la maison.  Pour Éternellement givrée, il faudra évidemment attendre sa publication mais vous pourrez le recevoir une ou deux semaines avant sa sortie officielle. Il n’y a pas de limite de temps mais évidemment le concours s’arrêtera quand j’aurais trouvé mon titre. Vous pouvez écrire 10/20/50 titres si ça vous chante, il n’y a pas de limite.

Bon, je crois que tout est dit alors à vous de jouer !

Auteur: Audrey
• Jeudi 17 juin 2010

pile-de-livres-thumb3780124Quand j’ai commencé à écrire le tome I de ma série pour ados, j’ai ajouté quelque chose d’essentiel à ma méthode d’écriture : les recherches. Je n’en ai pratiquement pas fait pour ma trilogie : une Française qui immigre au Québec et qui vit des déboires amoureux et professionnels, c’était assez familier pour moi merci pour que je me lance dans l’écriture sans passer par l’étape “recherches”.

En commençant ma série pour ados, j’ai senti que les choses allaient être différentes. Je ne suis plus une ado de 15 ans, je ne sais pas grand chose de leur quotidien, sans compter que je ne connaissais rien au système scolaire québécois. D’ailleurs, même le système scolaire français ne me disait plus grand chose tellement les termes ont changé depuis mes 18 ans.

J’ai eu beaucoup de chance en faisant mes recherches : le frère d’un ami, prof au secondaire, a accepté de répondre à toutes mes questions. Nous nous sommes échangés des dizaines de courriels et je crois que j’ai pour une vingtaine de pages de renseignements. Idéalement, j’aurais bien aimé passer une journée ou deux dans une école secondaire au Québec pour m’empeigner de l’ambiance mais je ne suis pas certaine que ce soit possible. Je me suis donc contenter de certains films et j’ai aussi pu discuté avec deux ados de 14 ans qui m’ont permis d’en apprendre un peu plus sur l’univers des filles d’aujourd’hui.

Après toutes ces discussions, j’ai commencé la rédaction du tome I. Beaucoup de choses ont changé entre la première version et la version envoyée à mon éditrice. Il m’est arrivé la même chose avec Passionnément givrée. Quand je commence un nouveau roman, j’ai l’impression qu’il faut que je passe par cette étape : j’écris, je corrige, je réécris, je change, j’adapte. Il me faut du temps avant de trouver l’angle, le ton, le style, et l’histoire qui conviennent.

Peut-être que si je partais de l’histoire au lieu de partir des personnages, les choses seraient différentes. C’est vrai, je ne me suis jamais dit : tiens j’ai envie de raconter telle histoire mais plutôt : tiens j’ai envie de suivre le parcours d’une fille forte, déterminée et un peu solitaire qui doit surmonter un échec important dans sa vie.

Mais finalement, c’est peut-être la même chose que de partir de l’histoire. Quand on pense à une histoire, il y a toujours un peu des personnages et quand on pense aux personnages, il y a toujours un peu d’histoire.

Auteur: Audrey
• Lundi 14 juin 2010

cahierLe plan tome par tome de ma série pour ados est terminé. J’ai trouvé les titres de chaque tome, rédigé les fiches de personnages principaux et secondaires, il ne me reste plus qu’à trouver le titre de la série* et à corriger le tome I selon les commentaires de ma directrice littéraire. Une broutille, hein ? Mais mine de rien, je me rends compte à quel point c’est précieux de tracer la route du début à la fin, même si elle n’est jamais définitive.

Plusieurs lectrices m’ont demandé de leur expliquer ma méthode de travail et je leur réponds ici avec plaisir même si je n’ai pas réelle méthode. Ma façon de travailler évolue avec les années et ce qui m’est bénéfique peut être totalement catastrophique pour un autre. Mais bon, personnellement, je commence toujours par avoir une idée de personnage. Isa m’est apparue comme ça, alors que j’étais à peine en train de songer à recommencer à écrire. Ensuite j’ai vu sa famille, ses amis, ses problèmes et sa vie. Puis m’est venue l’intrigue du tome I qui à l’origine ne devait pas avoir de suite. Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, pas vrai ?

J’ai donc débuté Passionnément givrée avec uniquement mes personnages, un début, une fin et une vague idée de comment j’allais arriver à la fin. Bien entendu, des tas de choses ont changé en cours d’écriture et de réécriture mais c’est normal. Je dirais même que c’est  plus marrant d’écrire en se laissant surprendre.

C’est en traversant le parc des Laurentides pour me rendre au Saguenay, deux mois après que Passionnément givrée ait été accepté par les éditions de Mortagne, qu’Isa m’a chuchoté à l’oreille que son histoire ne faisait que commencer. Pendant les deux heures de trajet, j’ai imaginé l’intrigue du tome II et III.

J’ai rédigé de brèves fiches de personnages histoire de connaitre la vie de chacun de mes personnages sur le bout des doigts.  Je détaillais leur caractère, leurs rêves, leurs espoirs, leurs échecs, mais rien de très poussé. Je commençais également à sentir l’utilité de rédiger des plans détaillés des prochains tomes mais ce n’est que lorsque ma directrice littéraire me l’a demandé que je suis vraiment rendu compte des effets bénéfiques des plans.

J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai écrit, chapitre par chapitre ce qui allait se passer dans les tomes II et III. Carolyn et moi avons travaillé à partir de ces plans. Elle m’a donné des idées, fait ses commentaires, j’ai ajusté mes plans, elle m’a donné son go final et j’ai commencé les corrections du tome II et, plus tard, la rédaction du tome III.

