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Auteur: Audrey
• Dimanche 08 novembre 2009

Les 20 000 mots sont atteints !!! Youhouh!!!

J’ai juste envie de danser et d’écouter la chanson “We are the Champions” de Queen en boucle. No time for loosers cause we are the champions…of the world !

Mon Dieu, qu’est-ce que ça va être le jour où je franchirai les 50 000 mots ?! Car oui, même si je ne suis pas encore à la moitié (mais presque !), je sais que je vais arriver jusqu’au bout. Sauf cas de force majeure (grippe A, fracture des poignets, des doigts, cécité momentanée, mort subite (oui, je sais, je prévois des cas extrêmes)), je sais que je vais franchir la ligne d’arrivée. La question est : quand ?

Théoriquement, vu que mon nombre moyen de mots quotidiens atteint les 2500, ça devrait me prendre encore dix jours pour atteindre les 50 000 mots. Le hic, c’est que les théories et moi, nous ne sommes pas très amies alors je préfère ne pas faire de pronostic.

La seule chose que je vais faire, c’est continuer à écrire. Objectif  ? 25 000 mots pour mardi soir !

Je suis en feu et super fière de moi !

Demain, je vous parle de ma façon de je vois le Nano et l’après-Nano.

Auteur: Audrey
• Vendredi 06 novembre 2009

Le salon du livre de Montréal approche à grands pas. En tant qu’auteure, j’y serai le samedi et dimanche (voir mes horaires). En tant que lectrice, j’y serai certainement le jeudi et vendredi pour assister à certaines conférences. Les salons sont toujours propices aux belles rencontres. J’aurais l’occasion de revoir l’équipe de De Mortagne bien sûr mais aussi certains auteurs que j’ai connus au salon du livre de Québec.

Je sais aussi que plusieurs blogueurs et auteurs blogueurs se rendent au salon du livre de Montréal et j’espère en rencontrer le plus grand nombre. C’est un peu bizarre de passer du virtuel au réel, mais en général, c’est toujours plaisant. Ce qui l’est aussi, c’est de parler d’écriture avec des gens qui savent ce qu’on vit, qui comprenne ce que c’est qu’écrire. Nos proches ont beau être attentifs, ils ne peuvent pas comprendre ce que c’est d’avoir des personnages qui nous racontent leur histoire.

Enfin, bref, si jamais échanger autour d’un verre voire d’un bon repas vous tente, je suis ouverte à toutes propositions ! Sinon, eh bien, ne vous gênez pas et venez me voir à ma petite table d’auteure ! À bientôt !

Auteur: Audrey
• Dimanche 27 septembre 2009

ecrivainEh bien, je ne pensais pas qu’écrire un article sur Nelly Arcan ferait passer mon audience quotidienne de 3 à 4 chiffres pendant deux jours ! Le calme retombe tranquillement et je me sens un peu moins étouffée par la présence de toutes ces adresses IP ici. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’écriture. Oui, je sais, pour changer.

En fait, j’ai envie de réagir à un article paru dans le Figaro cette semaine expliquant qu’un Français sur trois rêve d’écrire un roman. Un Français sur trois, ça fait plus de 21 millions ! Un peu beaucoup, quand même. Bien sûr, il faut faire une différence entre avoir envie d’écrire et arriver effectivement à écrire. C’est ça qui m’interpelle.

Les Français et les occidentaux en général sont de plus en plus éduqués. Ils connaissent leur grammaire et leur orthographe (pour la plupart ! Mais ça, c’est un autre débat), savent écrire quelques pages sans trop de problèmes et ont tous connu l’enfer ou le bonheur des rédactions à l’école voire des mémoires de fin d’études. Conséquence : beaucoup se disent : ça ne doit pas être si dur d’écrire un roman finalement. Grossière erreur.

Ce n’est pas parce qu’on sait écrire correctement en français qu’on sait automatiquement écrire un roman. J’en ai des romans inachevés dans mes tiroirs, j’en ai des romans achevés mais complètement nuls dans mes tiroirs aussi. On ne s’improvise pas écrivain. Même maintenant, je ne me considère pas vraiment comme un écrivain. Tant que je n’aurais pas écrit et publié plusieurs romans avec des personnages différents, des intrigues différents voire même avec des styles différents, je ne me considérerai pas comme un écrivain. C’est ma propre définition de l’écrivain, bonne ou mauvaise.

Des 21 millions de Français rêvant d’écriture, 1,4 possèdent un manuscrit. Encore énorme comme chiffre parce que si entre rêver d’écrire et terminer un roman, il y a une marge, il y en a encore une autre entre terminer un roman et terminer un roman publiable.  Il ne m’appartient pas de juger de la qualité de ces manuscrits, je n’en ai lu aucun après tout, ce que je vais me permettre de juger ce sont les 34 % de Français (la majorité donc) qui lisent entre 1 et 5 livres par an (bd, mangas, et livres de recettes inclus !).

On ne le répètera jamais assez : pour écrire, il faut lire. On apprend tellement en lisant que je ne pourrais pas me passer de lecture. Bien sûr, mon rythme n’est pas le même toute l’année. Je n’ai lu que 4 livres cet été contre 6 ou 7 en janvier, mais je veille toujours à être courant de ce qui se publie, en France comme ailleurs. Je veille toujours à lire et à diversifier mes lectures. D’ailleurs, après le Voyage d’hiver de Nothomb (eh oui, j’ai succombé et j’apprécie beaucoup ma lecture), je vais me plonger dans du fantastique pour la première fois avec Rêve Marie de Francine Gauthier, auteure publiée chez De Mortagne et dont j’ai acheté le livre lors du salon du livre de Québec en avril.

