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Ken Follett était à Tout le monde en parle ce soir pour la promotion de son dernier roman Un monde sans fin. Ce que je retiendrais de son entrevue, en plus du français quasiment impeccable de cet auteur :

Guy A. Lepage : Quel conseil donnez-vous aux écrivains en herbe qui vous contactent ?

Ken Follett : Je leur demande tout d’abord s’ils lisent. S’ils arrivent à l’âge de 20 ans en n’ayant lu que trois ou quatre livres, c’est fini, ils ne seront jamais écrivains.

Je suis tellement d’accord avec ça. Pour écrire il faut lire, ce n’est pas plus compliqué que ça. Euh, en fait si hein, lire est seulement la première étape qui conduit à l’écriture. Mais elle est incontournable.



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La salon du livre de Montréal a lieu en fin de semaine et je ne sais toujours pas si j’ai envie d’aller y faire un tour. Il y a bien quelques conférences qui m’intéressent samedi et dimanche mais elles ne m’excitent pas au point de vouloir faire plus de cinq cents kilomètres aller-retour en deux jours. J’irai bien faire un coucou à Caroline et à quelques auteurs que je connais virtuellement mais je ne sais pas, j’hésite.

J’ai été assez déçue de mon passage au salon du livre l’an passé. Il y a avait plein de monde, trop, et j’ai trouvé que cela ressemblait juste à une immense librairie avec des livres de cuisine à perte de vue.

À mon avis, ce sera pareil cette année.

J’aimerais tellement entendre des conférences sur l’écriture, sur le processus éditorial, sur les coulisses de l’édition, sur l’avenir du livre du Québec, l’avenir du livre francophone dans le monde, mais non. Rien que de ce genre, ou en tout cas, pas la fin de semaine. Je n’ai pas regardé la programmation des autres jours puisque de toute façon, je ne pourrais pas y aller.

Bref, je ne suis pas encore décidée !



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Il y a quelques mois, j’ai contacté Stéphane Bourguignon pour discuter un peu de la différence entre l’écriture de roman et de scénario. On a alors correspondu par courriel quelques temps et ses conseils m’ont été très précieux. Il y a deux ou trois semaines, je lui ai demandé s’il accepterait de répondre à mes questions sur l’écriture pour mon blogue et il a gentiment accepté en précisant que ce ne serait pas pour tout de suite.

J’ai reçu ses réponses ce matin que voici :

  • Depuis quand écrivez-vous ?

L’âge de 15 ans.

  • Pourquoi?

Pour beaucoup de raisons qui évoluent au fil des ans. Ou qui ne sont pas toujours les mêmes d’une journée à l’autre. Mais principalement parce que j’aime jouer avec les mots. J’aime les voir apparaître sur la page ou sur l’écran. J’y trouve un plaisir esthétique qui me vient probablement des visites à l’imprimerie de mon père quand j’étais petit. Ensuite, j’aime l’idée que la simple manière d’agencer ces mots peut créer de l’émotion chez un lecteur ou un auditeur. De la peur, du rire, de la mélancolie, de la tristesse, etc. J’aime les histoires aussi. Elles disent quelque chose sur notre condition d’être humain. C’est par le biais des histoires qu’on peut se découvrir et se comprendre. C’est une façon d’ouvrir les cœurs et de propager la compassion.

  • Comment écrivez-vous vos romans? Faites vous des plans, des fiches de personnages?

Je ne sais que quelques pages à l’avance ce que je vais écrire, tout en ayant une idée de certains des temps forts du livre. Pas de plans détaillés, pas de fiches de personnages non plus. Mes plans ne tiennent jamais la route bien longtemps, c’est dans le phrase à phrase que me viennent les idées les plus intéressantes. L’important c’est de baigner dans un univers riche et inspirant. Je note donc des mots clés (que j’affiche parfois sur mes murs), des idées, des musiques. Je découpe des articles de journaux qui touchent de près ou de loin mon sujet, je recherche des photos sur le net et m’en fais une banque. Tous les moyens sont bons.

  • Comment s’est passée votre première publication?

