Archive pour ◊ octobre 2010 ◊

Auteur: Audrey
• Mardi 26 octobre 2010

dossiersBon, je crois que là je ne vais pas avoir le choix de faire un Nanowrimo à ma sauce parce que mon mois de novembre 2010 s’annonce chargé ! Au programme :

1. Salon du livre de Rimouski du 5 au 7 novembre : j’ai vraiment hâte, d’une parce que j’adore l’ambiance des salons et de deux parce que je ne connais pas du tout la ville de Rimouski.

2. Salon du livre de Montréal, le 20-21 novembre : encore plus hâte, je vais pouvoir revoir toute l’équipe de ma maison d’édition ainsi que les auteurs, rencontrer ou revoir certaines personnes et dormir au Hilton (j’ai tellement aimé leur lit l’an passé !)

3. Dernières corrections pour Éternellement givrée : j’ai reçu mon rapport de lecture aujourd’hui et j’en ensuite eu une courte conversation avec ma directrice littéraire (c’est le fun quand c’est court, ça veut dire que les nouvelles sont bonnes !) et même s’il ne me reste pas grand chose à modifier, il faut quand même que je reparte du début pour faire les derniers ajustements demandés avec comme objectif de rendre une version finale à la fin novembre. Mes efforts seront payants puisque mon tome 3 est planifié pour février 2011 !

4. Heures supplémentaires à ma job : je participe à une activité qui monopolisera une quinzaine d’heures de mon temps le soir et les fins de semaine à ma convenance pour tout le mois de novembre.

5. Je dors au minimum 7 heures par nuit, idéalement 8 !

6. Je ne bois pas de café !

Conclusion : puis-je encore écrire un roman de 50 000 mots à travers tout ça ? Non. Je ne suis pas superwoman. Le Nano est censé être une activité ludique, pas ajouter une dose de stress à ma vie.

Et puis c’est d’Éternellement givrée, le tome 3 de ma trilogie, je dis au revoir à des personnages qui m’habitent depuis plus de 3 ans, il y a des lectrices qui attendent le dénouement final, et il est hors de question de bâcler les dernières corrections. Au contraire, même. J’ai donc décidé de prendre mon temps et de bien faire les choses. Comme je tiens néanmoins à participer au Nanowrimo 2010, il faut que j’aménage mes objectifs. En gros, voici donc le programme :

  1. Faire les dernières corrections d’Éternellement givrée.
  2. Avancer le plus possible le tome 2 de ma série pour ados. Idéalement, j’aimerais bien être arrivée à la moitié ce qui ferait un 30 000 mots. J’ai déjà un 14 000 mots à ce jour et je compte continuer à écrire jusqu’à dimanche avant de plonger dans Éternellement givrée. J’espère bien être arrivée à 20 000 mots d’ici là. Ça me laissera un mois pour écrire un 10 000 mots.

Je suis un peu déçue de ne pas pouvoir participer au Nano comme il faut mais bon, c’est comme ça. Et puis la déception s’atténue en pensant à mes publications de l’an prochain : le tome 3 de ma trilogie en février, le tome 1 de ma série pour ados quelques mois plus tard et si je tiens mon planning, le tome 2 à la fin de l’automne. Pas de quoi se plaindre donc, vraiment pas !

Et bien évidemment, je vais suivre avec plaisir le cheminement de ceux et celles qui participent pour de vrai au Nano, cru 2010 !

Auteur: Audrey
• Dimanche 24 octobre 2010

quebec-en-toutes-lettresJ’ai vécu toute une expérience hier au festival Québec en toutes lettres, à l’événement Œuvres de chair. Pour une première édition, je trouve que les idées, l’organisation et la présence des participants étaient vraiment incroyable. J’ai déjà hâte que le deuxième édition revienne.

