Archives pour la Categorie ◊ Autour de la lecture ◊

Auteur: Audrey
• Samedi 31 janvier 2009

Note à moi-même : ne plus aller traîner dans les librairies un vendredi soir, après que mon salaire gagné a la sueur de mon front ait été déposé sur mon compte, parce que voilà le résultat (vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir )

Ma pal (pile de livres à lire) vient de gonfler, comme si je n’en avais pas assez comme ça et ma carte de crédit continue d’atteindre des sommets. Vous pouvez cliquer sur la photo pour voir le prix et avoir une crise cardiaque.

Je trouve que les prix des livres sont du véritable vol et après ne nous demandons pas pourquoi les Québécois ne lisent pas. Pour 122 dollars (environ 90 euros) j’aurais pu avoir une douzaine de livres de poche en France et 7-8 livres format normal. Là, je n’ai 3 livres de poche et 3 livres format classique.

Vivement mon voyage en France que je fasse une razzia sur les bouquins ! L’année dernière, j’avais rapporté une quinzaine de livres !

J’ai décidé de tenir le compte de mes lectures à la fin de chaque mois. Janvier a été un petit mois par manque de temps. Et le soir j’étais tellement crevée que je lisais à peine 5 minutes avant de m’endormir.

Donc ce fut :

Lady Susan de Jane Austen (littérature anglaise)
Qui se souvient de David Foenkinos ?
de David Foenkinos (littérature française)
Au passage
d’Émmanuel Bouchard (littérature québécoise)
92 jours
de Larry Brown (littérature américaine)
Diaporama
de Agathe Colombier Hochberg (littérature française)

Et à mes heures perdues, je relis quelques pages des Hauts des Hurlevents parce que j’adore l’écriture d’Émilie Brontë.

J’ai beaucoup aimé flâné chez Renaud-Bray, regarder les clients prendre un livre, le retourner, lire la 4e de couverture, le redéposer ou l’emporter, je me demande ce qui se passe dans leur tête, comment il décide de prendre ou non un livre. Je crois que quand mon roman sera sorti, je vais poster dans un coin comme une psychopathe et observer les gens s’approcher de mon livre, feuilleter quelques pages et… l’emporter ! Sinon pouf, une balle directe en plein cœur.

Mais nan, je plaisante.

Mais je me demande quand même ce que ça doit faire de voir quelqu’un acheter son livre.

Tiens, en passant, Evelyne, si tu me lis, j’ai vu une fille acheter ton roman hier soir.

Auteur: Audrey
• Lundi 17 novembre 2008

La salon du livre de Montréal a lieu en fin de semaine et je ne sais toujours pas si j’ai envie d’aller y faire un tour. Il y a bien quelques conférences qui m’intéressent samedi et dimanche mais elles ne m’excitent pas au point de vouloir faire plus de cinq cents kilomètres aller-retour en deux jours. J’irai bien faire un coucou à Caroline et à quelques auteurs que je connais virtuellement mais je ne sais pas, j’hésite.

J’ai été assez déçue de mon passage au salon du livre l’an passé. Il y a avait plein de monde, trop, et j’ai trouvé que cela ressemblait juste à une immense librairie avec des livres de cuisine à perte de vue.

À mon avis, ce sera pareil cette année.

J’aimerais tellement entendre des conférences sur l’écriture, sur le processus éditorial, sur les coulisses de l’édition, sur l’avenir du livre du Québec, l’avenir du livre francophone dans le monde, mais non. Rien que de ce genre, ou en tout cas, pas la fin de semaine. Je n’ai pas regardé la programmation des autres jours puisque de toute façon, je ne pourrais pas y aller.

Bref, je ne suis pas encore décidée !

Auteur: Audrey
• Jeudi 16 octobre 2008

Quand on écrit, on finit toujours à un moment à attendre des retours de la part des lecteurs. On écrit parce qu’on espère toucher, parce qu’on a quelque chose à partager. Même si les critiques nous angoissent, elles sont nécessaires. Tous les auteurs souhaitent voir apparaitre leurs livres dans la presse parce que cela leur donne une certaine légitimité, comme quand un éditeur décide de nous publier, on se dit qu’on a raison d’écrire, qu’on a un certain talent.

Je suis abonnée au Devoir du week-end pour avoir accès aux chroniques littéraires, je lis le Soleil le dimanche pour les critiques littéraires. Ce que je constate, c’est que peu de journalistes savent faire des critiques dans la règle de l’art, à savoir ne pas trop en dire sur l’intrigue et étayer son point de vue avec des exemples tirés du livre.

Beaucoup de critiques négatives que je lis me choquent parce qu’elles manquent tellement de respect pour l’auteur. Quand une personne dit qu’un livre est nul, qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le lire parce qu’elle n’a pas aimé, c’est un manque de respect pour le travail de l’auteur et l’éditeur. (J’ai lu une critique de ce genre dimanche passé et ce n’était pas la première fois ) Qui est-elle pour énoncer ainsi quelque chose qu’elle pense être la vérité ? Quelle est sa crédibilité ? Ce journaliste n’a même pas pris la peine de développer son point de vue, pourquoi ce livre est-il nul selon lui ? Je ne l’ai jamais su en profondeur. Ce que je retrouve beaucoup dans les critiques c’est “l’intrigue n’est pas crédible, ou trop mince, les personnages sont inconsistants, le style est bâclé” mais aucun exemple tiré du livre pour appuyer ces dires. C’est un peu facile tout ça et pas assez pour déclarer un livre nul.

Julie Gravel-Richard a fait face ce week-end à une critique dans la Presse par une journaliste lui reprochant de manquer d’âme. Comment une journaliste peut-elle écrire cela ? Entre juger son auteur et son roman, il y a un monde qu’elle n’a pas hésité à franchir et qui démontre son amateurisme.