Magiquement bien. L’éditeur était très, très emballé par le livre. Hormis une bonne quantité de fautes d’orthographe, je n’ai pas eu à retravailler le manuscrit. Le roman est paru et tout de suite il a eu une attention particulière. Il a été traduit en anglais, publié en France où j’ai été invité à faire de la promotion et un producteur m’a même acheté les droits pour en faire un film (qui n’a jamais vu le jour, malheureusement).

  • Vous êtes également un scénariste à succès, quelles sont les différences entre l’écriture d’un roman et celle d’un scénario ?

Il y en a beaucoup. En scénarisation, il n’y a quasiment que du dialogue et en écriture romanesque c’est justement l’inverse. On attache assez peu d’importance au style dans un scénario. Ce qui est aussi l’inverse pour un roman. Les scénarios sont des objets hyper, hyper structurés tandis que dans un roman, on peut se permettre de flâner un peu (si vous me passez l’expression). On peut faire des parenthèses, des digressions, brefs c’est le lieu de toutes les libertés. Il faut être conscient de l’image, en scénarisation. Ce qui est vécu ou ressenti par les personnages doit être installé dans un lieu inspirant. Les déplacements, le mouvement, ont une importance capitale dans le dynamisme et la beauté de la chose. Le scénariste doit fabriquer des images. Évidemment, le roman n’est pas assujetti aux coûts de production d’une série ou d’un film. Nombre de personnages illimité, décors à volonté, cascades, etc.

  • Comment avez-vous vécu le succès de La vie La vie ?

Très bien, jusqu’à un certain moment. Vers la fin, alors que l’émission était au summum de sa popularité, mais que mon travail était terminé et que j’essayais de passer à autre chose, j’ai trouvé ça un peu pénible d’être continuellement ramené sur le sujet.

Il y avait quelque chose de très intime, aussi, dans cette série. Une part de moi très privé (pas vraiment dans l’événementiel, mais plus dans les préoccupations) et je crois que le fait de m’en faire parler par des étrangers me mettait un peu mal à l’aise.

  • Des conseils aux écrivains en herbe?

Écrire, écrire, écrire, lire, lire, lire… Et trouver le temps de vivre à travers tout ça, parce que c’est de la vie que se nourrit la fiction. Surtout, ne pas avoir peur de raturer, de jeter des pages complètes ou même des chapitres entiers.Un auteur trop attaché à chacune de ses phrases n’évolue pas.

  • En exclusivité pour mon blogue, que va-t-il se passer dans la prochaine saison de Tout sur moi ? Vous n’êtes pas obligé de répondre ;-)

Deux scoops : le premier épisode sera en mode comédie musicale et Valérie fera de la prison pour voies de fait.



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J’ai rencontré François Blais il y a presque un an maintenant, dans le but de faire une entrevue audio que j’aurais mis sur mon blogue. L’entrevue, je l’ai faite il y a plus de six mois, dans un lieu public, et la qualité de mon enregistrement est pitoyable. Du coup j’ai décidé de retranscrire quelques-unes de ses réponses (les plus intéressantes selon moi) par écrit.

François et moi sommes restés en contact après ça, je lui ai fait lire mon roman et peu avant Noel, il m’envoyait ses commentaires par courriel. Ce fut mon plus beau cadeau. Au mois de mars ou avril, il m’a envoyé le manuscrit de son roman, celui qui sort lundi (le 8 septembre) :

Le Vengeur masqué contre les hommes-perchaudes de la Lune, aux éditions Hurtubise HMH.

En fait ce roman est son premier, celui qu’il a écrit avant “Iphigénie en haute ville” et “Nous autres ça compte pas”. Je l’ai lu, je l’ai commenté et je ferais une bonne éditrice puisque mes commentaires ont rejoint ceux de son éditeur ! Je vous parlerai plus en détails de ce roman (dont j’ai eu droit à un exemplaire gratuit!) bientôt. Pour l’instant, place à l’entrevue.

Quand as-tu commencé à écrire ?