Hier soir donc, rendez-vous à l’hôtel Pur (superbe l’hôtel en passant) avec une amie à 21h30 pour deux expériences insolites : speed dating littéraire et rendez-vous clandestin. La première se base sur le concept du speed dating : l’auteur dispose de 5 minutes pour parler de son livre ou de ceux qu’il aime à la personne en face de lui. Je n’ai jamais vu passer des 5 minutes aussi vite. Fait plutôt drôle, sur qui je tombe lors de mon premier tirage de numéro ? Dominic. Nous parlons donc de sa série Alégracia et je dois dire que c’est un très bon vendeur puisqu’il m’a donné envie de découvrir sa série, moi qui n’ai jamais lu de fantasy de ma vie.

Après ce premier contact, mon amie et moi décidons de tester le second concept : rendez-vous dans une chambre avec un auteur dont nous ne connaissons pas le nom. Nous n’avons eu le temps de n’en voir que 3 malheureusement (l’année prochaine, il faut absolument que les activités commencent plus tôt !) car nous voulions refaire du speed dating littéraire, mais quelles expériences extraordinaires !

Je ne me rappelle plus du nom de la première auteure que nous avons vue (Mise à jour : il s’agit de Danielle Dussault) mais c’est une enseignante de cégep qui habite Thetford mines et qui a entre autre écrit un roman sur la vie de miniers. Elle nous a également joué au clavier et chanté une de ses dernières compositions et nous avons ensuite parlé du travail d’auteur.

La deuxième chambre que nous avons visité m’a simplement renversée. C’était Hélène Lépine qui jouait le fantôme d’une photographe italienne, Tina Modotti, ayant vécu au Mexique, aux USA et en Europe. Je ne sais pas si Tina Modotti sera l’objet du prochain livre d’Hélène Lépine ou si elle a simplement voulu nous présenter un personnage qu’elle admire, mais dans tous les cas, elle l’a jouée à merveille. Quand nous sommes entrées, il flottait une merveilleuse odeur d’encens, sur les murs étaient disposés les photos de Tina Modotti et Hélène a commencé à jouer son personnage en nous racontant sa vie de sa naissance jusqu’à sa mort.

J’étais totalement subjuguée, elle parlait avec un accent espagnol/italien magnifique et je l’aurais écouté des heures. Et puis, elle nous a posé cette question dont je cherche encore la réponse : la vie est-elle une spirale ou un cercle ? Avec une spirale, on tourne et on s’éloigne de notre point de départ, avec un cercle, on revient au début. Tina est partie loin, très loin pour échapper à la pauvreté de son petit village en Italie mais elle a fini par épouser un homme qui a grandi dans un village voisin du sien, un homme rencontré à l’autre bout du monde. Alors, cercle ou spirale ?

La troisième et dernière chambre que j’ai vue était occupée par Gabriel Lalonde, un poète et artiste qui nous a parlé d’art et du processus créatif pendant une dizaine de minutes. La chambre était décorée de ses créations et il nous a expliqué son cheminement. Gabriel Lalonde est un passionné, ça se sent, j’ai lu quelques extraits de ses poésies et j’ai pu constater qu’il manie la langue française avec délice.

Il était déjà plus de 23h quand nous avons quitté sa chambre. Pour la dernière demi-heure, nous voulions tester à nouveau le speed dating littéraire.

La suite au prochain épisode !

Auteur: Audrey
• Vendredi 22 octobre 2010

questionsHum… Les 1667 mots quotidiens du mois de novembre sont loin d’être dans la poche. Ça fait quelques soirs que je me consacre à mon tome 2 et je ne dépasse jamais les 1200-1300 mots. Je ne sais pas si c’est l’euphorie du Nanowrimo qui manque et qui m’empêche de me dépasser, mais là je suis à me demander comment j’ai fait l’an passé pour réaliser ce défi un peu fou.

Faut dire aussi que je n’ai pas envie d’écrire pour écrire. Barbouiller trois pages pour tout effacer ensuite, bof, bof. Je sais que pendant le Nano, on doit penser à la quantité mais je ne peux pas. Je ne le pouvais pas l’an dernier et je ne le peux toujours pas aujourd’hui.

