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Rituels d’écriture

main écritureJe n’ai pas de rituels d’écriture, pas d’endroits préférés ou de chansons favorites pour écrire, pas de moments particuliers pour écrire. J’écris et c’est tout. Par contre, il y a une chose que je fais toujours deux fois : j’imprime le premier jet de mon roman sur papier pour me relire et je le réimprime à nouveau avant de l’envoyer à ma directrice littéraire après la réécriture pour approbation finale.

Je ne sais pas pourquoi mais je trouve que la lecture n’est pas la même sur papier que sur l’écran d’un ordinateur. On voit des choses qu’on ne voit pas avant. Je trouve que je corrige toujours plus facilement mon style sur papier. J’apprécie le rythme de mes phrases, le choix de mes mots, je vois ce qui ne fonctionne pas dans le texte. C’est après avoir fait cette lecture que je peux envoyer mon roman à ma maison d’édition.

Je suis rendue à cette étape pour le tome I dans ma série pour ados. Je suis vraiment dans le détail, je change un mot pour un autre, raccourci les trop longues phrases, traque les répétitions et… commence à poser des questions sur sa publication. Je ne sais pas du tout quand ce roman verra le jour, quelque part en 2011 j’imagine. Comment sera-t-il reçu ? On a toujours des attentes quand on publie. Pour ma trilogie, je sais ce que je peux espérer comme chiffre de ventes pour le tome 2 et 3 étant donné les ventes du tome 1 mais pour ce roman, c’est le brouillard. Je ne sais même pas quelles sont les ventes moyennes d’un roman jeunesse.

En tout cas, je sais que j’ai donné le meilleur de moi-même et la suite ne m’appartient plus vraiment. J’ai maintenant hâte d’attaquer la partie illustrations, mais ce ne sera pas avant cet automne / hiver !

Sous d’autres cieux

escalierJe n’ai pas beaucoup avancé dans mes corrections ces dernières semaines, la vie nous appelle parfois sous d’autres cieux que ceux de l’écriture. C’est comme ça, il faut apprendre à le gérer. Et puis, il faut vivre pour écrire non ?

Je n’ai toujours pas de titre en vue pour ma série pour ados mais il faut dire que je n’ai pas du tout eu le temps d’y penser. Vos idées en tout cas m’ont grandement aidée ! Je vais analyser tout ça à tête reposée et je pourrai désigner le gagnant de mon petit concours. N’hésitez pas à continuer de participer si vous avez d’autres idées.

En attendant, je vous souhaite un beau début d’été sous le soleil, avec ou sans l’écriture et je vous redonne des nouvelles bientôt !

Le début de la fin

champagneCette belle fin de semaine de trois jours m’a permis de mettre un point final au premier jet d‘Éternellement givrée hier. J’ai vraiment eu du mal à conclure, ça faisait deux jours que j’étais sur l’épilogue et je suis restée à peu près trois heures à hésiter sur la dernière scène et encore un autre trois heures sur la dernière phrase. Oui, oui, trois heures pour une phrase ! Mais je sais que c’est avec celle-là que je voulais pour conclure ma trilogie.

Il y a trois ans (j’aime le chiffre trois on dirait !), je commençais un roman sans savoir où tout ça allait mener. J’avais déjà commencé des dizaines de romans mais cette fois-là, j’avais la conviction que j’arriverais au bout. Je ne sais pas pourquoi, je le sentais au fond de moi.

Ceci dit, je ne me doutais pas que ce roman serait le premier tome d’une trilogie, je ne me doutais pas non plus des émotions qui peuvent entourer la publication. Vendredi, j’ai reçu le courriel d’une lectrice qui après a parcouru plus de 50 kilomètres aller-retour pour acheter Passionnément givrée dans une librairie qui l’avait en stock. Elle avait acheté Merveilleusement givrée sans savoir que c’était le tome II d’une trilogie et voulait absolument lire le tome I. Je trouve ça tellement géniale de pouvoir dialoguer avec mes lectrices.

Les aventures d’Isa viennent donc de prendre fin sous ma plume. Je suis heureuse, fière, et triste aussi de savoir qu’il n’y aura pas de suite. Je pourrais en faire une, mais pour l’instant, je préfère me concentrer sur ma série pour ados.

Au programme des prochaines semaines : relecture et correction seule de mon premier jet, envoi à ma directrice littéraire début juin, attente de ses commentaires en me rongeant les ongles tout en travaillant sur le tome I de ma série pour ados, longue discussion sur les points à améliorer/développer d’Éternellement givrée, corrections pendant l’été.

Avant de commencer mon tome III, Carolyn et moi nous étions entendues sur un plan chapitre par chapitre. Bon, évidemment, j’ai dévié de ma route, ajouter des éléments non prévus, dont deux assez importants,  mais j’ai quand même suivi ma ligne directrice. J’ai donc bon espoir de ne pas devoir changer trop de choses lors des corrections.

