Auteur: Audrey
• Lundi 14 juin 2010

cahierLe plan tome par tome de ma série pour ados est terminé. J’ai trouvé les titres de chaque tome, rédigé les fiches de personnages principaux et secondaires, il ne me reste plus qu’à trouver le titre de la série* et à corriger le tome I selon les commentaires de ma directrice littéraire. Une broutille, hein ? Mais mine de rien, je me rends compte à quel point c’est précieux de tracer la route du début à la fin, même si elle n’est jamais définitive.

Plusieurs lectrices m’ont demandé de leur expliquer ma méthode de travail et je leur réponds ici avec plaisir même si je n’ai pas réelle méthode. Ma façon de travailler évolue avec les années et ce qui m’est bénéfique peut être totalement catastrophique pour un autre. Mais bon, personnellement, je commence toujours par avoir une idée de personnage. Isa m’est apparue comme ça, alors que j’étais à peine en train de songer à recommencer à écrire. Ensuite j’ai vu sa famille, ses amis, ses problèmes et sa vie. Puis m’est venue l’intrigue du tome I qui à l’origine ne devait pas avoir de suite. Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, pas vrai ?

J’ai donc débuté Passionnément givrée avec uniquement mes personnages, un début, une fin et une vague idée de comment j’allais arriver à la fin. Bien entendu, des tas de choses ont changé en cours d’écriture et de réécriture mais c’est normal. Je dirais même que c’est  plus marrant d’écrire en se laissant surprendre.

C’est en traversant le parc des Laurentides pour me rendre au Saguenay, deux mois après que Passionnément givrée ait été accepté par les éditions de Mortagne, qu’Isa m’a chuchoté à l’oreille que son histoire ne faisait que commencer. Pendant les deux heures de trajet, j’ai imaginé l’intrigue du tome II et III.

J’ai rédigé de brèves fiches de personnages histoire de connaitre la vie de chacun de mes personnages sur le bout des doigts.  Je détaillais leur caractère, leurs rêves, leurs espoirs, leurs échecs, mais rien de très poussé. Je commençais également à sentir l’utilité de rédiger des plans détaillés des prochains tomes mais ce n’est que lorsque ma directrice littéraire me l’a demandé que je suis vraiment rendu compte des effets bénéfiques des plans.

J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai écrit, chapitre par chapitre ce qui allait se passer dans les tomes II et III. Carolyn et moi avons travaillé à partir de ces plans. Elle m’a donné des idées, fait ses commentaires, j’ai ajusté mes plans, elle m’a donné son go final et j’ai commencé les corrections du tome II et, plus tard, la rédaction du tome III.

Dans un prochain article, je parlerai de ma méthode d’écriture pour ma série pour ados qui est un peu différente de celle de ma trilogie.

* Ça vous tente que j’organise une sorte de concours pour m’aider à trouver le titre de ma série pour ados ? Celui dont la proposition sera retenue ou qui me permettra de trouver un titre recevra Passionnément givrée (ou Merveilleusement givrée voire Éternellement givrée si vous avez déjà les tomes I et II) dédicacé à la maison ! Plus de détails bientôt.

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21 Plumes
  1. Emilie dit :

    Très intéressant cet article! C’est souvent un personnage qui m’inspire une histoire, aussi. Et pour les plans, il faudrait absolument que je m’y remette! J’en faisais quand j’étais ado, mais alors maintenant… Mademoiselle Anarchique a pris le dessus!^^
    Sinon, pour le concours, ce serait une idée très chouette!: )
    Hâte de lire la suite de la méthode de travail pour ta série pour ados!

  2. Jo Ann dit :

    Même lorsque j’ai un tome entier écrit, pendant la réécriture, la suite change du tout au tout. Donc pour les plans, c’est pas ça O:-)

    Ce concours me semble une bonne idée :-)

  3. Audrey dit :

    @Émilie : je te comprends, moi aussi les plans ne m’inspiraient pas, ça me faisait trop penser aux dissertations et aux examens mais j’ai compris que je pouvais gagner des semaines de réécriture si ce n’est plus en me concentrant sur un plan !

    @Jo Ann : je sais quand j’écris mon plan que le roman final ne sera plus qu’un vague souvenir du plan mais je trouve que ça m’aide grandement d’avoir une vue d’ensemble même si elle n’est que temporaire. Les mystères de la création ! ;-)

    OK, je vais penser aux modalités du concours cette semaine, à moins qu’une illumination me prenne par surprise pour ce fameux titre !

  4. Je bâtis toujours mes histoires à partir de l’intrigue. En lisant ton billet, je me suis dit que je vais essayer en imaginant dabord les personnages. J’ai jamais envisagé cete facon de faire. Je vais essayer.

    Et pour le concours..Oui…Oui…. :)

  5. Audrey dit :

    C’est ça qui est génial avec les blogues : on peut partager nos expériences. C’est sûr que quand les personnages me viennent en tête, il y a toujours un peu d’intrigue qui vient avec puisque je les vois évoluer mais c’est vraiment les personnages qui arrivent en premier. Je ne me suis jamais dit : tiens j’aimerais raconter telle histoire. Il faudrait que j’essaie moi aussi !
    OK cool pour le concours ! Je lancerai ça dans les prochains jours !