J’ai gardé environ 70 % de la version de mon tome I écrite pendant le Nano 2009, mais il est vrai que ce n’était pas mon premier jet, c’était le 3e ! Ça aide ! Là, pour mon tome 2, c’est mon premier jet, sauf que je n’ai plus vraiment besoin d’apprivoiser mes personnages et leurs histoires comme pour le tome 1. Conclusion, j’aimerais garder là encore au moins 70% de ce tome-ci.

J’ai toujours plus de difficulté à écrire le premier tome d’une série. Passionnément givrée a connu 7-8 versions avant la version finale, les deux autres tomes, beaucoup moins et j’aimerais qu’il en soit de même pour ma série pour ados. Ce qui veut dire que je tiens à ce que ce premier jet que j’écrirai pendant le Nanowrimo 2010 soit d’une qualité plutôt bonne. Est-ce incompatible avec les 50000 mots en un mois ? Je commence malheureusement à me le demander.

Alors que faire ? Dilemme. Je n’ai pas envie de renoncer au Nano, mais je ne veux pas écrire un tome 2 médiocre qui me demanderait des mois de corrections avant envoi à mon éditrice puis des mois de corrections après. Puis-je écrire un roman qui se tient et de qualité en 30 jours ? C’est ce que je vais découvrir pendant les prochaines semaines !

Auteur: Audrey
• Jeudi 21 octobre 2010

Ecolefilms_Je lis beaucoup depuis que je prends le bus pour aller travailler, deux ou trois livres par semaine en moyenne. Ma pile de livres à lire descend tranquillement même si je continue de la remplir.

En ce moment, je tripe sur les classiques : Tolstoï, Dostoïevski, Émilie Brontë, Gabrielle Roy, Flaubert, ceux-là, je ne les lis pas en une semaine, je les garde pour des moments plus tranquilles qu’un trajet en autobus.

Et puis, à côté des classiques, je continue mon exploration de la littérature plus contemporaine.

La semaine passée, j’ai acheté un peu par hasard L’école des films de David Guilmour. J’avais entendu la fin d’une critique fort élogieuse sur Radio-Canada. En passant devant le livre, j’ai lu une page au hasard et je l’ai acheté. Et là, je dois dire : wow. J’ai vécu un coup de cœur littéraire comme je n’en avais pas vécu depuis longtemps.

En gros, c’est l’histoire (véridique) d’un décrocheur scolaire de seize ans avec lequel son père, David Gilmour, passe un pacte : il n’ira plus à l’école puisque l’école l’ennuie, mais il ne devra pas toucher à la drogue et il devra regarder trois films par semaine avec son père, des films que Gilmour choisira. Et là, c’est parti. On plonge dans une liste impressionnante de films, il faut dire que  Gilmour est un ancien critique de cinéma. Leur ciné-club durera trois ans et chaque film servira plus ou moins d’éducation à son fils. Certaines scènes sont analysées avec tellement de justesse qu’elles résonnent dans la vie de Jesse et dans la notre.

David Gilmour a le chic pour les phrases qui nous touchent en plein cœur. Il aborde des tas de sujets avec son fils : l’amour, l’amitié, les peines d’amour, les filles, l’école, l’avenir, les rêves, la musique, l’alcool, la drogue, et neuf fois sur dix, je me disais : c’est tellement ça. Il arrive à mette des mots sur des choses, des émotions, des événements qu’on vit tous mais qu’on ne parvient pas à décrire.

Gilmour pense qu’il faut toujours regarder un film deux fois et personnellement, je crois qu’on peut appliquer ce principe aux livres : la première fois, on est dans l’urgence, on est pris par l’histoire, on veut savoir la fin (dans L’école des films par exemple, j’avais vraiment hâte de savoir ce que Jesse deviendrait, quelle vie allait-il avoir en ayant abandonné l’école à seize ans ?) Ce n’est que lors de la deuxième fois qu’on prend vraiment le temps d’apprécier chaque image ou chaque phrase, chaque scène, ou chaque mot.