Bref, tout ça pour dire que les Français rêvent d’écrire mais qu’ils lisent peu. Si on devait publier ces 21 millions qui aimeraient tenter l’aventure de l’écriture, qui lirait leurs œuvres ? Étrange paradoxe que le lecteur soit une espèce en voie de disparition tandis que l’écrivain ou l’aspirant-écrivain, lui, se multiplie.

Auteur: Audrey
• Vendredi 18 septembre 2009

salon-du-livre-montrealÇa m’énerve. Oui, vraiment, ça m’énerve que les livres québécois soient introuvables en France alors qu’au Québec, on est envahi de livres français. Et je ne dis pas ça parce que mon roman est introuvable chez moi, je le dis parce que je trouve ça injuste pour la littérature québécoise que je n’aurais jamais découverte si je n’étais pas partie au Québec.

On pourra m’objecter que certains livres québécois écrits en joual pourraient poser des problèmes de compréhension pour les Français. D’accord, mais d’une tous les livres québécois ne sont pas écrits exclusivement en joual et de deux, si les Québécois comprennent très bien nos particularités de langage pourquoi l’inverse ne serait-il pas vrai ? Évidemment, ce n’est pas en doublant Minuit le soir ou la Galère avec un accent français (horrible à écouter !), ou en faisant un remake made in France des Invicibles que les Français vont pouvoir s’ouvrir au monde.

Pourquoi les écrivains québécois doivent-ils se trouver un éditeur en France s’ils veulent se retrouver sur les tablettes des libraires dans l’Hexagone ? Si les caisses de romans français peuvent prendre le chemin du Québec sans intermédiaire, pourquoi les caisses de romans québécois ne pourraient-ils pas prendre le même chemin ? Ce sens unique m’énerve. Il faudrait que la France et Paris comprennent qu’ils n’ont plus le monopole de la culture francophone et qu’il se produit des choses de qualité ailleurs.

Le monde littéraire français est très protectionniste, il refuse que leurs romans soient trop concurrencés. Très bien mais que le monde littéraire québécois fasse la même chose alors ! Plus de Christine Angot, de Frédéric Beigbeder ou d’Amélie Nothomb au Québec pour que ce pays puisse promouvoir davantage sa littérature ! C’est ridicule comme réaction, je le sais très bien. À l’heure où on peut avoir accès à la littérature du monde entier, il ne faut pas se replier sur soi-même, au contraire.

Ce serait donc bien que les éditeurs et les libraires français le comprennent. Ce serait bien qu’on puisse trouver en France les étoiles montantes de la littérature québécoise comme on trouve celles de la littérature française au Québec. En espérant un jour, que les choses changent donc…

Auteur: Audrey
• Mardi 11 août 2009

manuscrit-corrigePlus j’avance dans ma correction/réécriture de Merveilleusement givrée et plus je me rends compte des défauts que je n’avais pas vus mais que ma directrice littéraire, elle, a soulignés. Évidemment, ce n’est jamais facile de voir son manuscrit barré, raturé, (en rouge en plus, comme à l’école) mais je suis contente d’avoir assez de recul et je dirais même d’humilité pour admettre que mes romans ont besoin d’être retravaillés avant d’être mis sous presse et envoyés aux libraires.

J’espère d’ailleurs ne jamais arriver à un stade où j’interdirai à quiconque de toucher à ne serait-ce qu’une virgule de mon roman. J’en connais des auteurs de ce genre, pas réellement, on s’entend, des auteurs plutôt connus et d’une susceptibilité à faire peur. Mais même quand on a connu le succès, on devrait toujours garder au fond de soi une petite dose d’humilité et admettre qu’il y a toujours matière à amélioration ne serait-ce que légèrement.

Bien sûr, j’ose espérer qu’avec le temps, les manuscrits que j’enverrai à mon éditrice gagneront en qualité et que ma directrice littéraire aura de moins en moins de commentaires à faire. En attendant, je continue de corriger mon tome 2 et je m’habitue aux grands coups de crayon rouge sur ma copie !

Quand je corrigeais Passionnément givrée, je me rappelle avoir trouvé plusieurs pages entières rayées d’un coup de crayon. Gloups. Dur à avaler de sélectionner toute une page  et d’appuyer sur Delete. Mais je l’ai fait et le rythme de l’histoire s’est resserrée et tant pis pour ma si jolie prose que le monde ne lira jamais ! ;-)

Je n’ai pas encore trouvé de page entière barrée dans Merveilleusement givrée (je croise les doigts) mais je sais que si j’en trouvais, ça serait moins dur de les supprimer maintenant !

Bon, j’espère pouvoir achever la correction de mon tome 2 dans un mois, ensuite, je replonge dans mon roman pour ados et j’attends en mon rongeant les ongles la seconde lecture de ma directrice littéraire (car il y en a toujours deux) pour savoir s’il reste encore des petits défauts et si je dois revoir une dernière fois ma copie ! Enfin, pas vraiment dernière puisqu’après il y a le passage du correcteur. Long, long, long est le processus éditorial.

Vous comprenez maintenant comment un auteur arrive à avoir la nausée à la vue de son roman ? À force de le relire !

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