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Auteur: Audrey
• Mercredi 25 mai 2011

Porte_OuverteBon, on rallume la lumière, on essuie la poussière et on reprend possession des lieux. Je ne me souvenais même plus de mon mot de passe pour accéder à la partie administration de mon blogue ! Presque un mois sans le mettre à jour. J’ai été et je suis encore bien occupée. D’ailleurs j’ai à peu près 700 articles de blogue à lire dans mon Google Reader !!! Et je ne parle même pas de Facebook ! Mais quand arrivent les beaux jours, je suis toujours moins présente sur Internet. J’ai besoin de passer mes fins de semaine à l’extérieur.

Ceux qui me suivent sur Facebook savent que j’ai fini Ados-2 la semaine dernière ! J’en ai pratiquement pleuré, parce que ça finit un peu tristement, parce que j’étais contente, parce que je suis déjà impatiente de retrouver mes personnages dans Ados-3, parce que c’est quelque chose de finir un roman. Les émotions restent les mêmes, année après année.

Je suis donc en période de corrections. Globalement, je suis assez satisfaite de moi. Il faut dire que ce n’est pas la première relecture que je fais, mais j’ai vraiment l’impression de m’améliorer et ça fait plaisir. Je me suis entendue avec Chloé pour lui envoyer Ados-2 début juin, un peu avant qu’elle ne me renvoie ses corrections sur Ados-1. Elle travaillera sur Ados-2 tout de suite après ce qui veut dire je vais avoir du travail cet été moi ! Mais j’aime ça et j’aime aussi l’idée de pouvoir travailler Ados-1 et Ados-2 à la suite, en sachant que Ados-1 n’est pas encore publié.

J’ai reçu la couverture de Ados-2 ce matin. Elle est encore plus belle que Ados-1 et je ne pensais pas ça possible vu comment j’adore la couverture de Ados-1. J’avoue que j’ai un parti pris : la couleur principale est le mauve et c’est ma couleur préférée, donc forcément je capote ! J’ai tellement hâte de pouvoir vous les montrer ! J’apprécie vraiment de travailler avec une illustratrice, elle a donné vie à mes personnages, un visage, une attitude, un style, c’est quelque chose quand même.

Bon ben, les tomes 1 et 2 sont écrits, les couvertures sont faites, il ne reste plus qu’à trouver un ?%$&! de titre !!! Quelqu’un voudrait bien allumer un cierge pour moi ???

Auteur: Audrey
• Mercredi 13 avril 2011

Correction_TapeJe ne sais pas vous, mais moi, mon cerveau a deux modes : mode écriture et mode correction. Et si passer de l’écriture aux corrections se fait sans problème, l’inverse est beaucoup plus laborieux !

Je sais que je fais partie de la minorité mais j’adore les corrections, au moins autant que l’écriture du premier jet. Je compare ça à la construction d’une maison. Faire les plans, bâtir la maison, c’est génial, mais choisir la couleur des murs, l’agencement des meubles, la déco, c’est tout aussi tripant pour moi.

J’ai corrigé les 168 premières pages d’Ados-2 de janvier à dimanche dernier et j’ai résolu plusieurs casse-têtes. Problèmes d’intrigues, d’alternances de points de vue (je sens que ce point va me causer des migraines jusqu’à la fin de la série mais je ne veux pas l’écrire autrement), de personnages à un peu trop insipides, de style aussi (j’ai corrigé des fautes d’orthographes horribles. On va dire que c’est parce que j’étais prise par l’inspiration que je les ai faites et en plus c’était le Nanowrimo !). Donc, je suis contente.

Sauf que là, faut que j’écrive la fin, donc que je repasse en mode écriture. Et depuis lundi, je regarde mon curseur clignoter après chapitre vingt-trois et je ressens comme un grand vide. Comment on fait pour écrire déjà ??? OK, j’exagère mais sérieusement, je n’arrête pas d’écrire le début du chapitre et de l’effacer en grimaçant. Faut que je reprenne l’habitude de raconter l’histoire, d’écrire les dialogues, d’amener mes personnages là où je veux qu’ils aillent. Faut que je me décide sur la fin aussi et que j’en écrive une digne de ce nom pour ne pas faire faire de crise cardiaque à Chloé comme pour Ados-1.