Mais, au delà de ces regards sur la vie, ce qui m’a touchée en plein cœur dans ce livre, c’est la relation entre le père et son fils. J’ai toujours cru (avec une certaine naïveté) qu’une mère était toujours un peu plus proche de ses enfants, aujourd’hui, je jalouse quelque chose que je ne connaitrais jamais : une relation père-fils comme celle de David et Jesse. Il y a des choses qu’on en peut dire qu’à un père. C’est comme ça. Tout comme il y a des choses qu’on ne peut dire qu’à une mère.

L’école des films est un hymne à l’amour : l’amour filiale, l’amour des filles, l’amour des films, l’amour de la vie. Et il est certain que je relirai ce livre bientôt, pour mieux le redécouvrir et le savourer encore plus, si c’est possible.

Auteur: Audrey
• Samedi 16 octobre 2010

nanowrimo14 jours avant le début du Nanowrimo 2010. Ça va arriver vite maintenant. Et j’ai hâte. Qu’est-ce que j’ai hâte ! Avant de découvrir le Nano, je détestais le mois de novembre, trop gris, trop froid, trop long. Aujourd’hui, j’adore sa frénésie

Comment on se prépare à relever un défi de ce genre ? Écrire… allez arrondissons à 1700 mots par jour, pendant 30 jours n’est pas facile, loin de là. Et d’après mon expérience de l’an passé, je sais qu’il faut que je me prépare.

Côté vie sociale : j’informe mes amis que je ne serai pas disponible pour enchainer 5 à 7 sur séance de magasinage sur promenade en forêt sur séance de cinéma. Je ne serai également pas disponible pour des dîners le midi, heures que je réserverai à l’écriture et une petite marche quand même. Sachant que je passerai trois jours à Rimouski pour le salon du livre et encore deux ou trois à Montréal, encore pour le salon du livre, ça me fait 2 fins de semaine sur 4 qui seront consacrées à autre chose que le Nano. Ce qui franchement est énorme. Alors, tous les temps libres que je pourrai grappiller ici et là seront bons à prendre.

Côté écriture : si je veux réussir à écrire 50 000 mots en trente jours, il me faut écrire, juste écrire, pas me relire et corriger parce que les chances sont grandes que je trouve ça nul, que je me décourage, que je décide de tout reprendre depuis le début et hop, le Nano sera fichu. Les corrections se passeront en décembre et après.

Et si je veux être productive, je dois savoir exactement où je m’en vais avec mes personnages, je ne dois pas perdre du temps à chercher le bon ton ou la bonne direction. Mon plan de mon tome 2 est donc fait, depuis longtemps en réalité, mais je l’ai ajusté et, c’est là où je triche (mais je l’admets), j’ai déjà commencé à écrire les premiers chapitres et l’écriture coule de manière exagérément facile. Espérons que ça dure.

Côté motivation : Les dix premiers jours ont été les jours où j’ai été le plus motivée l’an passé, avec la dernière semaine. Conclusion : c’est entre le 1er et le 10 novembre que je dois écrire le plus de mots, je dois prendre de l’avance pour que le ralentissement que je subirai forcément dans le milieu du mois ne me conduise pas à l’échec.

Le soutien des autres qu’il soit virtuel ou réel est selon moi le plus important dans l’aventure. Ça me donne une énergie assez incroyable de savoir que des centaines de milliers de personnes partout dans le monde relèvent le défi en même temps que moi chaque novembre.

Et puis il n’y a pas que ça, il y a le soutien de mes collègues auteurs blogueurs, le soutien des différents forums sur le site du Nano, le soutien du créateur du Nano avec ses vidéos, et les rencontres organisées dans la vie réelle. Reste à voir si je vais me dégêner et y aller. D’une, la plupart des participants ont moins de 25 ans et de deux, je ne suis pas vraiment sociale avec les gens que je ne connais pas. Il restera les rencontres au salon du livre de Montréal.

Le soutien, l’énergie, la motivation des autres associés à mon concentration personnelle et mon goût pour les défis, c’est ça qui me fera réussir (je l’espère) le Nanowrimo 2010 !

En terminant, je vous laisse sur une vidéo que j’adore, en rapport avec le Nano !

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