Dans un prochain article, je parlerai de ma méthode d’écriture pour ma série pour ados qui est un peu différente de celle de ma trilogie.

* Ça vous tente que j’organise une sorte de concours pour m’aider à trouver le titre de ma série pour ados ? Celui dont la proposition sera retenue ou qui me permettra de trouver un titre recevra Passionnément givrée (ou Merveilleusement givrée voire Éternellement givrée si vous avez déjà les tomes I et II) dédicacé à la maison ! Plus de détails bientôt.

Auteur: Audrey
• Mercredi 09 juin 2010

ecrire portableAprès quelques jours de repos, me voici fin prête à attaquer ma série pour ados. Comme j’avais décidé de ne pas trop en faire pendant le mois de juin histoire de me ressourcer pour stimuler ma créativité (et garder mes forces pour les futures corrections d’Éternellement givrée), je consacrerai les prochaines semaines à établir le plan détaillé du tome I, corrigé selon les commentaires de ma directrice littéraire, ainsi que les plans plus généraux des autres tomes.

Je compte aussi rédiger des fiches de personnages détaillés afin de connaître sur le bout des doigts mes héroïnes mais aussi les personnages secondaires qui apparaitront au fil de la série.

Ce qui est génial avec ce nouveau projet, c’est que maintenant j’ai de l’expérience. Je me connais mieux et je sais comment être plus productive. J’ai plus ou moins avancé à l’aveuglette avec ma trilogie.  J’ai découvert l’histoire que j’écrivais au fur et à mesure et c’était génial. Sauf que ça m’a demandé beaucoup d’énergie pour réussir à tout faire tenir, de la première ligne du premier tome, à la dernière du dernier.

Pour ma série pour ados, je tiens à savoir comment tout va se terminer dès maintenant. Bien sûr, je sais que mes personnages me surprendront en cours de route et c’est tant mieux. Mais je veux savoir où je m’en vais. Ce sera une série de 5 tomes mais je vois plus ça comme une longue histoire qui sera divisée en 5 parties.

Hier soir, je me suis demandée si j’avais envie de faire passer un message à travers ces romans. En y réfléchissant, j’ai compris que non. Mon but premier est de raconter une histoire intéressante, du mieux que je peux. Bien sûr, j’ai envie d’interpeler mes futurs lecteurs, de les faire se poser de questions et tant mieux si certains y trouveront des réponses, mais je ne veux pas écrire en essayant de faire passer un quelconque message. Je veux écrire une histoire dont on se rappelle des années plus tard.

Personnellement, j’ai lu tous les romans de Judy Blume à l’adolescence et 15 ans plus tard, je me rappelle encore de certaines histoires. C’est ça, mon but.

L’autre défi que je me suis donnée avec cette série, c’est de l’écrire en alternant les points de vues de mes trois héroïnes, en parlant au “je”. Et je suis très contente parce que ma directrice littéraire ainsi que l’étudiante en littérature qui a lu mon manuscrit (et qui l’a vraiment adoré ce qui fait très très plaisir) m’ont dit qu’on sentait parfaitement le caractère différent des trois filles dans l’écriture. Mission accomplie donc.

Il ne me reste plus qu’à garder le cap pour les 4 prochains tomes ! J’ai donné une quête/objectif global à chacune des filles ainsi qu’une quête/objectif spécifique à chaque tome et ce sera mon fil conducteur.

Plus de détails au prochain numéro !

PS : chapeau à tous ceux qui relèvent le défi 30-30 lancé par Mathieu Fortin, il y a vraiment de belles idées !

Auteur: Audrey
• Vendredi 04 juin 2010

relireFinalement, après accord avec ma directrice littéraire, j’ai pris quelques jours de plus pour corriger Éternellement givrée avant de lui soumettre la version finale. J’avais peut-être inconsciemment du mal à me séparer de ce troisième et dernier tome, mais j’avais surtout besoin de me relire en entier, une dernière fois, avant de soumettre mon manuscrit à son œil de lynx.

Maintenant je suis prête. J’aurais pu passer plusieurs semaines à changer un mot pour un autre, mais à un moment donné, il faut savoir dire stop, même si ce n’est pas facile.

C’est dur d’arrêter de se corriger. Je corrigerais mes livres qui sont en librairie si je pouvais. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que je ne me relis pas une fois les dernières corrections achevées et mes manuscrits sous presse. J’ai relu quelques passages par obligation de Passionnément givrée et de Merveilleusement givrée parce que je ne voulais pas me contredire sur certains points dans Éternellement givrée, mais je sais que je ne me relirai jamais en entier. Ou du moins, pas avant longtemps. C’est un peu comme les chanteurs qui détestent s’entendre chanter ou les acteurs qui détestent regarder les films dans lesquels ils ont joué.

Je ne sais pas si c’est un manque de confiance en moi, ce que je sais, c’est que je n’aime pas ça. J’adore tenir mes romans dans mes mains ou les voir en librairies, j’adore écrire des dédicaces sur la première page, mais je ne me relis pas. Pas parce que je trouve ça nul (même si je réécrirais certaines scènes ou changerais certaines choses), mais parce que le texte imprimé est définitif. Parce qu’il ne m’appartient plus.

C’est sans doute pour cela que je passe beaucoup de temps à corriger : j’essaie de repousser au maximum le mot fin pour livrer le meilleur manuscrit possible selon mes compétences actuelles.

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