Mine de rien, en relisant mon plan, je me suis rendu compte que je n’avais pas tant dévié que ça. Soit je me discipline beaucoup plus qu’avant (ouais, ouais, on y croit), soit, j’ai une connaissance suffisamment étendue de mes personnages et des intrigues de toute la série pour pouvoir bâtir des plans précis de chaque tome.

J’aime cette idée, j’aime savoir où je m’en vais. Me reste plus qu’à retrouver la capacité d’écrire pour pouvoir effectivement aller là où je veux aller pour les 50 dernières pages d’Ados-2 !

Sur ce, le salon du livre de Québec commence ce soir pour moi alors rdv en chair et en os !

Auteur: Audrey
• Jeudi 07 avril 2011

Bons_pointsOK, après avoir parlé de mes faiblesses, je pense que ça va me faire du bien de m’attarder sur mes forces maintenant.

Ce qui me fait penser que j’ai oublié de mentionner une des mes faiblesses assez majeures quand même : je ne sais pas résumer oralement mes romans. Ce qui est extrêmement bizarre vu que je suis très douée pour écrire les 4e de couverture. Je suis capable de faire ressortir le ton général du roman, de semer quelques détails importants, d’intégrer le suspens, mais ne me demandez pas de vous résumer mon roman parce que là, je me mets à bafouiller.

Ça donne des moments assez comiques dans les salons du livre d’ailleurs ou pire quand une collègue décide de dire à toutes les personnes autour de la table sur l’heure du dîner que j’écris et que 10 paires d’yeux se tournent vers moi en voulant savoir de quoi parlent mes livres. Euh, lisez les 4e de couverture ?

Bref, je devais parler de mes forces et me revoilà encore à parler de mes faiblesses ! Mais bon, retenons que numéro 1 : je sais écrire des 4e de couverture intéressantes.

Numéro 2: Ma force principale selon moi, c’est ma capacité à créer des personnages attachants qui prennent vie dans l’imagination de mes lecteurs. Je crois que c’est ce qui ressort le plus des courriels que je reçois ou des discussions que j’ai avec mes lectrices dans les salons : on a envie de suivre mes personnages partout où ils vont, même s’ils prennent de mauvaises décisions, même s’ils tapent sur les nerfs. On les aime ou on les déteste parfois, mais ils ne laissent pas indifférents. Je suis littéralement en amour avec tous mes personnages, ils ne me quittent jamais, même quand je n’écris pas et je crois que c’est ça qui me permet de leur donner vraiment vie sur le papier.

Numéro 3 : provoquer l’émotion. Autant Sylvie hier nous disait qu’elle culpabilisait quand elle a su qu’elle a fait pleurer une de ses lectrices avec son roman, autant moi j’adore quand on me dit ça. “J’ai pleuré, j’ai ri, je me suis énervée, j’ai stressé” peu importe. Quand mes lectrices sont passées par toute une gamme d’émotions, je sais que j’ai atteint mon but. Ce n’est pas rien de provoquer l’émotion juste avec des mots, pas de sons, pas d’images. Juste des mots.

Numéro 4 : j’en ai fini avec la longueur ! Dans mon billet de mardi, j’avais initialement intégré les longueurs à mes faiblesses pour ensuite me rendre que je n’en fais plus, ou presque plus. Peut-être que j’ai été traumatisée par les pages entières de mon manuscrit barrées en rouge par Carolyn ou Chloé,  peut-être que leur fameux commentaire : est-ce vraiment nécessaire ? sur des paragraphes tout au long de l’histoire m’ont amenée à me poser cette question moi-même : est-ce utile à l’histoire ce que j’écris là ? Non, ok, on supprime. Et oui, c’est rageant, et oui, ça fait mal (moins, maintenant quand même, je suis habituée !). Il y a des passages supprimés de ma trilogie que j’adore mais que personne ne lira jamais parce qu’ils alourdissaient le rythme. C’est comme ça : l’important, c’est le résultat final.