Depuis toujours à peu près mais à partir du secondaire, j’ai commencé à écrire régulièrement. J’ai toujours aimé lire et mon envie d’écrire est partie de là. Au cegep, j’ai pris un cours de création littéraire. On m’a complimenté et encouragé à continuer. Quand j’ai eu 30 ans, ça a comme été le déclic : j’ai voulu voir si je pouvais jouer dans la ligue majeure (de hockey, pour les non-québécois) et j’ai commencé à démarcher les éditeurs.

Comment s’est passé ton parcours pour te faire éditer ?

Mon premier roman (celui qui sort en septembre), je l’ai envoyé à 5 éditeurs. 4 m’ont dit non, L’Effet-Pourpre m’a dit oui puis a fait faillite*.  Entre-temps j’avais commencé Iphigénie et j’ai rangé mon premier roman dans mon tiroir. J’ai envoyé Iphéginie à l’Instant-Même, Trypique, Alto, Marchand de feuilles et XYZ. Cette fois, 4 éditeurs m’ont dit oui, seul Alto a refusé. Je voulais privilégier une maison de Québec alors j’ai signé chez l’Instant Même.

As-tu essayé d’envoyer ton manuscrit à des maisons d’éditions en France ?

Non, il aurait fallu retirer trop de tabanarks, osties et shake-ça pour le vieux-continent !

Comment écris-tu ? Fais-tu des fiches de personnages par exemple ?

Non, pas de fiches de personnages. J’ai seulement deux personnages principaux dans mes précédents romans alors ce n’est pas trop compliqué à gérer. Je ne fais pas de plans non plus. J’écris un premier jet puis je le laisse dormir 4 à 5 mois. Ensuite je le retravaille. Je mets à peu près peu un an pour terminer un roman en comptant la période de dormance.

Quels sont les écrivains qui t’inspirent ?

J’aime beaucoup Dickens, George Eliot, Jane Austen, Proust, Flaubert aussi. J’ai une préférence pour les auteurs non-contemporains mais je suis assez hétéroclite, en ce moment je suis en train de lire Les Bienveillantes.

Un conseil aux jeunes auteurs ?

Écrire, lire la correspondance de Flaubert (les leçons de littérature surtout) et persévérer.

*L’histoire voudra que l’éditeur qui avait dit oui à François il y a plusieurs années, devenu directeur de Hurtubise, le recontacte au début de cette année pour publier son premier roman.



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Ah que des fois je déteste les Français et leurs côtés je suis le maitre du monde, prosternez vous devant moi. Ok des fois je me rends compte que je suis comme ça aussi mais je me soigne !
Je vous explique, depuis quelques temps, j’essaie d’entrer en contact avec des auteurs et éditeurs français pour qu’ils me racontent leur expérience, grâce à facebook j’y arrive assez bien. La majorité ne me répond même pas quand l’autre partie me répond en trois lignes quelque chose de méchamment banal genre envoyer votre manuscrit par la poste, ou encore pour être éditeur, faites des études en métier des livres. Euh merci je suis pas stupide, moi ce que je voulais c’était que vous me racontiez votre expérience ! Je comprends qu’ils n’aient pas que ça à faire répondre à une inconnue mais me semble que répondre à ses lecteurs c’est un minimum, surtout que j’ai pas écrit à des auteurs de best-sellers qui courent les plateaux télé.
Un peu déçue, je me dis que je vais essayer de contacter certains écrivains québécois que j’aime beaucoup. Aussitôt dit aussitôt, je pars à la recherche du courriel de Stéphane Bourguignon, le trouve (merci google!) enfin trouve un moyen de le contacter par l’intermédiaire de Québec-Amérique, écris et envoie un mail. Et hier soir, après Sex and the city the movie, j’allume mon ordinateur et que vois-je ? Une réponse de Stéphane Bourguignon qui me raconte son parcours, répond à mes questions, et me donne des conseils pour mon projet de scénario. Je suis encore bouche-bée. Et maintenant j’ai son courriel perso !
La première fois que je suis venue au Québec (4 ans hier !) je me souviens avoir été charmée par la gentillesse des Québécois et 4 ans après j’en ai encore la preuve. Beaucoup de Français devraient en prendre de la graine.


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