  6. ClaudeL dit :

    Ah ben!!! je pensais que j’étais la seule à partir du personnage. Je pensais — à tort je vois bien– que nous devions d’abord conter une histoire. Peut-être pour ça que j’ai tant de difficulté à inventer des scènes.

    J’aime lire les biographies et c’est toujours le personnage et ses sentiments qui s’impose à moi. Souvent à partir d’une personne réelle. Comme Cesbron, j’écris souvent pour exprimer, analyser ce qui se passe dans la vie d’une personne.

  7. Audrey dit :

    C’est sûr qu’il faut conter une histoire, avoir de beaux personnages qui ne font rien que des trucs banals, ce n’est pas le but. Mais j’aime penser qu’il n’y a aucune obligation dans l’écriture, pas de point de départ ou d’arrivée obligé, chacun travaille comme ça lui convient.

    Personnellement, je sais qu’en partant des personnages et en me focalisant sur eux, il m’arrive d’écrire des passages un peu clichés. Je dois passer du temps à établir une intrigue un tant soit peu originale et qui tienne la route. Mais je sais que si je partais de l’histoire, mes personnages manqueraient de profondeur et moi, ce que je préfère dans les romans, ce sont les personnages. Si je lis une histoire géniale mais dont les personnages me laissent de glace, je suis déçue.

    Chacun sa méthode donc. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, ce sera l’histoire qui s’imposera à moi !

  8. Karuna dit :

    C’est intéressant de lire comment tu fonctionnes. Ton billet confirme ce que je pense depuis un petit bout de temps : j’ai travaillé en débutante pour ce premier roman que, finalement, je ne cesse de réécrire. Lol. Je n’ai pas pris la peine de me faire un plan, j’y suis allée d’instinct. Et j’en ai payé le prix! Mais, ce n’est pas grave, c’est le métier qui rentre. Je comprends maintenant qu’un peu de discipline au début nous épargne beaucoup de travail plus tard.

  9. Audrey dit :

    Ce n’est pas forcément une méthode de débutant, je sais qu’il y a des auteurs qui travaillent toujours sans faire de plan, à l’instinct comme toi et moi avant.

    Peut-être que quand on commence à écrire, on se dit qu’on risque de perdre notre feu sacré si on s’attarde à faire un plan, on veut écrire coûte que coûte parce que voir les choses qui ne fonctionnent pas tout de suite pourrait nous décourager fatalement. Au moins quand on a un manuscrit, on n’a pas plus peur de ne pas arriver à le finir même s’il faut passer des mois à le corriger.

    Aujourd’hui, le travail que je faisais en aval, je le fais en amont, je passe du temps à corriger les trucs bancals dans mes plans et ensuite je me lance. J’ai ainsi pu gagner en productivité mais ça ne marche pas forcément pour tout le monde.

  10. ClaudeL dit :

    Je pense aussi que ce n’est pas une “erreur de débutant”, c’est qu’on a encore en tête ces fameux plans qu’il fallait faire alors qu’on n’avait pas le moindre embryon d’idées (ben, moi en tout cas), c’était tellement forcé. Je ne prenais aucun plaisir à ces introduction-développement-conclusion qu’il est presque normal d’aspirer à la liberté complète, une fois sorti(e) des bancs d’école… Ensuite, on revient au plan si besoin est.

  11. Audrey dit :

    C’est tellement vrai. Faire un plan me semblait beaucoup trop scolaire avant. En fait, toujours un peu aujourd’hui, mais j’arrive à dépasser ça.

  12. Karuna dit :

    Finalement, je comprends que le mieux est d’accepter la présence de trucs bancals ? avant, après ? comme faisant partie de la game. Mon cerveau est réfractaire à l’idée, mais il devra bien s’y faire! lol

  13. Audrey dit :

    Malheureusement, je pense effectivement qu’il est très très difficile d’arriver avec une histoire, des personnages, un style au mieux de nos capacités du premier coup. La correction est un passage obligé. Mais il faut se dire que c’est pour tout le monde pareil. Même Michel Tremblay, Patrick Sénécal, Paul Auster et j’en passe doivent corriger leurs manuscrits.

  14. Karuna dit :

    Tu veux bien me le redire, périodiquement?! LOL

  15. Audrey dit :

    Pas de problème ! Moi aussi je dois me le répéter souvent. D’ailleurs, c’est parce que je n’arrivais pas à écrire quelque chose qui me satisfaisait du premier coup que je n’ai pas réussi à terminer un roman pendant plusieurs années. Il a fallu que je comprenne que c’était le lot de chaque écrivain pour lever mes blocages et enfin aller jusqu’au bout ! Alors, corrigeons tous en cœur ! ;-)

  16. Alessandra dit :

    Partante pour le concours…
    ;-) )))

  17. Audrey dit :

    OK cool ! Je vais terminer mon prochain article sur ma méthode d’écriture et ensuite petit concours !

  18. ClaudeL dit :

    Personnellement, j’adore corriger… les manuscrits des autres. J’y excelle d’ailleurs. Je pense.

  19. Audrey dit :

    Vous devriez proposer vos services aux maisons d’édition dans ce cas, les personnes ayant l’oeil sont toujours des atouts précieux.

  20. ornella dit :

    pour le concours je suis preneuse!!

  21. Audrey dit :

    Certainement dimanche ou lundi !

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