Numéro 5 : faire preuve d’humilité. Je reconnais sans aucune problème que mes romans ont besoin d’être retravaillés, que même si de mon côté, je les lis et les relis encore, il restera toujours des points à améliorer que je ne verrai pas. La direction littéraire, ça sert justement à ça : à lever le voile sur des faiblesses plus discrètes peut-être, mais bien réelles. Et comme j’ai totalement confiance dans le jugement dans ma directrice littéraire, ça donne des périodes de réécriture très stimulantes. Ça ne veut pas dire que j’accepte tous ses commentaires, je tiens mon bout pour des choses sur lesquelles je ne suis pas d’accord, je justifie, j’argumente mais je sais et je le saurai toujours, peu importe mes chiffres de ventes actuels et futurs, que la direction littéraire, c’est essentiel.

Numéro 6 : je travaille bien sous pression. Mon deadline est dans deux semaines ? Il me manque encore 50 pages à écrire et corriger ? Pas de problème, je gère ! Et je dirais même que j’aime ça. Je dois recevoir des doses d’adrénaline aux 15 minutes parce que ça me stimule de travailler sous pression. Ce n’est pas pour rien si j’écris plus depuis quelques jours, mon deadline est à la fin du mois !

Auteur: Audrey
• Mardi 05 avril 2011

correctionsPat ayant proposé que cette semaine soit consacrée à cerner nos faiblesses, Gen ayant suivi la ronde, je me lance à mon tour. Ça fait toujours du bien de s’arrêter et d’identifier les points sur lesquels on doit travailler quand on écrit. Évidemment, on n’est pas les plus objectifs face à nos romans mais j’ai la chance de collaborer depuis trois ans avec deux directrices littéraires à l’œil de lynx alors je commence à savoir où sont mes faiblesses.

Numéro 1 : les descriptions. Je déteste les descriptions. J’ai lu des livres de création littéraire sur l’art et la manière d’écrire des descriptions parfaites, j’ai intégré la théorie, mais la pratique, elle, est assez laborieuse. Pourtant, je suis assez observatrice et j’ai une mémoire visuelle. Je n’ai qu’à fermer les yeux pour revoir un lieu ou une personne. Sauf que je suis incapable de retranscrire ce que je vois, ce que je perçois dans des mots qui coulent tout seuls. J’ai essayé d’écrire des descriptions de personnages et de lieux qui ont de l’allure dans Ados-1 et 2. J’attends le verdict de Chloé. (J’ai peur !)

Numéro 2 : les scènes érotiques. J’en avais déjà parlé en septembre 2009. Je ne sais pas écrire des scènes de sexe. Bon. Je me suis fait une raison. N’empêche que j’admire les auteurs capables d’écrire des scènes de ce genre. Moi, quand je m’essaie, ça donne quelque chose comme : elle le chevaucha fougueusement et… Nan, je blague. Je n’ai jamais osé écrire ça. Mais mettons que j’ai du chemin à faire avant de pouvoir écrire une scène de sexe digne de ce nom. Mes ados feront ce qu’ils ont à faire sans que ce soit écrit explicitement et je laisserai mes lecteurs imaginer le reste.

Mais un jour, peut-être, j’essaierai de développer ce talent.

Numéro 3 : trouver des ?%$*& de titres à mes romans ! Vous êtes bien placés pour le savoir, vous avez participé à mon petit concours de l’an passé pour m’aider à trouver le titre de ma série pour ados et, pourtant, un an plus tard, je suis toujours en train d’appeler cette série Ados-1,2,3,4,5. Ça fait 2 ans que je cherche. Non mais 2 ans ! J’ai le droit d’être découragée ?

Résultat, je me suis plainte à un de mes collègues qui m’a demandé comment se passait l’écriture (”Bouh, la vie est trop injuste, je ne trouve pas de titre à ma série pour ados !” Bon, j’ai fait ça avec plus de dignité). Deux heures plus tard, il avait réquisitionné tout son entourage féminin âgé de 12 ans et + pour m’aider à trouver un titre. Quoi de mieux que des ados pour dénicher le titre parfait de ma série ? Donc là, je croise les doigts en attendant de recevoir leurs propositions. J’ai bien hâte !

Numéro 4 : j’ai une fâcheuse tendance à tomber dans le ” Ça ne me tente pas d’aborder ce sujet dans la résolution de mon intrigue parce que je ne sais pas comment faire, donc je ne le fais pas. Cette partie de l’intrigue va se résoudre toute seule. Point final.”