Comment devient-on critique au Québec ? Avec un bacc en littérature, en journalisme, parce qu’on aime lire ? Je ne sais pas mais avec le temps j’en arrive à me dire que peu de critiques sont crédibles. Bien sûr, cela apporte une visibilité et même si on en parle en mal, au moins on parle du livre mais je crois que lorsque mon roman sortira, ce qui me touchera le plus et me fera réfléchir, ce seront les réactions des lecteurs anonymes.

Pas celles des journalistes qui devraient apprendre à éviter d’énoncer leur opinion, qui est de facto subjective, comme la vérité pure et respecter un peu plus le travail de l’auteur. Le problème, c’est qu’un critique rejoint des milliers de lecteurs et c’est là où le bât blesse. Quand mon roman sera sorti, si un critique l’égratigne, ça va me faire mal de savoir que des centaines et des centaines personnes auront lu son opinion et l’admettront peut-être comme la vérité et que je ne pourrais rien faire contre ça. Et c’est pour cette raison que les critiques devraient faire attention à ce qu’ils écrivent

Auteur: Audrey
• Vendredi 03 octobre 2008

J’ai lu donc lu Le marché des amants de Christine Angot et la premier mot qui me vient à l’esprit quand je repense à ma lecture c’est indifférence. Ce livre m’a laissé complètement indifférente, l’histoire est banale et beaucoup trop longue. On tourne en rond sur trois cents pages.

Le roman raconte la rencontre et la vie de couple de Christine Angot elle-même et de Bruno alias Doc Gynéco, rappeur français qui a connu un gros succès dans les années 90. Deux êtres que tout oppose, l’âge, la couleur de la peau, le milieu, et qui s’aiment néanmoins. Malheureusement, Christine est aussi attirée par Marc, un homme en couple qui ne sait pas trop ce qu’il veut.

L’idée de départ était intéressante : l’amour peut-il se vivre malgré les différences ? Sauf que tout est dit en dix pages dans ce livre, il n’y a aucune intrigue, seulement deux personnages qui se regardent vivre. J’ai horreur des livres sans intrigue.

Le début est assez nébuleux. L’auteure parle de Marc puis de Bruno puis de Marc et enfin elle revient à Bruno avec qui nous restons pour les 200 prochaines pages. Les dialogues sont creux, et pas du tout crédibles ou alors si Doc Gynéco parle vraiment comme ça, il y a du souci à se faire. On aurait un enfant de 5 ans. Je ne sais pas combien de fois on a eu droit au dialogue “dis-moi que tu m’aimes, dis-moi que tu ne me quitteras jamais, non je sais que tu ne m’aimes pas, je sais que tu vas me quitter.” Une fois, ça aurait pu passer, mais 20 ? Non !

Et puis évidemment il y a des phrases crues, choquantes, en rapport avec l’inceste vécu avec son père qui ne sont pas là que pour choquer parce qu’elles n’apportent rien à l’histoire. Il y a aussi des scènes de sexe qui ressemblent plus à de l’exhibitionnisme qu’à autre chose. Dommage.

L’apothéose du livre arrive vers la fin, quand Christine va voir un voyant pour savoir si Marc et Bruno vont revenir (ils sont tous les deux distants et ne l’appellent plus. Pauvre elle !) Après une discussion avec son voyant sur une dizaine de pages, Christine finira par se consoler avec un des meilleurs amis de Bruno. Mouais.

Je ne pourrais pas dire que Christine Angot écrit mal, mais son style ne m’a pas emporté. Et puis elle écrit tout à l’imparfait, même les actions courtes qui ont lieu pendant un dialogue par exemple, alors que normalement, c’est le passé simple qui s’applique. L’imparfait implique l’habitude ou une action longue, or quand ils sont au resto et que Bruno boit une gorgée d’eau, l’action est courte et l’imparfait sonne mal.

Bref, je n’irais pas jusqu’à fustiger ce livre comme les journalistes Français savent si bien le faire mais je ne recommanderais pas la lecture de ce long roman qui n’a apporte rien à part savoir que Doc Gynéco aime la sodomie et que Christine Angot trouve que ça fait mal.

Auteur: Audrey
• Mercredi 24 septembre 2008

Pauvre Christine Angot, même au Québec, son marché des amants est méchamment critiqué par le Devoir (il faut être abonné pour lire.)

Je vous donne un aperçu du ton de l’article

Angot écrit mal, et ses «romans» n’ont jamais emporté mon adhésion.(…) Mais que retire-t-on de ces heures qu’il faut tout de même prendre pour lire les aventures nullissimes de ces personnages, qui se mettent en vedette? (…) Mais où est passé le rapport à l’autre, la découverte de l’autre, si essentiels au roman? Ce livre est banal, et Angot, pour le coup, se défend mal. Son désolant Marché des amants est un produit pour les grandes surfaces.(…) Qui verra une forme quelconque de poétisation dans ledit roman, fait d’autoréférences, de clichés et de sous-produits récupérés? Il faudrait l’inventer!

Voilà. En gros c’est ça. Je meurs si un jour j’ai une critique pareille. Sérieusement. Je me terre au fond d’une caverne jusqu’à ce que mort s’en suive. Bon quoi qu’il en soit, j’ai enfin obtenu son Marché des amants à la bibliothèque et je vais me plonger dedans dès ce matin en allant travailler. Il en sera de même après pour Le fait du prince d’Amélie Nothomb.

J’ai vraiment hâte de pouvoir me former ma propre opinion.

Tinkerbell Personal Checks |Garden Planters | Jewellery For Women | Best Dog Foods | Budget Wedding Gowns | Shop For Jewellery | Vintage Jewellery| Diamante Jewellery | Car Finance Credit | DoorStep Loans