Si tout se passe bien, je pourrais me concentrer à partir de septembre sur ma série d’ados. D’ailleurs, j’aimerais bien pouvoir écrire le tome II pendant le Nanowrimo 2010. Eh oui, j’ai pris goût à ce défi ! Mais bon, j’essaie de ne pas voir trop loin, une chose à la fois comme on dit. Et puis, je trouve important d’apprécier l’instant car il y a des moments qui ne reviennent jamais.

On ne finit jamais deux fois son premier roman, tout on ne finit jamais deux fois sa première trilogie.

Gommer ses faiblesses

gommerMon blogue fait peau neuve pour revêtir son habit d’été. J’adore la douceur du bleu, ça me donne envie de passer mes journées assises au soleil, le regard vers le ciel. C’est ce qui est prévu d’ailleurs, après la fin du premier jet d’Éternellement givrée. L’épilogue n’est plus très loin. Quelques pages à peine. J’ai hâte de finir. J’imagine que c’est un peu comme la grossesse, à la fin, on a hâte d’accoucher. J’ai donc hâte d’accoucher du dernier épisode de ma trilogie, même si quelque chose me tracasse : mes descriptions !

Je suis tellement nulle quand il s’agit de décrire des lieux, des personnes, des objets et je suis tellement jalouse quand je lis des descriptions sublimes. La seule chose que j’arrive à peu près à faire, c’est décrire des sentiments, le reste est une catastrophe ! Je pensais m’améliorer avec le temps, j’ai lu des livres de création littéraire donnant des conseils. J’ai d’ailleurs bien aimé l’idée de faire intervenir les 5 sens  dans une description, au lieu de toujours focaliser sur la vue. J’aime particulièrement faire ressentir l’odorat et le toucher, quand j’y arrive. Parce que souvent, je me limite à : elle était grande, blonde avec un regard azur (oui, je sais, c’est tellement cliché !)

Bref, tout ça pour dire que les descriptions et moi, nous ne sommes pas les meilleures amies du monde et que j’aimerais bien m’améliorer ! J’aimerais essayer d’intégrer des descriptions qui tiennent la route pendant mes corrections.  J’ai laissé tomber l’idée d’écrire une scène érotique qui ne soit ni trop Harlequin, ni trop porno, j’en suis incapable pour l’instant. Je mets donc cette idée dans un coin pour un prochain roman pour me concentrer sur les descriptions plus “classiques”.

Alors des idées, suggestions, conseils ? Comment faites-vous pour essayer de gommer vos faiblesses d’écriture, peu importe le genre ?

Corrections, corrections, corrections

photo_correctionsAlors que la ville de Québec reçoit ses premiers centimètres de neige (me semble que c’est tôt, cette année, non ?) et que la moitié des blogues que je suis en parlent, moi, je suis plongée dans Merveilleusement givrée depuis le début de la semaine avec l’objectif de rendre un manuscrit final lundi ou mardi prochain.

Je passe en revue les commentaires de Carolyn, je découvre que j’ai utilisé 17 fois les mots tout, tous, toute et toutes en 2 pages (vive l’œil de lynx de ma directrice littéraire !) et surtout je me rends compte à quel point je suis chanceuse de pouvoir travailler avec une personne qui a saisi aussi justement l’essence de mes personnages, l’essence de mon histoire. Les suggestions de Carolyn sont toujours tellement sensées.

Là, nous ne sommes plus à corriger la trame de l’intrigue, nous en sommes à la finition. Je corrige quelques tournures de style, le développement de certains côtés drôles ou dramatiques par l’ajout d’une phrase ou deux, ou encore les incohérences. Comment Isa peut-elle utiliser son cellulaire alors qu’au début de chapitre, sa batterie était à plat ? m’écrit ma directrice littéraire sur mon manuscrit assorti d’un clin d’oeil. Oups. Voilà le genre de détails qu’un lecteur ne manquerait pas de remarquer mais que l’auteure ne voit plus. Ou difficilement.

C’est très ennuyeux d’ailleurs, ce phénomène. Notre cerveau lit ce qu’on pense avoir écrit et non ce qu’il y a écrit. On ne voit donc pas qu’il manque un mot ou qu’on a écrit il pleure, ou lieu de il pleut. Voilà pourquoi je me sens privilégiée de pouvoir travailler avec une maison d’édition qui attache autant d’importance à la relecture et à la correction de manuscrits. Je sais que toutes les maisons d’édition emploient des réviseurs linguistiques mais leur boulot, c’est de corriger la langue, pas de réviser un texte sur le fond. Pourtant, je suis convaincue que tout manuscrit, même celui de grands auteurs, peut être améliorer.

Je suis fière de mon tome II. Je pense qu’il est bien meilleur que mon tome I. Reste à voir ce qu’en penseront mes lectrices. Sortie au printemps 2010 !