Il y a toujours des trucs qu’on ne sait pas comment traiter, des points qui nous cassent la tête. On est au point A, on veut aller au point B, sauf qu’on ne sait pas par quel chemin passer alors hop, on y arrive miraculeusement. C’est magique ! Yeah ! Ouaip, sauf que non. Carolyn et Chloé ne l’ont jamais laissé passé. Heureusement me direz-vous, parce que je déteste lire des romans où je me dis : mais bien sûr ! Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu aussi ? (OK, référence totalement et exclusivement française pour exprimer l’incrédulité. Demandez à Google pour en savoir plus ;-) ).

Donc voilà, je me discipline et je trouve de VRAIES résolutions aux intrigues que j’ai crées. C’est un peu la job première d’un auteur, hein ! Et puis, c’est un moment si satisfaisant d’élaborer le dernier morceau du casse-tête et de se dire : eh, c’était tellement évident !

On a tous nos faiblesses, mais ce qui est génial avec l’écriture, c’est qu’on ne peut que progresser. D’ailleurs, ce serait le fun d’écrire un billet sur les faiblesses qu’on avait et qu’on a réussi à faire disparaitre à force de travail et de patience !

Auteur: Audrey
• Dimanche 20 mars 2011

ecrireBon il faudrait bien que je termine de raconter ma fin de semaine à Montréal sauf que je traîne un méchant rhume depuis mercredi (c’est tout moi ça, dès qu’il commence à faire beau, je tombe malade !), que je voudrais garder mon énergie pour avancer les corrections de Ados-2 et que finalement, tout a été raconté par ceux présents au lancement de Sylvie.

Ce que je retiens quand même de cette fin de semaine, c’est combien côtoyer des auteurs, discuter d’écriture, d’édition, de corrections, de personnages, de pages blanches est un précieux stimulant créatif.

Faut bien l’avouer, même si on peut discuter d’écriture avec notre entourage, ce n’est pas la même chose quand on en parle avec ceux qui écrivent, qui savent ce que c’est de douter, de ne se prendre la tête des heures, des jours, des semaines sur un problème avec une intrigue, de s’enthousiasmer quand la solution apparait, d’être impatient à l’idée de mettre le mot fin. Je crois que c’est pour ça que j’aime autant les salons du livre, parce qu’en plus de rencontrer nos lecteurs, on peut avoir des discussions sans fin sur l’écriture avec des auteurs.

Les corrections sur Ados-2 avancent lentement mais sûrement et en partie grâce à Mademoiselle Édith qui m’a fait prendre conscience de la raison pour laquelle je n’arrivais pas à trouver le dénouement d’une intrigue. En discutant avec elle de mon problème (et lui dévoilant la moitié de ma série, mais bon, elle l’a voulu !), elle a fini par me poser une question majeure :

- Bon, partons du début ! Comment s’appelle la mère de Zoé et Olivier ?
- Euh… ben, je sais pas. C’est la mère de Zoé et d’Olivier, c’est tout.
- Pff ! Le voilà, ton problème !!! Tu veux écrire une intrigue sur un personnage dont tu ne connais même pas le prénom ??? N’importe quoi !!!!

Bon, OK, Édith ne m’a pas engueulée ainsi (C’est plutôt ma petite voix qui s’est moquée de moi ensuite) mais n’empêche qu’elle a réussi à me montrer une évidence que j’avais oublié : il faut connaitre ses personnages pour pouvoir raconter leurs histoires, tous ses personnages, pas seulement les principaux. C’est vrai, j’ai fait des fiches de lecture pour tous mes ados, mais je n’en ai pas fait pour leurs parents. Erreur. Grossière erreur.

Donc je me suis lancée, j’ai laissé la mère de Zoé et Olivier (qui a enfin un prénom) me raconter son histoire et tout a fini par débloquer. On a vraiment une relation étrange avec nos personnages, hein ? En tout cas, merci, Édith, et oui, promis, je te mets dans les remerciements de Ados-1 !

Parlant de Ados-1, cette semaine, j’ai discuté par courriel avec l’illustratrice de ma série et j’ai tellement hâte de voir la première esquisse ! Je sens qu’elle va être splendide ! Je suis toute excitée ! J’aime écrire pour les ados, je ne sais pas si c’est parce que ça me replonge dans la mienne (quoique franchement, ça n’a pas toujours été une partie de plaisir !) mais en tout cas, je tripe !

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