Quand j’ai commencé à écrire le tome I de ma série pour ados, j’ai ajouté quelque chose d’essentiel à ma méthode d’écriture : les recherches. Je n’en ai pratiquement pas fait pour ma trilogie : une Française qui immigre au Québec et qui vit des déboires amoureux et professionnels, c’était assez familier pour moi merci pour que je me lance dans l’écriture sans passer par l’étape “recherches”.
En commençant ma série pour ados, j’ai senti que les choses allaient être différentes. Je ne suis plus une ado de 15 ans, je ne sais pas grand chose de leur quotidien, sans compter que je ne connaissais rien au système scolaire québécois. D’ailleurs, même le système scolaire français ne me disait plus grand chose tellement les termes ont changé depuis mes 18 ans.
J’ai eu beaucoup de chance en faisant mes recherches : le frère d’un ami, prof au secondaire, a accepté de répondre à toutes mes questions. Nous nous sommes échangés des dizaines de courriels et je crois que j’ai pour une vingtaine de pages de renseignements. Idéalement, j’aurais bien aimé passer une journée ou deux dans une école secondaire au Québec pour m’empeigner de l’ambiance mais je ne suis pas certaine que ce soit possible. Je me suis donc contenter de certains films et j’ai aussi pu discuté avec deux ados de 14 ans qui m’ont permis d’en apprendre un peu plus sur l’univers des filles d’aujourd’hui.
Après toutes ces discussions, j’ai commencé la rédaction du tome I. Beaucoup de choses ont changé entre la première version et la version envoyée à mon éditrice. Il m’est arrivé la même chose avec Passionnément givrée. Quand je commence un nouveau roman, j’ai l’impression qu’il faut que je passe par cette étape : j’écris, je corrige, je réécris, je change, j’adapte. Il me faut du temps avant de trouver l’angle, le ton, le style, et l’histoire qui conviennent.
Peut-être que si je partais de l’histoire au lieu de partir des personnages, les choses seraient différentes. C’est vrai, je ne me suis jamais dit : tiens j’ai envie de raconter telle histoire mais plutôt : tiens j’ai envie de suivre le parcours d’une fille forte, déterminée et un peu solitaire qui doit surmonter un échec important dans sa vie.
Mais finalement, c’est peut-être la même chose que de partir de l’histoire. Quand on pense à une histoire, il y a toujours un peu des personnages et quand on pense aux personnages, il y a toujours un peu d’histoire.







La recherche… On a surtout hâte d’écrire au début et on remet à plus tard la recherche. Je suis allée écouter Ken Follett parler de son vécu d’écrivain et son roman Les Pilliers de la Terre sortait. Comme c’est un roman historique, il parlait de la recherche qu’il a eu à faire pour que les détails soient justes. En fait, non. Il a engagé une équipe d’assistants qui a fait la recherche pour lui. Ça c’est le grand luxe
Effectivement ! Mais bon, personnellement, j’ai beaucoup aimé mes recherches et je n’aurais pas eu envie que quelqu’un les fasse pour moi. Mais c’est vrai que pour des faits historiques, avoir toute une équipe qui te résume le tout de manière claire et précise, c’est pas mal !
C’est exactement ce que je disais hier, on me demandais ce qu’il fallait travailler en premier : l’histoire ou les personnages ?
Les deux ! Ils sont tellement imbriqués l’un dans l’autre…
Certains commencent par avoir l’idée d’un personnage d’autres d’une histoire mais finalement, ça revient au même, effectivement.
Bonjour, en fait je dois dire que j’adore ce site, il m’aide beaucoup à comprendre d’avantage le milieu de l’édition, l’écriture et tout.
Mais j’ai une grande question et j’aimerais qu’on me réponde franchement. Je suis un jeune écrivain de 25 ans qui débute dans ce merveilleux métier. J’ai tenté de publier mon tout premier roman avec l’aide de ”Jeunes Volontaires” un organisme à but lucratif du gouvernement du Québec. J’avais comme mentor l’éditrice d’une assez récente maison d’édition (Pour ne pas divulguer son nom). Bref, tout ce passa bien, jusqu’à ce que je débute la rédaction et que je me jette sur de la recherche médicale et policière. À ce moment j’ai constater que le milieu de l’édition (pour l’auteur) est; débrouille toi tout seul et fait tout par toi-même. De plus, j’ai une amie médecin qui aurait pu me donner des informations, mais l’hôpital où elle travaille ma demander de passer par les relations de presses de l’établissement afin d’obtenir de l’information et pour ce faire je devais avoir en ma possession une carte de la maison d’édition qui prouvait que j’y étais auteur. Bref, est-ce que tout ce procédé est normal?
De plus, à la moitié de mon manuscrit, l’éditrice (qui était également mon mentor) m’a ordonner de lui envoyé ce que j’avais écris jusque là. Ils ont fait une première critique avec un comité de lecture. Ils n’ont lu que les 10 premières pages, pour me dire que finalement c’était de la merde et que j’offrais trop de suspense. Est-ce également la façon de procédé? Je veux dire, ne doit-on pas lire tout le manuscrit, critiquer, réécrire afin d’améliorer et peut-être re-critiquer s’il y a lieu? De plus, tout cela ma coûter environ 1500$ De là, je voudrais savoir combien peut coûter la publication d’un roman dit Horreur/Fantastique… en comprenant toutes ses étapes, recherches, critique et tralala?
Je sais que j’ai beaucoup de question et que j’écris beaucoup, mais cela dit c’était pour que vous saisissiez ma situation. Bref, Merci encore pour ce merveilleux site et pour votre fantastique travail. Ah, et Audrey, j’ai très hâte de te lire, j’accours immédiatement acheter ta trilogie en librairie.
Bonjour Maxime,
Tu poses des questions très pertinentes, je n’ai malheureusement pas le temps de te répondre comme je le voudrais maintenant mais je t’enverrai un courriel à l’adresse laissée avec ton commentaire cette semaine.